• républicrates et démoblicainsJ'aime bien mon lit. Un peu parce que je suis, il faut bien l'admettre, un peu feignant, mais surtout parce que, depuis plus de trois quarts de siècle, j'y rêve.
    Et ces derniers temps, après avoir vu un reportage à la télé sur les difficultés rencontrées par ceux qui nous gouvernent, j'ai fait un rêve que je crains de voir devenir prémonitoire.
    Il se déroulait dans un petit pays où, après de longues années de luttes saugrenues pour phagocyter le pouvoir, des dirigeants de la majorité républicaine , dans un aussi rare que providentiel éclair de lucidité, eurent l'idée de consulter un oracle, afin d'essayer d'obtenir derépublicrates et démoblicains l'aide pour garder définitivement l'emprise, la maîtrise, l'omnipotence, en un mot le gouvernement.
    La consultation des cartomanciens et devineresses, médiums et voyants de tout acabit ayant depuis toujours aidé les rois et autres tyranneaux monarchiques ou républicains !
    L'oracle, malin comme toutes les Pythies et autres augures, avait repéré un membre de l'opposition qui s'était glissé incognito dans la délégation, comme c'était habituel, puisque chacun des partis espionnait les autres.
    Il leur donna une recette, se disant que cela serait utile à tous, et avec un peu de chance, profiterait aussi un peu au peuple.
    En effet, il savait bien que, depuis toujours, les bonnes et les mauvaises idées étaient également partagées entre les républicains et les démocrates et il leur aurait suffit de se réunir, de choisir les meilleures idées, et de les partager aussi équitablement que possible.
    républicrates et démoblicainsMais, comme il connaissait bien les gens de pouvoir, il savait qu'ils ne partageraient jamais, l'un voulant toujours dominer l'autre et réciproquement.
    Il les invita donc à déjeuner, et leur offrit en guise d'apéritif un philtre de sa réserve miraculeuse. Ce breuvage avait pour effet de mélanger les personnalités des consommateurs, sans, bien entendu qu'ils s'en rendent compte.
    Sitôt avalée, la potion fit son effet. Et ils devinrent instantanément les uns républicrates, et l'autre démoblicain.
    Et les bonnes idées de l'un devinrent aussi celles des autres et bien entendu, réciproquement. Quant aux mauvaises idées, elles disparurent aussi rapidement qu'elles leurs étaient venues. Il n'y eut plus de majorité, ni évidemment d'opposition, et le pays entra dans une ère de prospérité, de félicité et d'espoirrépublicrates et démoblicains d'avenir radieux.
    Toutefois, ceux qui n'avaient pas profité du cadeau de l'oracle étaient restés républicains ou démocrates de base, et bien entendu ne furent pas contents de l'évolution de la situation qui les éloignait de la direction des opérations.
    Ils entreprirent donc de renverser les nouveaux dirigeants, et grâce à des alliances de carpes et de lapins finirent par atteindre leur but, et revinrent à des errements leur permettant de réatteindre le pinacle. Et la vie reprit son cours sinon normal, du moins habituel....
    Nihil novi sub sole, disait l'Ecclésiaste....

    _____________

    images : fr123rf.com ; soleiprod.com ; potdecitations.com ; agoravox.fr


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  • On n'arrête pas le progrès.
    On n'arrête pas non plus, forcément, les chercheurs, qui font tout leur possible pour améliorer notre pauvre sort de terriens.
    caleçon reproducteurIl y a cependant des esprits chagrins qui pourraient prendre ombrage de certaines recherches. Notamment ceux qui pensent que notre vieille conséquence du Big Bang commence à être trop peuplée, et qu'incessamment sous peu, et peut-être même avant, il n'y aura plus à manger pour tout le monde.
    Les recherches en cause sont nées, évidemment, en Américanie, épicentre du monde, selon ce brave (1) monsieur Trump, ci-devant 45ème successeur de Monsieur Washington.
    Les grands esprits de l'Université de Boston ont découvert, après de longues, laborieuses, coûteuses et pointues recherches que le port du caleçon a des conséquences éminemment bénéfiques sur la reproduction humaine.
    Ils ont découvert que ce protecteur de l'intimité masculine, quand il est large et aéré, permet auxcaleçon reproducteur testicules de respirer mieux, et donc de fonctionner plus efficacement, et par conséquent de fabriquer plus de spermatozoïdes. Ces derniers, plus nombreux, sont donc plus efficaces .
    Les études ont aussi démontré que le port de slip moulant, en gênant la respiration des usines à spermatozoïdes, empêche ces derniers de participer en grand nombre à la course qui verra le vainqueur devenir un beau bébé.
    Une dernière étude, portant sur les ventes de caleçons, boxers slips et autres sous-vêtements masculins permettra bientôt de déterminer si caleçon reproducteurl'Américanie a des chances de voir s'allonger la liste des électeurs du brave monsieur Trump.
    On n'a pas encore demandé au dit 45ème s'il allait inciter l'investissement dans le caleçon reproducteur. Mais, si on en croit ses antécédents commerciaux, on peut penser qu'il ne va pas louper l'occasion, et qu'il munira sa nouvelle armée spatiale de ce type d'équipement, en vue de la....peopolisation  de Mars, Vénus et autres lieux .

    _________________

    (1) au sens provençal du terme...

    images :reinformation.tv ; pinterest.fr ; padel-arena.com


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  • voyage au bout de la vieCette nuit, comme toutes les nuits, aussi loin que se portent mes souvenirs, j'ai rêvé. Une voisine, un peu parente, un peu cousine, m'avait dit un jour, il y a déjà bien longtemps, qu'il faut rêver pour être heureux. Je suis donc un homme heureux, mais, à mon grand désespoir,  mes songes ne me laissent que très rarement des réminiscences suffisamment nettes pour vous être contés.         
    Cette nuit, pour une fois, j'ai gardé un souvenir précis de mon escapade onirique.
    Il y avait  un petit oiseau, gris, malingre, dont l'aspect était  loin, très loin  des flamboyants oiseaux de paradis. C'était  un tout petit oiseau sans grâce, sans voix, n'inspirantvoyage au bout de la vie qu'indifférence, et qui, perché sur une branche regardait curieusement et  sans indulgence mais avec peut-être quand même un peu d'envie, les humains vivre sous les frondaisons du bourao qui lui servait d'observatoire. Il les voyait, gros, riches et gras.         
    Le petit oiseau gris et malingre avait déjà vécu bien longtemps, et,  selon lui, ces humains qu'il contemplait étaient  loin, très loin de ceux que, jadis, les Dieux avaient créés.
    Il les avait vus se trahir, se haïr, se battre, se combattre, se débattre avec leurs petites bassesses , qu'ils  tentaient de transformer en triomphes, mentir, tricher, s'entretuer au nom de tout et de n'importe quoi, parfois même pour rien.
    Il les voyait maintenant ramasser des pierres pour le chasser, car ils le trouvaient laid, pauvre, petit et malingre.           
    Et il ne les comprenait pas,  puisque, étant lui  aussi issu des œuvres du même créateur, quelque part, il leur ressemblait, mais lui n'éprouvait pas de haine, pas d'envie, pas de violence. Il voulait simplement manger pour finir en paix sa petite vie de petit oiseau gris et malingre.         
    Mais il leur était à la fois tellement semblable et tellement différent  qu'ils ne pouvaient le supporter et cherchaient toutes sortes de prétextes afin de s'en débarrasser et se donner, sans honte,  bonne conscience.
    voyage au bout de la vieToute cette agitation attira d'autres petits oiseaux gris et malingres. La faim les avait chassés de leurs nids, là-bas, dans les Suds oubliés, au delà des sables. Les migrateurs leur avaient appris que là-haut, dans le Nord, il y avait beaucoup de graines, et que la vie était bien plus facile pour eux, oiseaux, et qu'ils pourraient y élever aisément leurs petits. C'est pourquoi  ils venaient par  centaines, par milliers.         
    Il en vint tant que le ciel se cacha derrière leurs hordes indisciplinées, si bien que le  bruit des battements  de leurs ailes couvrit celui du battements des cœurs des humains qui, inquiets, effrayés, affolés, coururent cacher leurs fortunes et leurs misérables biens, fermer leurs maisons à double tour.
    Ils  élevèrent des clôtures, et des barrières et  de hauts murs. Ils capturèrent des envahisseurs ailés qu'ils mirent en cage avant de les renvoyer dans leurs cieux arides sur leurs terres sans blé, d'où ils revinrent, têtus, implorants, terribles.
    Ils lancèrent leurs armées à l'assaut des oiseaux..          
    Ils les tuèrent par centaines, par milliers, mais ceux qui tombèrent furent instantanément remplacés par d'autres, plus misérables, plus affamés, plus assoiffés encore.
    Alors les  humains devinrent petits, gris et malingres et
    Ne trouvant plus le sommeil, j'ai allumé la télé. se cachèrent, s'enfouirent sous leurs terres riches, ne pouvant résister à la faim qui poussait ces innombrables petits oiseaux gris et malingres, et ils finirent par se dissoudre et finalement par disparaître.
    Les petits oiseaux gris et malingres alors,  dévorèrent tout, s'empiffrèrent, saccagèrent, se battirent, se déchirèrent et, petit à petit, insensiblement, se transformèrent pour, finalement,   quitter leur statut de petits oiseaux gris et malingres.
    Et ils devinrent, lentement, inexorablement, misérablement, humains.           
    voyage au bout de la vieEt là-bas,  assis sur un tas d'humanités disparues, tranquille, l'Initiateur Originel contemplait curieusement ce qu'était devenue sa création, et pensivement se dit : " je ferai mieux la prochaine fois ", en jetant le trognon de la pomme qu'il venait de finir. En tombant, le trognon fit un bruit de fin du monde qui m'éjecta de mon rêve.
    Ne trouvant plus le sommeil, j'ai allumé la télé .                
    Un reportage était retransmis, montrant d'innombrables  clandestins à l'assaut de Ceuta  et de Melilla, riches enclaves européennes en terre d'Afrique.............
    Nihil novi sub sole disait l'Ecclésiaste 

    images : changera.blogspot.com; com64.over-blog.com; letribunalduweb.fr; sahel-intelligence.com 


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  • mise au point Aux détours des rues , en lisant les médias, en écoutant les gens, on  n'entend, le plus souvent que jérémiades, récriminations,réclamation et autres expressions de mécontentement en ce qui concerne les services de l'Etat et en particulier le service de santé. Un extra-terrestre de passage en nos terres gauloises  pourrait  en déduire que les pauvres habitants de ce pays sont biens malheureux, et que le le seul but de ceux qui les dirigent ( dirigeaient, dirigeront...) est leur l'extermination .
    J'exagère à peine, convenez-en!
    La semaine dernière, j'ai dû passer quelques jours à l'hôpital, aux urgences, puis en médecine interne
    et enfin en cardiologie. J'y avais été admis en vitesse , pour une sombre histoire d'.....eau, de poumons et de vieux  cœur en pas trop bon état.
    Et j'ai été remis sur pieds sans coup férir.Par ailleurs, au cours de ce séjour, j'ai battu mon record d'amaigrissement, bien au delà des pharamineuses annonces des diverses et variées publicités prometteuses qui hantent et  phagocytent nos téléviseurs aux entours de l'été. J'ai en effet perdu 12
    (douze)   kilogs , en 48 ( quarante-huit !) heures. Cette dégringolade  étant due aux traitements efficaces  qui m'ont été prodigués, qui ont provoqué une hyperactivité "pipiesque "
    Mais mon but  n'est pas d'être inscrit au Livre Guinness des Records!
    Loin delà !
    Je veux  ici faire état du professionnalisme, de la compétence, de l'amabilité, de la
    disponibilité et de lamise au point gentillesse des personnels de l' établissement, du vigile du parc de stationnement aux médecins chefs de services, en passant par les aide-soignantes et aide-soignants, les infirmières et infirmiers, les étudiants en médecine stagiaires, et les administratifs auxquels j'ai été confronté lors de cet épisode hospitalier.
    Tous, sans exception, ont eu à mon égard une attitude qui a forcé mon admiration.
    Ne faisant pas partie des personnalités, des VIP, vedettes ou autres notabilité à choyer pour être bien vu,
    et ayant bien observé autour de moi pendant mon séjour, j'en ai déduit que tous et chacun bénéficient des
    mêmes attentions.
    Ce qui, pour lesdits personnels, n'est en fait que banale normalité, n' en déplaise aux esprits... chagrins.
    CQFD.............

     

    images : qqcitations.com  ; iconsultin.fr 


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  • Contre l’amour   D’Esteve Soler

     

     

      Traduit du catalan (Espagne)par Alice Dénoyers  Année d’écriture de la pièce: 2009  Année de traduction de la pièce: 2011  Pièce traduite à l’initiative et avec le soutien de la
     Maison Antoine  Vitez, Centre international de la traduction théâtrale, à Paris.  

     « C’est pas facile de n’être nulle part » 
    Eugène  Ionesco  Délire à deux

    Dans  un  petit  théâtre,  le  public  assiste  à  un  spectacle  de marionnettes.Intérieur  d'un  palais.  
    La  salle  du  trône  est  occupée  par  une  princesse, qui s'adresse  à  un  paysan  depuis  son  
    fauteuil  majestueux.  À  travers  une  fenêtre,  on  voit  le  soleil 

    Princesse - Approchez-vous, paysan. 

    Le  paysan  s'exécute.   

    Paysan - Jusqu'à ce que je touche votre cœur ? Princesse - Vous n'avez pas besoin d'être proche pour l'obtenir. Paysan - Vous me rendez doublement heureux alors. Princesse -J'ai précisément décidé de vous convoquer pour vous rendre heureux une 
    troisième fois. J'ai été surprise par votre audace en apprenant que vous avez demandé ma main à mon père, le roi.
    Paysan - Il faut être encore plus audacieux pour rester silencieux. Princesse - Vous devez savoir qu'un acte comme celui-ci aurait provoqué le pire 
    des châtiments il n'y a pas si longtemps. 
    Paysan - Chaque jour je meurs pour vous.
    Princesse - Croyez moi, l'épée de mon père est beaucoup plus affûtée et beaucoup
    plus habile que la plus directe des flèches de Cupidon.

    Paysan - Et malgré tout, l'une d'elles l'a brisée. Princesse - Ne vous méprenez pas. Je me marierai avec vous.
    Paysan - Est-ce vrai, ce que mes oreilles entendent ?
    Princesse - Parlez à vos oreilles et obligez-les à écouter parce que c'est la vérité. Paysan - Si c'était nécessaire je serais capable de les convaincre de sentir, devant 
    cette vérité au parfum de rose.
    Princesse - Respirez bien le parfum des roses, il est aussi agréable qu'éphémère.  Paysan - Le cœur de ma mère bondira de joie. 
    Princesse - Je serai à vous, en échange de quelque chose.
    Paysan - Demandez-le-moi, ce sera peu de chose.  Princesse - Je veux que vous me rapportiez le cœur de votre mère arraché de vos 
    propres mains. 

    Brève  pause.  Le  paysan  est  visiblement  surpris  par  la  cruauté  de  la princesse.  

    Paysan - Mais c'est cruel.
    Princesse-Il y a un moment vous m'auriez dit que seul mon silence pouvait être cruel
    Paysan - Je suis convaincu que vous savez que si je suis devant vous c'est parce que j'ai une mère et que ceci nous rend égaux, vous et moi, aussi égaux que les sincérités 
    partagées entre époux.
    Princesse - M'aimez-vous ? Et n'oubliez pas de me donner une réponse sincère.

    Soudain,  il  trébuche  et  le  contenu  du  sac  tombe  par  terre  :  l'énorme cœur  de  sa  mère
    L'organe  sanguinolent  se  contracte  et  parle.

    Paysan - C'est clair.
    Princesse - Ne voulez-vous pas regarder tout le monde d'un regard décidé depuis cette tribune ?  Paysan - C'est clair.
    Princesse -Ne voulez-vous pas connaître cette vie dont je suis la seule à savoir qu'elle est 
    authentique ?
    Paysan - C'est clair, mais... Princesse - Alors seul un acte vous sépare de vos désirs. Un acte réalisé avec le cœur. 

    Les  marionnettes  s'en  vont.  La  lune  remplace  le  soleil  et  les  lumières du  petit  théâtre  s'éteignent.  
    Le  paysan  arrive  avec  un  sac.  Il semble  très  inquiet

    Paysan - Je suis le meilleur des fils, c'est pourquoi cette nuit elle n'a rien à craindre. Je suis
    le meilleur des fils, c'est pourquoi elle ne me verra pas me trahir.Je suis le meilleur des fils,
    c'est pourquoi je lui donnerai la meilleure des belles-filles. Qu'aucun Dieu n'ose me dire le contraire : aujourd'hui j'ai rendu une mère heureuse.  

    Le cœur de la mère - Mon fils, t'es-tu fait mal ? 

    Le  paysan  recule,  atterré,  alors  que  la  mère  répète  sa  phrase  avec 
    une  profondeur  candide.  

    Le cœur de la mère - Mon fils, t'es-tu fait mal ?

    Les  marionnettes  s'en  vont.  Le  soleil  fait  à  nouveau  place  à  la  lune  et la petite  scène  s'éclaire.  On  y  voit  la  princesse  et  le  paysan,  qui  porte   le  sac  à  la  main. 

    Princesse - Je ne pensais pas que vous me reverriez un jour.
    Paysan - J'aurais été disposé à m'arracher les yeux pour que vous puissiez me voir à nouveau.
    Princesse - Et le cœur d'une mère ?
    Paysan - Le voici. 

    Le  paysan  lui  présente  le  sac  contenant  le  cœur.  

    Princesse - Comment vous y êtes-vous pris ?
    Paysan - Sans un mot.
    Princesse - Pourtant, avec moi, vous êtes plutôt bavard.  Paysan - Jamais un fils n'a arraché le
     cœur de sa mère de façon aussi  aimable  et discrète. Croyez-moi. Princesse - Je vous en crois capable. Montrez-le-moi.

    Le  paysan  commence  à  le  retirer  du  sac,  mais  il  s'interrompt.  

    Princesse - Qu'attendez-vous ?
    Paysan - J'attends que vous me croyiez sans avoir besoin d'en dire plus.
    Princesse - Retirez-le.
    Paysan - Je pourrais être impoli et mal élevé.
    Princesse-Aucun cœur de mère n'est capable de contredire les véritables intentions de son fils. 
    Paysan - Je ne peux pas.
    Princesse - Pourquoi ?
    Paysan - Je n'ai peut-être pas le cœur que je méritais. Princesse - Je savais que vous ne seriez pas capable de le faire. Vous n'êtes pas un homme 
    de parole. 

    La  princesse  ne  dit  rien.  Le  paysan  s'éloigne.

    Princesse:Je vous conseille de manger le cœur que vous portez, de quelque animal qu'il soit,
     c'est bien savoureux si c'est cuisiné avec amour. 

    Le  rideau  tombe  sur  le  théâtre  de  marionnettes. 
    Obscurité

    Contre l’amour   D’Esteve Soler

    .    


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  • Aujourd'hui, j'ai envie de vous entretenir d'un auteur. Parmi ceux que je préfère, il en est un qui m'a séduit particulièrement, sans que je puisse, ni même n'aie envie de savoir pourquoi. J'aime son style, ses mots créés de toutes pièces, ses intrigues abracadabrantes, mais d'une profondeur insoupçonnée. Ce viandancesgénial touche-à-tout de santé fragile, né à Ville d'Avray le 10 mai 1920, philosophe, écrivain, poète, chanteur, trompettiste de jazz, et pataphysicien, est mort à Paris le 23 juin 1959 dans la salle de cinéma où était projeté le film tiré de son roman "J'irai cracher sur vos tombes ".
    Il s'agit, bien sûr de l'inoubliable Boris Vian, dit Vernon Sullivan. Il était en avance sur son temps, ses textes ont choqué, puis fait rire et finalement
    ému tous ceux qui se sont attachés à les lire. Essayez, vous serez conquis !

    Viandances (*)

    Par un mardi joyeusement hebdomadaire, là bas, au Sud. Le soir, au lever de la lune, entre n'importe où et nulle part, au moment où les chats gris, les chiens, les loups et les dahus se mélangent à la pâle noirceur de la nuit tombante pour donner aux choses les formes impensables du rêve, une femme et un homme sont accoudés au zinc d'un bistrot.
    Par la porte grande ouverte, on aperçoit, illuminé, le buste de l'illustre Michel Eyquem (**), dont le regard se perd à la recherche de son immense frère de cœur Etienne (***)

    La femme, OTONNE, que ses parents, grands admirateurs du Général Jourdan, ont prénommée Fleury, en souvenir de la bataille de Fleurus que le dit général a gagnée, consomme un tilleul-fraise. Elle est pliée en deux, car, en raison de sa haute stature, ( elle est longue et mince comme un espoir d'otage), elle doit se livrer à une gymnastique assez compliquée pour avoir l'air de poser négligemment son coude sur le comptoir, ce meuble culminant à l'altitude de son bassin. Elle se moque royalement que qui que ce soit prenne connaissance du breuvage qu'elle ingurgite, car, comme elle le clame à tous les échos, puisque née en 1936, elle a vécu le front populaire et elle est libre penseuse.
    L'homme, SONNE, de son prénom Clairon, conséquence qu'il lui faut bien assumer des aventures de son arrière-grand-père, lequel fut chargé d’annoncer, à l'aide de ce noble instrument, la fin de la bataille de Sébastopol.
    Ils sont donc accoudés au comptoir, et ils devisent.
    SONNE – Mon fils, Madame, vient d'être admis au Collège de Pataphysique. énruoter tuot sius ne'J. Il y est maintenant équarrisseur de 1 ère classe. Quel honneur ! Il y est entré après avoir déposé un mémoire sur les champs de l'automne de Pékin, quand l'herbe rouge poussa, aux temps de l'arrache cœur. C'est quand même plus littéraire qu'un article de la série blême ou du Chasseur Français.
    OTONNE – Vous me dites là des contes de fées à l'usage des moyennes personnes, qui vont semer le trouble dans les andains. Vous prenez vos fils pour des bâtisseurs d'empire ! C'est prétentieux et pourrait vous faire une tête de méduse, et pire encore.
    S - Il n'y a pas de danger, j'ai mangé des cantilènes en gelée, et ni loup-garou ni ratichon baigneur ne pourront m'atteindre
    O - Bof ! Vos propos sont de la roupie de cent sonnets! On dirait des chroniques de menteur !
    S – Mais au fait, vous, là, qui ressemblez à Lily Strada et me faites penser à l'aristophanesque Lysistrata, que savez vous des idées de Vian ?
    O – Qu'est-ce qu'Evian vient faire dans cette histoire ? Nous ne parlons ni d'histoire ni de géographie, que je sache ?
    S - Je ne parle ni des accords d'Evian, ni du lac Léman, je parle de Boris Vian, celui qui a dit que le propre du militaire c'est le sale du civil.
    O - Quel militaire ? Le mercenaire, celui qui faisait le service du goûter des généraux ? Vous pensez, je le sais bien, que les femmes, elles, ne se rendent pas compte, et que, tel le chevalier des neiges vous exercez le dernier des métiers, mais je n'irai pas cracher sur votre tombe, même quand on tuera tous les affreux. Ce n'est pas très civil de m'interpeller ainsi ! D'autant plus que vous ne  vous exprimez pas avec Bon sens. Une fois vous me parlez de militaire, une fois de civil. C'est contradictoire, et n'a pas de bon sens.
    S - Bon sang ! Quel bon sens ? Qu'est-ce qui nous indique le bon sens ? Il n'y a pas de panneau pour montrer le bon sens. Il n'y en a que pour les sens obligatoires ou les sens interdits. Les panneaux sont des atteintes à la liberté : ce qui n'est pas interdit est obligatoire ! Et quand il n 'y en a pas, il n'est pas possible de trouver le bon sens. Et sans bon sens, pas de liberté. C'est kafkaïen !
    O - Ne m'en faites pas le procès, je n'y suis pour rien
    S - Mais non ! C 'était une image, comme si je vous disais que vos yeux sont gris comme un soir d'orage
    O - Ce n'est pas une image, c'est leur couleur. Vous dites n'importe quoi.
    S - Ah ! Parce que, pour vous, Vian, son oeuvre, et le collège de pataphysique sont n'importe quoi ?
    O - Mais non, c'est ce que vous dites qui est n'importe quoi.
    S - Vous ne m'avez pas compris, je n'en suis pas responsable.
    O - On dit ça. Mais en réalité, tout le monde est responsable de tout le monde.Il y a seulement des individus qui sont plus ou moins responsables que d'autres, ou des autres, bien sûr.
    S - Responsables peut-être, mais pas coupables.
    O - Les coupables sont désignés par la justice, qui désigne aussi parfois des civilement responsables.
    S - Alors selon vous, les militaires ne sont pas responsables ?
    O - Je n'ai pas dit ça. J'ai dit civilement responsable. Ce n'est pas la même chose.
    S - Alors il n'y a pas de militairement responsable ?
    O - Non et c'est dommage, car en dix-huit, il y aurait eu de quoi !
    S - En ce temps là, un civil a dit que la guerre était trop grave pour être confiée à des militaires.
    O - Mais un civil qui fait la guerre, c'est un militaire. Ça n'a pas de sens.
    S - Il faudrait mettre un panneau : défense aux civils de faire la guerre. Comme elle ne doit pas être confiée à des militaires, il n'y aurait plus de guerre.
    O - Vous résonnez comme un militaire. Raisonnez donc comme un civil.
    S - AH AH AH ! J'ai l'impression que vous raisonnez comme un clairon. Cette musique qui résonne à mes oreilles est responsable de ma surdité naissante.
    O - La musique n'a rien à y voir. Vous tripotez vos oreilles avec les mains sales. Ce n 'est pas civil, pour un ancien militaire qui lisait SARTRE.
    S - J'ai les mains propres, moi, Madame. N'en parlons plus, et, puisque nous sommes au bar, jouons viandancesune partie de zanzi, car rien de ce que nous dirons ne changera d'un iota l'œuvre géniale de Vian, qui fut Vernon Sullivan à ses heures, et que vous pourrez vous régaler à lire avec ses solos de trompette en musique de fond, ou peut-être avec les chansons douces de son ami Henry Cording, qui est plus connu sous son nom d'Henri Salvador.
    O - C'est vrai. Jouons donc, puisqu'il vaut mieux parler de Vian en buvant de l'Evian au bar que jouer bêtement au zanzi à Zanzibar.
    O - A la vôtre !
    Ils trinquent, boivent, et, d'un geste négligent soigneusement étudié, l'une se dépliant, l'autre s'étirant, ils récupèrent chacun son coude, se retournent et, l'œil pendant et la lippe vague, portentviandances avec un bel ensemble un toast amical à la Lune, qui semble leur adresser un clin d'œil complice.
    Pendant ce temps, Boris Vian, tranquillement installé sur un nuage de jazz, buvant à même sa trompette l'écume des jours, entouré de joyeux troubades (Queneau, Prévert et consorts), attend sans impatience l'arrivée de ses collègues pataphysiciens qui n'ont pas encore rejoint le pays des chasses éternelles au pianoktail, gidouillographe et autre biglemoi, divins gibiers que seuls sont capables de dénicher ceux dont l'âme d'homme est toujours auréolée d'enfance.
    ______________________

    (*) exprime dans mon esprit tout ce qui se rapporte à Boris Vian. Ce néologisme approximatif n'est pas encore reconnu, mais allez savoir ...
    (**) Montaigne, évidemment.
    (***) de la Boétie, bien sûr. Qui d'autre ?

     


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  • Rassurez-vous, je ne veux pas essayer de faire croire à un plagiat de l’oeuvre inestimable de Monsieur de Balzac .
    Loin de là .
    Ce titre m’a été soufflé par les élucubrations, balivernes et autres coquecigrues qui fleurissent dans les pages de nos journaux, virtuels, ou traditionnels.
    On y peut lire les pérégrinations d’un washingtonien et d un pyongyangais dans une cité état de la mer de chine méridionale, celles d’un racoon grimpeur dans l’ineffable Minesota, et même les minauderies du machin gaullien au sujet des massacres au moyen orient, tout comme  les sempiternels chantiers non terminés avant les épreuves sportives.
    Ou encore les petites phrases pleines ( ou presque ) de sens caché, les changements de noms de pays qui provoquent des acnés juvéniles aux jeunes presque futurs candidats au paradis de l’Europe presque unie.
    Les gentillesses inter états au sujet de ceci, cela ou n’importe quoi y sont longuement décfites et commentées.
    On  peut y lire et même entendre  des gazouillis d’oiseaux qui énervent, fustigent, esbaudissent, ébaubissent ou censurent suivant qu' on soit l’oiseleur ou «l’oiselé»
    (1). 
    Y sont décrites les joyeuses distractions d’employés du supposé plus puissant pays du monde, qui recollent les papiers déchirés par leur grand sachem au cours de crises de «moijesuisleplusmeilleur» .
    Il serait loisible d’allonger indéfiniment cette liste de saugrenuteries, ce qui permettrait peut-être de commencer à penser que nous vivons une époque formidable.........Non ? Ah bon ! J' aurais cru....

    __________________________

    (1) celui qui écoute ( ... entend....) le gazouillis . oui je sais, mais, hein? bon !


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  • Il est des gens qui trouvent que la vie n' est pas belle et il est des gens qui trouvent que tout va bien.
    C’est banal ? Pas tant que ça en l'air !
    Car, si il n'était pas de mécontents, il n’y aurait pas de contents non plus, c’est évident, puisque l’un ne peux pas exister sans l’autre.
    Ni l’autre sans l’un, bien entendu.
    Si on tient compte du fait, indéniable et prouvé depuis que le premier matin du monde a fait fuir la nuit des origines, que ce qui plaît à l’un ne plaît pas à l’autre et vice versa.
    Sans la moindre ambiguïté, on établit ainsi l'inévitabilité des râleurs et autres pisse-froid qui pullulent , tout comme celle des optimistes indécrottables et autres béats tout aussi nombreux.
    Les politicaillons de tout poil peuvent donc continuer à dire et faire n'importe quoi, il auront toujours des supporteurs.
    Par exemple, là-bas dans l'est slave, on scénarise de faux assassinats, histoire d’em...bêter le voisin.
    Tandis que là-bas, dans l'ouest covboillisant, on remet sur le tapis un rendez-vous qu'on avait provoqué puis annulé avant peut-être de le reporter, avec bien sûr toutes les bonnes raisons du monde. Il suffit, pour y presque croire, de lire les gazouillis des uns et des autres sur les réseaux qu'on dit sociaux et ne sont, hélas bien souvent, que vecteurs d' inanité, vanité et autres mots en ité exprimant le vide.
    Ailleurs, au Sud, au Nord ou n'importe où, n'importe qui fait n'importe quoi dans n'importe quel but, pour peut-être passer à la télé ou obtenir Dieu seul sait quoi de Dieu seul sait qui.
    Les mises en examen, formule supposée être plus douce -ou moins dure, c'est selon - que l'inculpation, les mises en examen, donc , pour de sombres histoires de gros sous pas propres, pas claires ou mal fagotées tombent sur les pauvres épaules des ex-aspirants aux ors du faubourg du patron des boulangers.
    Qui sont, c'est évident, puisqu'ils le clament à tous les vents, aussi innocents que l'agneau d'Abraham.
    Des gens très à droite de l'échiquier se fournissent à bas prix chez des gens très à gauche du même échiquier, démontrant ainsi que les sous n'ont ni odeur, ni couleur, ni scrupules.
    De temps à autre, ici ou là un quidam accomplit un acte courageux ou généreux, sans rien réclamer, discrètement, humblement.
    La Presse est heureuse de rapporter l'exploit de ce terrien lambda, qui devient aussitôt vedette éphémère.
    Mais on oublie très vite le bienfait, car, les interminables discussions sur les malheurs du monde font mieux vendre.
    Vanitas vanitatum et omnia vanitas disait l'ineffable Ecclésiaste.....


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  • Depuis que la Démocratie est supposée apporter le moins mauvais aux  bons peuples, lesdits bons peuples ont eu la lumineuse idée de se faire représenter par des partis , et ces partis  ne pourraient que  transformer  le monde, inexorablement.
    Mais hélas, ces sauveurs - ou tout au moins ceux qui les dirigent - ont surtout œuvré, avec force et énergie, à leur maintien au pinacle et ont vite fait  d'oublier ceux qui les avaient choisis. 
    Et régulièrement, les partis au pouvoir se font fait blackbouler, évincer, repousser par ce qu'on nomme l'Opposition avec une majuscule si on en fait partie, ou l'opposition obtuse  si on y est ...opposé.
    Et quoi qu'il fut sorti des urnes, la partie recommença, recommence et recommencera. 
    Ce qui était l'opposition deviendra la Majorité, et la majorité deviendra l'opposition ( obtuse, traîtresse, voir malhonnête), sans que rien ou pas grand chose ne change pour les lambda de tous les pays, qui se retrouvent Gros-Jean comme devant .
    Cela ne peut plus durer ! 
    Aussi, animé d'une prodigieuse empathie, poussé par un irrésistible espoir de faire de notre monde l'antichambre du Paradis, j'ai décidé , après une réunion avec Ego,  Ich, I et  Mi la création d'un nouveau parti qui sera, évidemment, le seul à être en mesure de conduire le Monde à la félicité, que j'ai astucieusement nommé :" Y a d'la goutte à boire la haut " .
    Quand j'aurai, ce qui ne saurait tarder, réuni quelques adhérents, nous offrirons  notre  Programme aux peuples ébaubis.
    Entre autres merveilles, notre Programme ( il y a toujours une majuscule à Programme, ça fait sérieux ) notre Programme, donc, a pour obsession le bien être de notre jeunesse, et dans ce but,  prône le retour à la nudité originelle, la sieste  obligatoire de 12 à 16 heures en semaine et de 12 à 18 heures le dimanche, le droit de vote à 5 ans, les récréations sans  retour en classe, les bonbons en remplacement  de la soupe,  et en point d'orgue l'enseignement  de la pêche à la ligne et de la pétanque à la maternelle.
    Mais les enfants grandissent, et il ne faut évidemment pas oublier les grands, aussi lors des élections nous supprimerons  les isoloirs, et la mention impérative du nom de l'électeur sur le bulletin de vote  sera mise en place, ce qui évitera les discussions saugrenues après quelques mois de notre Nouveau Régime.
    Nous instituerons  l'interdiction du travail le  lendemain des jours de repos et les veilles de fête, la polygamie et la polyandrie, la suppression des examens, l'obligation faite aux énarques de comprendre ce qu'ils disent sous peine d'être tenu à réaliser eux-mêmes leurs proposition.
    En outre les régimes amaigrissants seront  interdits, et l'obligation, sous peine de punition corporelle, de manger le gras du jambon et la peau du poulet instaurée.
    Le passage forcé à un poste d'exécution pour ceux qui commandent, la participation obligatoire aux matches de football de ceux qui critiquent depuis leurs fauteuils en buvant de la bière, l'écriture personnelle de leurs discours par les hommes politiques, deviendront règles incontournables  
    Le ministre du logement demeurera obligatoirement en squat six mois par an, et  les  promoteurs devront impérativement demeurer dans les constructions qu'ils réalisent , le cinéma sera gratuit, et la chasse sans fusil ouverte toute l'année.
    Par ailleurs, les indemnités des parlementaires seront fixées au SMIC  moyen  européen, avec suppression totale de la rémunération en cas d'absence.
    En apogée de ce programme, les élus  devront rembourser, sur leurs propres deniers,  sans aucune aide de l'état, tout ce qui, dans leurs promesses, n'aura pas été tenu, ou n'aura pas eu le résultat annoncé.
    Adhérez  à ce  programme, vous participerez au sauvetage de l'Humanité. Par vos dons, qui seront  les bienvenus (Compte n° 123456, Banque Fricka, Zurich ), vous permettrez à notre Parti et à son créateur d'agir en toute sérénité  pour l'amélioration de votre condition.

    images : pinterest.fr  ; priceminister.com

         

         


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  • Mus musculus camésEn nos temps aussi excentriques que saugrenus, des mutations en tous genres sont en cours. Les glaces fondent, les océans montent, les déserts s’étendent, la faim rapproche de la fin des milliards de gens.
    Outre les cycles climatiques plus ou moins réguliers ou plus ou moins accélérés par la bêtise humaine, les animaux, poursuivant leur évolution, se rapproche de l’homo plus ou moins sapiens (Primate caractérisé par la station verticale, par le langage articulé, un cerveau volumineux, des mains préhensiles).
    Bien sûr, ce rapprochement n’est ni spectaculaire, ni même évident, mais on peut, avec un petit effort, remarquer que quelques uns des comportements humains ( je n’ai pas dit sensés) pourraient peut-être, allez savoir, être copiés .
    Par exemple l’usage des drogues ne serait plus l’apanage des humains de tout acabit.Mus musculus camés
    En effet, si on en croit quelques policiers argentins, des souris auraient bouffé 500 et quelques kilos de cannabis.
    Ces mammifères rongeurs se seraient aussi effrontément que discrètement conviés à ce festin dans un entrepôt en contenant quelques tonnes, issues d’une saisie .
    Mus musculus camésEt il en a fallu un grand nombre, car, si on considère qu’une souris lambda se gave de quelques grammes par jour, pour se goinfrer de ces 540 000 grammes de cannabis, il faut du monde …..
    Mais rien n’entrave le lamarkisme, puisque selon cette théorie, l’apparition d’un nouvel organe dans un corps animal résulte d’un nouveau besoin.
    Et il est tentant d’en déduire de 540 kilos de cannabis peuvent créer un nouveau besoin.
    Pas forcément aux souris, bien sûr, mais ne dit-on pas que l’occasion fait le larron...
    Et qui peut m’empêcher de penser qu’un jour, dans plus ou moins longtemps, des souris mettront sur le dos de policiers argentins la disparition de 540 kilos de fromage, mot aux multiples sens que Monsieur Larousse assimile à une sinécure, situation éminemment défendable, non ?

    images : ancient.origins.netfr.hdbuzz.net  , fr.vikidia.org


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