• Mus musculus camésEn nos temps aussi excentriques que saugrenus, des mutations en tous genres sont en cours. Les glaces fondent, les océans montent, les déserts s’étendent, la faim rapproche de la fin des milliards de gens.
    Outre les cycles climatiques plus ou moins réguliers ou plus ou moins accélérés par la bêtise humaine, les animaux, poursuivant leur évolution, se rapproche de l’homo plus ou moins sapiens (Primate caractérisé par la station verticale, par le langage articulé, un cerveau volumineux, des mains préhensiles).
    Bien sûr, ce rapprochement n’est ni spectaculaire, ni même évident, mais on peut, avec un petit effort, remarquer que quelques uns des comportements humains ( je n’ai pas dit sensés) pourraient peut-être, allez savoir, être copiés .
    Par exemple l’usage des drogues ne serait plus l’apanage des humains de tout acabit.Mus musculus camés
    En effet, si on en croit quelques policiers argentins, des souris auraient bouffé 500 et quelques kilos de cannabis.
    Ces mammifères rongeurs se seraient aussi effrontément que discrètement conviés à ce festin dans un entrepôt en contenant quelques tonnes, issues d’une saisie .
    Mus musculus camésEt il en a fallu un grand nombre, car, si on considère qu’une souris lambda se gave de quelques grammes par jour, pour se goinfrer de ces 540 000 grammes de cannabis, il faut du monde …..
    Mais rien n’entrave le lamarkisme, puisque selon cette théorie, l’apparition d’un nouvel organe dans un corps animal résulte d’un nouveau besoin.
    Et il est tentant d’en déduire de 540 kilos de cannabis peuvent créer un nouveau besoin.
    Pas forcément aux souris, bien sûr, mais ne dit-on pas que l’occasion fait le larron...
    Et qui peut m’empêcher de penser qu’un jour, dans plus ou moins longtemps, des souris mettront sur le dos de policiers argentins la disparition de 540 kilos de fromage, mot aux multiples sens que Monsieur Larousse assimile à une sinécure, situation éminemment défendable, non ?

    images : ancient.origins.netfr.hdbuzz.net  , fr.vikidia.org


    4 commentaires
  • Ne pas perdre le nordEn nos temps de folie, il devient de plus en plus  nécessaire de savoir où l'on se situe , pour savoir où on va .
    On  peut aller n'importe ou, et même  aux quatre coins du monde, peut-être  en réminiscence des temps où la Terre  était plate, et même carrée, avant de devenir ronde, ou, comme en nos temps incertains, cabossée de partout par ses occupants.

    Certains vont même  quatre coins de l’hexagone, ce qui n’est pas à la portée de tout le monde ni même de n’importe qui, finalement, sauf peut-être de nous autres, anciens gaulois, vieux francs et nouveaux euro…péens, à qui, c’est un petit corse teigneux qui l’ a dit, rien n’est impossible…Quoi que… mais c’est une autre histoire !
    Ces quatre coins, qu’on dit cardinaux bien qu’aucun d’entre eux ne fut jamais ecclésiastique, sont nommés en francophonie Nord, Sud, Est et Ouest, ou Nordo, Sudo, Oriento et Okcidento en internacia lingvo. Et même, dans le sabir des  grands bretons, North, South, East et West. 
    Chez les grecs ils s’appelaient Borée, Notus, Eurus et Zéphyr, noms des quatre vents fils d’Eole et d’Aurore,  devenus chez les romains Aquilon, Vulturnus,  Auster et Favonius. Les chinois, plus matérialistes,  ont mit une Tortue au Nord, un Phoenix au Sud, un Dragon à l’Est et un Tigre Blanc à l’Ouest.   
    Pendant ce temps, dans les brumes Nordiques les vieux germains et vikings, poétiques en diable, ont faitNe pas perdre le nord naître  quatre nains gigantesques ( ce n’est pas contradictoire, c’est mythologiquement nordique…) des vers qui tombaient du crâne d’Ymir zigouillé par Odin et ses frères au cours d’une joyeuse étripade  dans les profondeurs de l’Asgard, sous le Frêne du Monde.
    Ils les ont nommés Nordi, Sudi, Austri et Westri et les ont chargés de soutenir la voute céleste.
    Cette affectation est d’une logique implacable, puisque le crâne d’Ymir, dont ils sont plus ou moins directement issus servit, au début des temps, à former les cieux, tandis que son sang formait la mer, son corps la terre, ses os les montagnes, et ses cheveux les arbres, tandis qu’Odin créa le temps avec son cerveau.
    Quand on assassine les gens, il faut bien que cela serve à quelque chose ! Peut- on rechercher là l’origine de cet art d’accommoder les restes si cher à nos nutritionnistes ? …
    Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme a dit un jour l’éminent Lavoisier,reprenant l’universel nihil novi sub sole de notre cher ami Ecclésiaste.
    Et, maintenant si  une sorte d’inquiétude se manifeste au moment où, dans une de vos pérégrinations, en vous dirigeant vers le Nord ou vers n’importe où, vous vous rendez compte que vous allez vers des …vers …, il ne faut pas vous en étonner, c' est Odin qui l'a voulu.

    images : imagiter.fr ; pinterest.fr

     


    2 commentaires
  • promotion, greve grevons,grevezNon, ce titre n'est pas une incitation à cesser toute activité pour obtenir : 
    1 - une augmentation ( de salaire),
    2- une diminution (du temps de travail),
    3- une stabilisation (des temps de repos) 
    4- une augmentation de la diminution (des prélèvements obligatoires) ou enfin 
    5- une diminution de l'augmentation (des impôts). 
    Non. 
    Il s'agit du verbe grever, qui signifie, comme tout le monde est supposé le savoir, causer du chagrin, accabler d'une charge financière excessive, s'imposer de lourdes dépenses, faire de quelqu'un un fideicommis ( ne courez pas au dictionnaire, j'ai cherché: c'est un legs testamentaire fait à quelqu'un pour qu'il le remette - discrètement - à quelqu'un d'autre. Ce qui simplifie bien les opérations)....       Supposons un travailleur de base (ce qui ne signifie pas qu'il est au dessous des autres), qui, comme tout le monde, veut plus, moins, ou moins de plus, ou plus de moins (voir plus haut). 
    Il envisage donc, pour changer cette situation, une grève (qui n'est pas la conjugaison à la deuxième personne du singulier de l'impératif présent du verbe grever, mais un arrêt de travail), bien entendu avecpromotion, greve grevons,grevez les autres, car une grève (arrêt de travail) ne se fait pas en solitaire, ce ne serait pas très efficace. 
    Notre homme  et ses camarades  déclenchent donc la grève (le machisme ambiant dans notre monde fait que ce sont les hommes qui, presque toujours, se chargent de cette … action...inactive.
    Bon, d'accord, il y a bien eu Lysistrata, il y bien longtemps, mais ce fut "aristophanesquement" exceptionnel...). 
    Supposons donc que notre travailleur ait dans ses environs un quidam susceptible d'hériter d'un oncle d'Amérique.
    Et que ledit oncle , pour une ou des raisons qui, après tout, ne regardent que lui, veuille léguer au quidam une montagne d'or gagnée lors de la prohibition étasunienne, la spéculation sur le paiement de la dette grecque ou la vente de roquettes à Khadafi, sans qu'on sache à qui il lègue cette fortune. 
    Eh bien, tout simplement, l'oncle contacte notre travailleur, et lui propose un marché, en lui offrant une promotion qui le fera passer de manœuvre spécialisé à l'enviable situation de fidéicommis (1).      Ce faisant, le travailleur devient grevé , ce qui ne l'empêche pas d'envisager la grève, puisqu'un simple changement de position d'un accent le lui permet. D'autant plus que, secrètement, le travailleur s'engage  à faire parvenir l'héritage au quidam, contre, peut-être, sait-on promotion, greve grevons,grevezjamais, une petite compensation.
    Mais , car bien sûr il y a un mais, le quidam confidentiellement légataire, à la réception de la montagne d'or, va devenir très riche, et ça va forcément se savoir. Et alors, tout le monde voudra savoir d'où vient cette fortune, et, puisque quand on cherche on trouve, les cachotteries du riche tonton seront dévoilée dans Voici, Gala, Paris Match et le Figaro ( qui précisera que c'est à cause de DSK, qui aurait peut-être voulu séduire l'épouse du tonton en 1970...
    Toutes ces élucubrations pour vous dire que, ces temps-ci, quoi qu'on fasse, dise, écrive, quoi qu'il arrive économiquement, sportivement, ou politiquement sur la planète, on arrive toujours au Sofitel neviorquais.      
    Et en France, à une grève ( pas à une plage, à un arrêt de travail...)

    ________________

     (1) Disposition par laquelle une personne gratifie quelqu'un d'un bien pour qu'elle le remette à un tiers, et ouvrant la voie  à de jouissives tractations...

     images : actualitésdegagny-blog.20minutes-blogs.fr ;chribactu.20minutes-blogs.fr ; bildo.ovefblog.com


    7 commentaires
  • un Gendarme est mort

    Cette phrase, en nos temps de folie, est devenue presque banale, tant les femmes et les hommes qui sont chargés de nous protéger paient un impensable tribut à la barbarie.
    Le Colonel Arnaud Beltrame est mort en sachant qu’il allait risquer sa vie pour une femme dont il ignorait tout quelques minutes avant .
    Il connaissait pas son nom, mais il savait qu’il était là pour la sauver.
    Car il avait parfaitement conscience que le serment qu’il a prêté le lui imposait.
    Il savait que son devoir était là, inexorable et incontestable.
    Comme tous ceux qui, comme lui,  ont prêté ce serment, je ne sais pas si j’aurais été capable, si j’aurais eu le courage, comme lui, d’aller jusqu’au bout du risque.
    Lui ne s’est pas posé de question, son engagement étant hors de doute.
    Vous êtes et resterez, mon Colonel, un exemple pour tous ceux qui se sont engagés pour la paix, la justice et la défense de l’humanité.
    Merci.


    4 commentaires
  • une espèce en voie de dangereuse proliférationLes tribunaux devraient condamner les Etats pour carence face à leur obligation d’éradiquer ce qui entrave le bon fonctionnement de la société. En effet, les actions mises en oeuvre ne peuvent pas être regardées comme suffisantes pour éliminer les dangers d’extermination des cultures.  Il n’est point question ici, tout au moins pour l’instant, de réclamer la fin de la fabrication, vente, usage et prolifération de substances soit-disant utiles aux plantes mais calamiteuses pour la santé physique des populations . Mon but ici est de parler de la Culture.
    Les tribunaux devraient considérer que les populations sont soumises au danger créé par la progressionune espèce en voie de dangereuse prolifération démographique, dangereusement significative, d’une espèce dont l’effectif global proliférant et garantissant ainsi, à long terme, la pérennité de l'espèce, même si on tient compte de la fréquence des reproductions entre consanguins
    La carence des autorités nationales face à cette obligation constitue une faute de nature à engager la responsabilité des Etats, et les tribunaux devraient réclamer une directive universelle concernant les habitats naturels et des espèces de l’engeance.
    Il faut souligner que le classement de cette engeance dans les "espèces a éliminer" , ce dont le parlement européen, qui se veut exemplaire, et les divers gouvernement de l’union devraient s’être saisis depuis belle lurette, est toujours à l’état embryonnaire. L’action est plus qu’insuffisante en matière de mesures une espèce en voie de dangereuse proliférationune espèce en voie de dangereuse proliférationprises ou envisagées pour éradiquer ce danger.
    Ces opérations deviennent d’autant plus urgentes, que ces nuisibles qu’on nomme pudiquement non-pensants, et plus connus sous un vocable en quatre lettres commençant par un c et finissant par un s (au pluriel...) se trouvent partout, en Europe, aux Amériques, en Afrique et en Asie et ont même, par endroit, atteint des sommets, voire des pinacles, d’où ils peuvent développer une énorme faculté de nuisance.

    ______________

    images : travaux. comunmict.org ; pinterest.comphotos-a-la-con.fr


    2 commentaires
  • Extrait de  Zadjal de l'avenir ,de Monsieur Louis Aragon

     Que dire et pourquoi dire plus ?

    ............................

    L'avenir de l'homme est la femme

    Elle est la couleur de son âme

    Elle est sa rumeur et son bruit

    Et sans elle il n'est qu'un blasphème

    Il n'est qu'un noyau sans le fruit

    Sa bouche souffle un vent sauvage

    Sa vie appartient aux ravages

    Et sa propre main le détruit

     

    Je vous dis que l'homme est né pour

    la femme et né pour l'amour

    Tout du monde ancien va changer

    D'abord la vie et puis la mort

    Et toutes choses partagées

    Le pain blanc les baisers qui saignent

    On verra le couple et son règne

    Neiger comme les orangers.

     

     


    3 commentaires
  • Les gens sont incroyables.
    Jamais je n’aurais cru cela possible, tant il faut faire preuve d’une inconscience aussi rare que le sourire sur le visage de M. Poutine ou une bonne idée dans la tête de l’atout usanien : Ils veulent manger le dimanche !
    quand la loi prend soin du tour de tailleVous vous rendez compte?
    Asseyez vous et prenez un grand verre d’eau avant de lire la suite, on ne sait jamais, je ne voudrais pas être à l’origine d’un infarctus.
    Voici l’Affaire : un employé, qui osait manger le dimanche a provoqué des problèmes judicio-reglemento-saugrenus entre son employeur et l’inspection du travail, car il utilisait, le misérable, des titres de restaurants fournis par son entreprise pour manger, l’inconscient, le dimanche.
    Pourtant, comme tout le monde, il est  sensé ne pas ignorer la Loi, ce vorace. 
    D'autant plus que la réglementation relative à l’attribution de ce titre de paiement n’est pas plus compliquée ,quand la loi prend soin du tour de tailleambiguë ou emberlificotante que toutes les autres productions des grosses têtes venteuses des pondeurs de lois.
    En effet, si on prend quelques semaines pour essayer de comprendre le charabia juridique, si les tickets restaurants sont utilisables tous les jours, les titres de
    restaurant dématérialisés ne sont utilisables ni le dimanche ni les jours fériés,c'est pourtant clair. Non ? Ah bon ! J'aurais cru ... Nuance de taille, convenez-en !

    quand la loi prend soin du tour de tailleCette dématérialisation est intervenue pour simplifier la gestion de ces sacrés foutusquand la loi prend soin du tour de taille tickets nourrissants.
    On pourrait donc supposer que le progrès amène le salarié ou la salariée "bénéficiaire" à garder la ligne, puisque pendant 52 dimanches et une bonne douzaine de jours fériés, il ou elle ne mangera pas, ce qui aura forcément un effet sur la taille des ses jupes ou de ses pantalons.
    C’est ainsi que les entrepreneurs rétrogrades, ceux dont les employés sont gras et dodus, seront identifiés et pourront être voués aux Gémonies.
    Non mais !

    images: gralon.netlemonde.frtoplol.com ,alvista-skyrock.com


    4 commentaires
    • Comment Colomb découvrit l'AmériqueUn mien ami, bricoleur historique et impénitent farfouilleur d’archives vient de me conter une assez extraordinaire histoire.
      Il a passé ses vacances d’été au Real Sitio de San Lorenzo de El Escorial, qui fut, comme tout un chacun l’ignore et ne s’en porte pas plus mal, une des résidences de Ferdinand d’Aragon et Isabelle de Castille que le Pape Alexandre le sixième fit Rois très Catholiques, et qui régnèrent sur toute une tripotée de pays et régions d’Espagne.
      Au cours de ses investigations, mon ami a découvert au fond du tréfonds d’une bibliothèque poussiéreuse un document qui éclaire d’un jour nouveau les tripatouillages politiciens actuels.
      En effet, il ne s’agit pas moins que de la genèse de la redécouverte de l’Amérique .
      Jugez-en :
      Un jour du quinzième siècle finissant, juste après la fin de la Reconquista, le roi songeait en contemplant le globe terrestre que Martin Behaïm venait d’inventer, et l’idée lui vint que l’Amérique devait être découverte.
      Il manda Cristoforo Colombo, dit Cristobal Colon, plus connu sous nos latitudes sous 
      le nom de Christophe Colomb, et lui demanda : " Colon ( le roi ne parlait que l'espagnol et donc forcément ne connaissait pas le nom francisé de son interlocuteur. NdlA), êtes vous capable de découvrir l’Amérique ?"
      " Oui, je peux" fut la réponse.
      Quelques jours plus tard, Colomb embarquait déjà dans sa caravelle, la Santa Maria , en tenant dans sa main un grand et gros oeuf.
      On chargea le bateau des provisions nécessaires, et l'expédition historique commença.
      Pendant tout le voyage, Colomb resta assis dans sa cabine, en essayant péniblement de faire tenir sonComment Colomb découvrit l'Amérique oeuf debout sur la table.
      Après quelques semaines, il y parvint, juste au moment où le capitaine lui faisait savoir que l'Amérique était en vue.
      "Je sais " répondis Colomb, " car l'oeuf est maintenant debout" .
      Maintenant, la caravelle se dirigeait droit sur la terre, et bientôt arriva au bord. Sur la plage se tenait une grande foule d'indiens.
      Colomb et sa suite  quittèrent le bateau, embarquèrent sur un canot, et se rendirent  à la rame à terre, où, pour la première fois dans l'histoire, il allait poser ses pieds en Amérique.
      Comment Colomb découvrit l'AmériqueIl s'approcha des indiens et leur demanda : " Êtes vous les indiens ?" Et les indiens répondirent:"Oui, nous sommes les indiens . Mais êtes vous Colomb? "
      Recevant une réponse affirmative les indiens pâlirent et s'écrièrent :"Malheur , nous sommes découverts!"
      Accoudé au bastingage de la caravelle, un matelot nommé Triunfo, non débarqué parce qu'un peu simple d'esprit,  rajusta sa mèche blonde, puis se frotta les mains, en murmurant: "Un jour, je serai le roi de cette terre!", tout en cherchant des yeux l'endroit où il pourrait commencer à construire son mur.
      Après ces mots, le documents devenait illisible et mon ami ne put en apprendre plus. Il remit le parchemin où il l'avait trouvé, et s'en est allé , car, même en Espagne, les vacances ont une fin .
      Vous voyez que l'histoire que l'estimable Michelet nous a racontée n'est pas toujours tout à fait exacte.

    images:herodote.netjoyeuxremuemeninges.fr;herodote.net

     


    3 commentaires
  • Depuis quelques jours, un faisant fonction d’enseignant déverse des méchancetés, énormités et autres gentillesses, à des étudiants qui n’y peuvent mais, sur ses collègues politiciens de tout poil . Ces propos ont été enregistrés en douce et bien entendu diffusés, ce qui a créé une sorte d’espèce de vague de protestation.
    Et les souteneurs ( dans le sens littéraire du mot …) du dénonciateur se lancent dans des protestations plus ou moins sincères.
    L’un d’entre eux, obscur page de sa cour, a enfourché son petit cheval et s’est lancé dans la lice après avoir trouvé, après mures réflexions, une formule d’un niveau culturel qu’il suppose indéniable. Jugez en 
    :" mais est-ce que ça c'est du journalisme ? Non. Ca, éventuellement, c'est un exercice au niveau CAP d'ajusteur-monteur" .
    Je ne citerai pas le nom de cet olibrius , car ma Mère reviendrait de l’au-delà pour m’obliger à me laver la bouche avec du savon noir, comme quand je disais des gros mots … 
    En lisant ces propos , j’ai tout d’abord eu comme une sorte d’envie d’expliquer manu militari à cet hurluberlu qu’un titulaire du CAP d’Ajusteur Monteur n’est pas un abruti , et n’ a aucun besoin de pérorer sottement pour se faire croire qu’il est utile, car lui, il le sait.
    Mais, finalement, est-il possible de faire comprendre à un sot qu’il emploie des mots dépassant son entendement ?
    Même, et peut-être surtout quand ledit sot a laborieusement suivi de longues études pour atteindre son pinacle de petit courtisan .
    Finalement, cette incongruité ne peut même pas être considérée comme méprisante, étant donné le niveau intellectuel de celui qui la éructée.
    Et, en outre, elle pourrait même voir une utilité, si les professeurs qui instruisent les futurs politiciens l’utilisaient comme démonstration du propos à n’utiliser que si on veut prouver au monde qu’on est l’exemple type du non-pensant ( locution signifiant ce que vous, lecteur, avez évidemment deviné).
    Ainsi donc l’auteur – enfin celui qui a prononcé cette phrase, car il n’est bien entendu pas question ici de dénigrer les auteurs, ceux qui parlent et écrivent avec esprit - le diseur, donc pourrait bien sûr inconsciemment, peut-être avoir un peu servi à quelque chose dans sa vie .
    Même les nuisibles ont une utilité dans la nature.


    4 commentaires
  • mythe, rêve et piège à c...non pensantsS’il est des images affichées dans les agences de voyage  qui font rêver ,  le mythe de la vahiné  dorée  se prélassant à demi nue sur le sable blanc des îles sous le vent  en est le parangon. 
    En achetant pour son  pesant d’or son ticket pour le rêve des Isles, le candidat à la félicité, presque sans fermer les yeux, se voit tout nu et tout bronzé  sur un  transat, les doigts de pied en éventail, une  superbe  vahine vêtue de noix de coco  chantant à ses pieds une mélodie envoûtante, tandis qu’une autre agite mollement un  éventail en feuille de palmier  pour concentrer sur lui le souffle léger de l’alizé, et qu’une autre encore joue du ukulele tandis qu’un  tane  au torse  musclé et doré rythme la musique en tapant  sur un toere ou un faatete..
    Il se voit bourlinguant sur un voilier entre les Marquises, les Gambiers, Lifou, Nouméa, Iva Hoa, Maupiti, Moorea, Les Isles du Vent et les autres Sous le Vent en admirant voire  en se repaissant de ces filles couleur de soleil.
    C’est aussi vrai que  le rêve du  Polynésien,  qui, en achetant son ticket pour encore plus cher à Faaamythe, rêve et piège à c...non pensants verrait les Auvergnats danser la bourrée dans toutes les rues de Clermont-Ferrand , les Ch’tis déguisés en facteurs pissant dans tous les canaux en  avalant une bistoule pour faire passer le maroilles,   les bretons scruter la mer en pleurant leurs marins disparus , les Alsaciens-Lorrains fourbissant leurs pertuisanes  en prévision de la prochaine invasion  venue de l’Est, et les marseillais jouer aux boules sur le vieux port en  mythe, rêve et piège à c...non pensantsgalègeant au sujet de la sardine du Vieux Port.
    Ces affiches ont le même but que celles qui nous montraient, aux temps des joyeux étripages  lointains, un jeune parachutiste l’air martial et content de lui, bardé de médailles avec un extrait de "If"de Kipling  "alors les Rois, les Dieux,.....tu seras un homme, mon fils "
    Quand il s’agit de faire croire aux gens que le paradis ou la gloire sont ailleurs, les publicitaires s’en donnent à porte monnaie ouvert.
    On pourrait aussi, en l’occurrence parler de publiciste, puisque ce mot désignait, dans un sens vieilli un journaliste et que les publicités passent par les journaux.
    Et, si on avait l’esprit tordu, puisque ce mot désigne un spécialiste de droit public, et que ledit droit public traite, entre autres, des relations des états avec les particuliers....
    Surtout aux moments des "étripages" constants ou ponctuels.
    Mais, il faut aussi se souvenir de ce que le rêve est gratuit, sans engagement et en nos temps de presque disette, un moment gratuit n’est pas à négliger.
    Non ?

    images :  argoul.com ; daylimotion.comdaylimotion.com


    7 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique