•  C'était en janvier, au cœur la saison cyclonique. Il faisait chaud et lourd en ce 20ème  siècle finissant. Notre palaisBon jour ! ne comportait aucune fenêtre, et, pour que  l'incomparable  lumière des Mers du Sud le parcoure, le constructeur avait installé dix sabords  sur le pourtour de la pièce principale, qui se relevaient  et s'abaissaient à volonté,  à l'aide de bouts amarrés à des sortes de toletières fixées sur les madriers formant l'armature des  minces cloisons de bois.
    Grâce à cette ingénieuse installation, nous prenions nos repas, avec devant les yeux, le matin, le soleil éclairant joyeusement le mont Té  de l'autre coté de la baie,  à midi l'alizé faisant frémir  les feuilles bruissantes des  palétuviers de la mangrove toute proche, sur un fond de mer bleue où les courants dessinaient d'étranges arabesques, et, le soir, en admirant les lumières de Nouméa qui, en  piquant les collines de points d'or, donnaient l'impression d'un immense navire croisant  tranquillement sur l'eau sombre vers l'éternité.
    Bon jour !Un matin, alors que les bols de café et de thé fumaient, près des tartines qui se réjouissaient de bientôt  nous rassasier, une boule de plumes marron surmontant deux pattes jaunes  se précipita sur le beurre, et se mit tranquillement à picorer, nous jetant de temps à autre un regard insolent  d’un œil noir vif  et rond.Le premier instant de surprise passé,  alors qu'amusés nous regardions ce curieux volatile opérer,  il prit son vol et se posa sans façon sur la tête de Danielle, qui n'osa plus bouger, se demandant quelles étaient les intentions de ce sans-gêne.
    Il émit un sifflement court, jeta autour de lui un regard de conquistador, et plongea derechef sur mes toasts avant que j'aie pu esquisser le moindre geste de protection, et se mit  à piquer une miette par ci, un bout de mie par là, tranquillement, ne nous jetant  que quelques regards, comme ceux  un maître toisant  ses serviteurs.  A ce moment, nous avons remarqué, à une de ses pattes, une bague bleue, signe de son appartenance à un oiseleur. Après s'être reposé quelques instants sur mon épaule, il  se posa sur le bord de mon bol de thé, et y plongea son bec, qu'il retira très vite, le liquide chaud ne semblant pas lui agréer, puis d'un trait d'aile, s' alla percher sur le bourao, d'où il lança quelques sifflements marquant sa prise de possession, avant disparaître.
    Nous avons vite appris qu'il venait de chez un voisin, lequel élevait un grand nombre d'oiseaux en volières. Il nous expliqua  que notre visiteur, merle des Moluques de son état, était un bagarreur impénitent, qu'il ne supportait pas la présence de ses congénères dans la même volière que lui, et qu’il avait dû lui  rendre la liberté, pour préserver la paix !
    Au cours des années qui suivirent, le merle, que nous avions baptisé Antoine, peut-être à cause de ses airs impériaux, ne manqua que rarement un repas, allant parfois au fond du plat de riz  trier les grains pour y trouver satisfaction. Il était sans conteste chez lui, au point qu'il chassait les autres oiseaux tentant de faire leur nid sous les tôles du toit.
    De temps à autre, quand, sorti de notre palace, je regardais le monde, il venait se poser sur ma tête ou mon épaule, me donnant parfois un léger coup de bec complice sur l'oreille, puis s'envolait et partait injurier un autre volatile intrus, qu'il chassait sans aucune vergogne, et revenait, satisfait contempler son royaume. Un beau jour, nous nous sommes aperçus qu'il ne venait plus. Sa présence nous était si familière que son absence avait  tardé à êtreBon jour ! évidente.
    Son propriétaire ne l'a jamais revu. Je ne sais pas combien de temps vit un merle des Moluques, ni quel âge pouvait avoir notre compagnon emplumé.
    Il est vraisemblablement maintenant au paradis des oiseaux,  dont le portier doit avoir un mal fou à faire régner l'ordre, pour peu qu’ Antoine, Merle des Moluques de son état ait décidé d'y établir son empire, ce qui est bien entendu d’une évidence flagrante. 


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  • Vous n'avez pas manqué de remarquer , depuis hélas déjà longtemps, que notre monde est tarabusté, violenté, battu, trompé  etc ... par tout une théorie de ce qu'il faut bien, néanmoins, nommer des hommes ( ou des femmes, car en la matière, l'égalité est en marche). Et pourtant, partout, des femmes et des hommes, et souvent les même que ceux évoqués à l'instant, se livrent à des actes d'amour, de mansuétude, d'amitié, et poursuivent leurs empathies, au grand dam de leurs égoïsmes. C'est en pensant à cette situation que ces mots me sont venus :

    L'amitié, mais à tout prendre qu'est-ce ?
    aurait pu dire Cyrano au grand nez
    Une main qui se tend quand on est en détresse?
    Un sourire chaque jour de l'année ?
    Un coin bleu dans un ciel d'orage ?
    Des enfants qui regardent une image ?
    Des gens qui se sourient sans raison?
    Un soleil qui monte à l'horizon ?
    Quelque chose qu'on attend ?
    Quelques mots qu'on entend ?
    Un pain partagé sans façon?
    Un bon vin, des chansons ?
    La chaleur d'une maison,  ?
    Mais  est-ce important, au fond,
    d'en savoir  la raison?

    Ceux qui ont l'incomparable chance d'avoir un ami connaissent la réponse, si bien illustrée  par  Montaigne en parlant de La Boétie :"Si on me presse de dire pour quoi je l’aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu’en répondant : parce que c’était lui, parce que c’était moi " ( Essais,  De l’Amitié ,livre I, chapitre 28)
    Mon cher Larousse affirme péremptoirement que l'amitié est le contraire de l'hostilité. Est-ce à dire que tous les gens qui ne nous sont pas hostiles sont nos amis ?
    Dans ce cas, pourquoi ignorons-nous les 99,99 centièmes de l'humanité ?
    Définir l’amitié  est un vaste programme aurait pu dire le grand Lillois. 
    En effet, qu'est-ce que l'amitié ?
    Est-ce un sentiment, ou bien seulement un penchant, ou encore  des prémices à l'amour?  Est-ce un besoin, peut-elle être  une nécessité? Survient-elle par accident, ou est-elle inéluctable ? 
    Conduit-elle à une complicité ou bien est-elle  seulement une circonstance ?En éprouve-t-on le besoin, ou seulement le désir ? Peut-on vivre sans amitié ?
    Doit-on vivre avec ?
    Est-elle possible entre une femme et un homme sans risque de devenir de l'amour, ou encore  est-elle, oui ou non, une forme de l'amour ?
    Où commence-t-elle ? Où finit-elle?
    Est-elle obligatoirement réciproque ? Comment sait-on que l'on a un ami ? 
    Faut-il souffrir ensemble pour être ami ?
    Que doit-on faire pour prouver qu'on est ami ? Doit-on prouver qu'on est ami ?
    Pourquoi prouver qu'on est ami ?

    Peut-on être l'ami d'un monstre? Peut-on être l'ami(e) de son épouse (x) ?
    Peut-on avoir beaucoup d'amis.
    En a-t-on un quand on est riche ? A-t-on des amis quand on est pauvre et malheureux ?
    Avec un ami, doit-on  tout partager, les joies et les peines, les espérances et les déceptions, la fortune et la misère, la douleur et la délivrance ?

    Doit-on, peut-on, veut-on, se mettre soi-même en danger pour un ami ?
    Beaucoup de questions pour un petit mot de six lettres, non?

    Ces mots illustrent-ils l'amitié ?
    En avons nous la même conception ?  
    Y avez-vous réponse ?
    Oui ? Alors, dites le moi...


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  • Comme chaque jour, j'ai parcouru aujourd'hui Les Nouvelles, et j'y ai trouvé un élément qui remet en cause la géographie, le temps  et le français.
    En effet, dans un  article, page 6, fort bien rédigé par ailleurs, relatif à la lecture dans les écoles primaires, il est dit que les jeunes élèves peuvent prendre plaisir à la lecture lors de la pause "méridionale". Ce bel adjectif, évocateur de soleil, de cigales, d'Arlésienne et autre Daudet m'a néanmoins troublé, car j'ignorais, et je ne pense pas être le seul, que le quartier de Magenta, où est implantée l'école Michel-Cacot avait été transféré en Provence-Alpes-Côte d'Azur, belle, mais lointaine,  région méridionale de la Métropole.
    Mais, comme me disait mon auguste Père," avec ce que je ne sais pas on pourrait écrire de gros livres", je vous serais reconnaissant de bien vouloir consentir à m'informer de cette mutation, éventuelle conséquence des velléités séparatistes actuelles.

    En outre, grâce à  ( ou à cause du ) reliquat lointain d'une éducation comprenant un usage rigoureux de notre langue, j'ai tout de même vérifié, dans l'œuvre de Monsieur LAROUSSE le bien fondé de mon étonnement, et, avec un soulagement que vous devinerez, j'ai eu la confirmation que le mot " méridional " s'applique au Sud de la France, et que l'adjectif "méridienne" serait plus approprié pour parler de la pose de midi.
    Mais la méridienne étant aussi une sieste, un esprit mal tourné pourrait penser que , dans l'affaire qui nos occupe, la lecture ferait dormir les enfants, ce qui est loin du but poursuivi...
    D'autant plus que, pour y avoir vécu, je sais bien que cet instant de détente est fort apprécié en ces régions méridionales.
    Rassurons nous donc, nos services de l'Education Nationale  ( avec majuscules, naturellement) n'ont pas entamé   un processus d'abêtissement de nos enfants, bien au contraire, cet éveil à la lecture ne peut que leur être profitable, (n'en déplaise aux râleurs, qui salissent, voire diffament sans faire eux-mêmes le moindre geste pour améliorer les choses) afin qu'ils (les enfants ...)  soient en mesure de lire, comprendre et écrire parfaitement notre si belle langue, et puissent, éventuellement, s'engager dans une profession d'écriture sans s'attirer les foudres des  vieux têtus de mon espèce. Comme disait un homme de Londres : Vaste programme )


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  • ambiguë ambidextrieDe quel bord politique étaient nos anciens ?
    Pas nos parents, ni nos grands parents, mais, bien plus avant dans notre histoire.
    C’est ainsi qu’à Europe N°1 on s'est posé avec une sorte d’inquiétude la question éminemment importante de savoir si Jeanne d’Arc, née vers 1412 à Domremy ( Lorraine), de Jacques et d’Isabelle Devouton dite Romée, si Jeanne d’Arc, donc, était de droite ou de gauche.
    Question d’une évidente utilité cruciale, vous en conviendrez. Ainsi partis, nous allons rechercher la position à dextre ou à senestre des Vieux, sur l’échiquier politique de notre doulce France, voire de l’antique Gaule.
    Les hypothèses les plus farfelues sont envisageables, comme par exemple : Vercingétorix portait-il des braies rouges ou (et ?) une camisae blanche ? ce qui le situerait inexorablement d'un bord ou de l'autre... Ou des deux si il les portait ensemble .. .
    Bertrand Duguesclin, puisqu’ayant les mêmes initiales que Bertrand Delanoé était-il socialiste ?
    Le Général De Gaulle dont le nom de famille serait issu du wallon, lui même issu de l’allemand, nation dont les troupes portent l’arme sur l’épaule gauche en défilant, était il.... De Gauche ?
    Tout d’abord, il me semble important de définir ce que signifie être à droite ou à gauche du théâtre où jouent ceux qui sont persuadés de nous gouverner.
    Être à droite se résume à dire du mal de la gauche, tandis qu’être à gauche c’est dire du mal de la droite.
    Il n’y a donc guère, en nos temps de réflexion, d’intelligence et de recherche du bien commun, peu, pour ne pas dire aucune différence entre les deux ailes de l’hémicycle.
    C’est ainsi que tout ou presque ce qui est de senestre au pouvoir , est décrié, voire voué aux Gémonies par ce qui est de dextre , forcément alors en opposition.
    Puis, quand la preuve incontestable de la permanence de nos opinions, l’ineffablement inévitable et bien française alternance se réalise, ce qui était proposé a senestre est concrétisé à dextre, surgissent illico presto les mêmes critiques acerbes, mais venant cette fois, en toute logique, de senestre devenu farouche opposant .
    Et, bien entendu, réciproquement.
    Cette façon d’agir bien de chez nous pourrait paraître saugrenue à des yeux étrangers peu au fait de nos mœurs. Mais c’est évidemment parce que ces yeux, puisqu’étrangers, ne peuvent pas comprendre les méandres des esprits devenus français après avoir été gaulois.
    Cependant, bien qu’indigènes, nombre de français, n’étant pas aux commandes, ne comprennent pas non plus. Et comme ceux qui sont au pouvoir sont mis en place par ceux qui n’ont pas compris, au bout de deux ou trois alternances, plus personne ne comprend rien. ambiguë ambidextrie
    Mais d’où viennent ceux qui sont à dextre et ceux qui sont à senestre ? On pourrait supposer que, étant, selon eux, foncièrement différents, ils soient issus de milieux, ethnies, régions voire religions différentes.
    Eh bien non !
    Ils sortent tous, ou presque, de la même Ecole Nationale d’Administration, sont, souvent, de la même promotion, où ils ont reçus les mêmes cours, des mêmes professeur
    Et là à se dire qu' ils soient... interchangeables... puisqu'ils finissent toujours par dire les mêmes choses, faire les mêmes promesses, sans plus les tenir les uns que les autres, il n'y a qu'un pas, franchissable par tout un chacun, d'où qu'il vienne ...


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  • Nous vivons d'étranges temps, au cours desquels tout et tous les contraires sont permis. Partout, des quidams de tous bords et parfois même de tous à la  fois s'arrogent des droits, suppriment des règles élémentaires, tuent ou font tuer, intriguent, mentent et trichent dans le diable sait quel but, se prétendent indispensables et ne sont que sacs vides, sans la moindre vergogne. Et, hélas, nombreux sont leurs adeptes...

    Ïambes pour une fierté défunte.

    L'homme célèbre ou seulement un peu connu
    Entrant au cénacle est soudain
    Entouré, applaudi, fêté sans retenue,
    Par ceux là même qui, le matin
    Chantaient à tous les vents leur indifférence
    Aux grands et aussi au pouvoir.
    Oubliant leurs propos, s'aplatissent le soir,
    Quémandent la délivrance
    D'un sourire, d'un mot, voire d'un simple regard
    Qui les hausserait sans retard
    Au niveau de celui qui pour eux est aimant
    Tant qu'il sera au firmament.
    Ils épient le plus petit trébuchement,
    Pour vite sur lui crier haro,
    Et chanter les louanges d'un nouveau héros.
    Hurler avec loups enragés,
    Est divertissement très prisé, sans danger,
    Qui rapporte à ces suffisants,
    De pauvres hochets, qu'ils croient être la gloire
    Pleuvant sur eux, vils courtisans.
    Piètre bénéfice, mais ils en font victoire,
    Et ils monseigneuriseront
    A nouveau sans vergogne dès qu'ils le pourront,
    La flatterie étant fierté
    Pour ces patte-pelus, faute de dignité.

     


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  • Si vous lisez un tant soit peu la presse, regardez un peu la télé ou écoutez un ambiancetantinet la radio, vous avez peut-être remarqué, vu ou entendu que notre beau pays vient d'être traversé par cette sorte d'évènement plus ou moins régulièrement périodique et plus ou moins provisoirement ravageur que l'on nomme élection.
    Et, puisque nous sommes français donc permanents insatisfaits et constamment râleurs , cette élection a provoqué des remous avant, pendant et après.
    De nombreux illustres inconnus ont saisi l'occasion au vol pour se dorer un peu l'ego en venant à la télévision étaler leur supposée science, la variabilité de leurs opinions et en définitive profiter de l'occasion pour avoir ambiancel'impression de briller. Et de cette foule sont sorties toutes les théories, élucubrations, espérances et envies des intéressés.
    Qu'on le veuille ou non, que cela plaise ou non, l'actuel président a été élu par la majorité des suffrages exprimés, ceux qui n'ont pas voté, d'où qu'ils viennent, quels qu'ils soient ne peuvent que se dire "si j'avais voté ", "si..., si...si..."
    C'est cela la Démocratie, et les injures, les insultes ou autres comparaisons ne servent qu'à démontrer que leurs auteurs sont déçus de ne pas avoir su convaincre, voire de s'être trompés ou de n'avoir pas été compris.
    Je sais bien que  mes mots seront partiellement sortis du contexte afin de prouver Dieu seul sait quoi, mais l'évidence est là!
    Si chacun à son  niveau essayait de faire quelque chose pour améliorer lambiancesituation au lieu de se plaindre et gémir sans cesse, on pourrait, peut-être, espérer vivre mieux.
    Nous pouvons aussi nous demander, honnêtement, ce que nous ferions, ou aurions fait, si nous étions ou avions été à la place de l'élu?
    Quel qu'il soit... .
    La critique est aisée, mais l'art est difficile, disait Philippe Nericault Destouches .

    ___________________

    images : service-public.fr , neonmag.fr, fr.wikipedia.org


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  • Aujourd’hui, 30 avril 2022, la Légion Etrangère commémore le massacre de Camerone, épisode sanglant s’il en fut d’une guerre déclenchée pour une minable histoire de gros sous.
    Tout le monde se souvient du Capitaine Danjou, dont la main de bois est la plus belle relique de la Légion. Quelques uns se rappellent vaguement les Sous-lieutenants Vilain et Maudet, mais qui a en mémoire le nom du caporal et des deux légionnaires survivants ?
    Toutes les guerres sont imbéciles, et dans chacune d’elles des centaines, des milliers, des millions mêmes de jeunes vies ont été, sont, et malheureusement seront sacrifiées aux ambitions idiotes et aux appétits de fous mégalomanes.
    Ces vies sont, évidemment, celles des petits, car, sauf quelques exceptions qui ne font que confirmer la règle, il est très rare, extrêmement rare même qu’un politicien ayant commandé un assaut, ou n’importe quel autre opération destinée à devenir un souvenir glorieux attaché à son nom, périsse au cours de "l’affaire".
    Je n’ai rien contre les politiciens, ils sont, hélas, un mal nécessaire en nos temps incertains.
    Je veux seulement sortir de l’oubli quelques unes de leurs victimes, tombées de leurs folies.
    Donc, Caporal Maine, Légionnaire Constantin et vous, Légionnaire Wensel, je m’incline respectueusement devant vous, car, même si vous vous  êtes battus pour une cause  misérable,  qu’on  ne  vous  avait  d’ailleurs  même pas expliquée,  vous l’avez fait avec un courage et une foi exemplaires.
    Merci de cette leçon que vous avez donnée.

     


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  • Ce matin, comme chaque jour, j'essaie de m'ouvrir l'esprit en lisant les morceaux d'anthologie pondus par la presse ( écrite, internetisée, etc.), car ma Grand-mère disait que "si c'est dans le journal, c'est vrai ".
    Mais, son fils, mon Père m'a donné l'envie de vérifier ce que je lis et entend, afin de ne ( pas trop) me faire truander.
    Et un immense professeur de français m'a donné l' amour de notre langue qui me tient toujours .
    Or donc, ce matin, j'ai lu dans un article que deux bulletins de vote au nom d'un membre de la douzaine d'aspirants aux ors de l’Élysée pourrait, peut-être éventuellement, allez savoir, pourquoi pas, pourrait, donc, poser un problème quant au résultat.
    En effet, tout citoyen qui  , s'il est sensé, est  censé ne pas ignorer la Loi, et, comme nous tous, il sait qu'il est interdit de marquer les bulletins de vote, a peine de nullité.
    Or quelqu'un ( anonyme ) a vu une tâche sur un des bulletins.
    L'accent circonflexe m'ayant paru un tantinet incongru en la circonstance, aureteaugraffe de pressecar, si mes souvenirs sont bons, une tâche est un travail à faire, souvent considéré comme pénible ou désagréable.
    J'ai donc eu recours, pour me donner bonne conscience, à mon ami Larousse, qui a confirmé ma conclusion, précisant, en plus, qu'une tache est la petite salissure qu'on redoute de faire sur ses habits ou bien un marque sur le corps.
    Pas très active, donc, cette tache.
    En dehors de faire éclater la démonstration éclatante de l'ignorance crasse de notre langue par le rédacteur de l'article elle peut avoir d'autres conséquences.
    Et si j'y ai pensé, d'autres y ont évidemment pensé aussi.
    En effet, l'accent de la tâche pourrait, peut-être, et comme d'habitude dans les courageuses assertions de la presse, à mettre au conditionnel...
    Et laisser entendre que la tache pourrait être autre chose que la petite marque trouvée sur le bulletin. Le nom de l'aspirant, par exemple
    Il n'est pas question ici de dire ni bien ni mal des  cités ci-dessus, chacune et chacun étant libre, si elle ou il a suffisamment d'égo, de sous et de soutiens,  d'espérer atteindre le nirvana républicain.
    Ce qui démontre qu'un correcteur est bien utile dans les journaux, quand il corrige, bien sûr.
    Et aussi que la presse peut, parfois, être utile... Comme  faire progresser les principes électoraux républicains .
    Par exemple, que devient un bulletin blanc taché?
    Blanc , il est nul, taché, il est nul aussi.
    En partant du principe mathématique affirmant que deux négations valent une affirmation, un bulletin blanc taché devient donc valable.
    Oui, mais pour qui ?
    Si vous avez une idée, je suis preneur !
    _______________________

    images : zero-faute-d-orthographe.com


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  • 8ème Tournoi de NOUMEA

    Date : 31 juin 2022

    Lieu : Résidence LES CERISIERS BLEUS NOUMEA ( Nlle Calédonie )

    Heure de début : 9 heures 30.

     

    Déroulement de la journée.

    8 heures 30- 9 heures 30 : Accueil des participants, collation,,café, thé, infusion, diverses boissons plus ou moins raides, tassée, plus ou moins modérables

    12 heures -14 heures : Apéritif, repas( bougna ,méchoui, cassoulet, garbure , trocas)

    café, digestif

    14 heures 30 - Début des sélections,

    18 heures 30 - Pause café et remise du cadeau à tous les participants,(*)

    19 heures - Finale.

    20 heures 45 - Remise du prix,

    22 heures 00 - Pot de l’amitié.

    Qualifications.

    La première sélection sera effectuée de la manière suivante :

    Les participants seront partagés en équipes de quatre, et à l'arrivée de la traversée aller retour nage libre entre l'Anse Vata et l'Ile aux Canards, ceux qui auront échappé aux requins, s'ils sont plus de quatre, s'affronteront dans des séries éliminatrices de 9 points gagnants , jusqu'à ce qu'il ne reste que deux finalistes. S'ils sont moins de quatre , ce qui est possible, ou en nombre impair, les membres du club de Nouméa suppléeront aux défaillances jusqu'à concurrence de composition d'une ou plusieurs équipes de 4 candidats.

    Phase finale.

    Le face à face final se jouera sans limitation de points, ni de durée, le dernier candidat restant debout et capable de réciter au moins deux pages de "A la Recherche du Temps perdu " sera déclaré vainqueur, et recevra son prix, le tamiok de jade et l'œuvre d'art en kohu représentant la Vénus hottentote.

    Sa biographie ( avec photo !), et surtout les détails de sa victoire seront communiqués aux foules admiratives dans le bulletin paroissial d'OUEGOA.

    Le finaliste gagnera un voyage aller-retour Noumea – Dumbéa offert par la compagnie Cars Sud.

     Les autres participants bénéficieront de notre estime.

     _______________________

    (*) photo en couleur du Président en maillot de bain 2 pièces rayées vert et blanc, au couleurs de la ville

    Règlement.

    Le règlement qui s’applique est en  gros celui du jeu télévisé.

    Il est demandé au public de souffler discrètement, si possible par des mimes compréhensibles du seul candidat visé , afin de ne pas perturber les autres, qui auront déjà assez à de mal à se concentrer.

    Les contestations , admises dans un délai de 45 jours fin de mois après la partie, ne seront pas lues, et n'auront par conséquent aucune incidence sur le classement, non mais .

     Afin de vous cueillir dans les meilleures conditions, et de préparer au mieux cette journée, nous vous demandons de vous inscrire ( via internet ) en utilisant l’imprimé joint.

    La date limite des inscriptions est fixée au 01 Avril 2022 à 23 heures ( Heure locale )

    Les inscriptions sont à adresser à :

    Club QPUC de NOUMEA, 98895 NOUMEA

    À confirmer impérativement le 1  avril 2022 par courriel

     

     

     

     

     

     


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  • lorsque , pour des raisonnements qui résonnent toujours, et pas toujours raisonnablement, longtemps après qu' on ait quitté l'heure d'été et ses heurts divers pour jouir de l'heure d'hiver , l'heure vient de divers heurts issus de leurs divers caractères.
    Mais partout, l'heure du thé vert vient vers dix-sept heures.
    Heureusement on peut prendre le thé plus tôt, mais si on dit sept heures, ça n'a pas l'heur de plaire car ce n'est pas l'heure du thé.
    En effet, si on dit sept heures, on ne dit pas dix-sept heures.
    Tous les avaleurs de temps vous le diront, la valeur du temps, qui est tant évaluée, fait dire qu'il est voleur de vies, dont peu lui chaut la valeur.
    Les temps chauds, les temps dûs, les mains tendues dans des étendues vides donnent vie et donc du temps , tant mieux ou tant pis...
    Et le temps passe, passé, présent ou futur se passent de commentaires, et quoi qu'on dise, ils passent et on en trépasse. il ne repasse pas, même si cela froisse.


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