• serpent de mer, marronnier, saugrenuterie ?L'investiture du nouveau grand chef n'était pas encore terminée, hier, qu'une question venait tarauder les quelques neurones des pipeules. En effet se pose l'épineux problème de la dénomination a attribuer à sa compagne. Sa prédécesseure ( on dit ainsi au Quebec...) s'est fort bien accomodée de l'étasunien "Première Dame", terme sur lequel j'avais déjà "élucubré" ici même le 24 septembre 2009, et que je trouve toujours aussi sot que grenu, malgré quelques mois de plus supposés me conduire à la sagesse.
    Il n'y a pas eu d'études, dans les universités, aucune commission n'a été créée pour définir une fois pour toute l'expression consacrée à définir, malgré l'importance cruciale, que dis-je, pharaonique, universelle voire bobo parisienne de la chose . Pourtant, tout un chacun sait qu'une commission est une opération rentable, voire juteuse ( pour les commis, pas pour le Trésor Public, bien sûr..).
    Et le même tout un chacun voudrait bien en faire partie . Parce qu'il a des idées, évidemment, qu'aviez vous cru?
    Avec un bon sens qui l'honore et augure bien de la suite des opérations, l'intéressée a déclaré que ce "Première Dame" ne lui plaisait pas.
    Bravo, Madame.
    Cette appellation est d'autant plus disons... bestiasse que, si on regarde un peu, on s'aperçoitserpent de mer, marronnier, saugrenuterie ? que, dans l'ordre, l'intérim du Président de la République est assuré, chez nous, par le Président du Sénat, Madame l'épouse (ou Madame la Compagne, ou Monsieur le Mari ou le Compagnon) du (de la ) 
    président(e) du Sénat deviendrait ipso facto 2ème Dame (ou 2ème ...Monsieur)  du pays.
    En cas de carence de ce dernier, c'est l'ensemble du Gouvernement qui assume cette transition. J'imagine avec délectation la foire d'empoigne,  les discussions
    d'apothicaires et les querelles d'allemands qui vont réjouir les lambris de serpent de mer, marronnier, saugrenuterie ?l'Elysée quand il faudra établir l'ordre hierarchique des épouses et époux.
    Sans parler des célibataires, qui, parité équitable oblige, vont aussi avoir droit , ou tout au moins demander (exiger?) une appellation aussi honorifique ou  en donnant l'impression.
    En Brittanie, l'époux de la Reine est joliment appelé Prince Consort.
    Je doute fort que, chez nous, ce titre ait une chance d'être choisi. En effet, en raison de notre incurable propension à l'ironie, la contrepèterie, le jeu de mot ou le calembour et même, pour faire intello, à l'hypallage hugolien, le Prince Consort serait vite devenu le Prince qu'on sort , où, pire ( quoi que..), le Prince con sort.....
    En tant que citoyen bénéficiant 
     et donc usant, voire abusant de la liberté, et de l'égalité préconisée par la devise de notre République, je propose, pour répondre à l'invitation de Madame Valérie Trierweiler, et vous prouver la constance de mes choix, d'utiliser la formule que j'avais proposée :
    "’ Madame l’Epouse du Président de la République ‘’
    Ça a une autre gueule, non ? 
    Mais là encore, ce n’est que mon avis, et comme toujours, j'espère que vouqs le partagerez ...


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  • 21ème centurieNous vivons une époque magique, animée de couleurs puissantes et de fortes odeurs de brûlé, de bruits flous de promesses fuyantes, d'explosions joyeuses de bombes à fragmentation, de fragments d'espérances foireuses, d'émergences de dieux vengeurs plus forts que ceux des autres croyants.
    Pendant ce temps, un peu partout, des peuples se disant sains d'esprits, heureux et conscients, élisent leurs chefs. Dans toutes les nations, des gurus tressent à longueur de journées les louanges des politiques salvatrices et génératrices de bonheurs populaires.
    Mais, l'homme n'étant que ce qu'il est, quelques individus, bien que chichement nourris pour21ème centurie leur éviter cette obésité qui, tout le monde le sait, est la mère de tous les vices, manifestent dans les rues leurs félicités en allumant des feux de joie avec des voitures pour qu'elles ne deviennent pas de laides épaves.
    Ici et là, ils font de jolis petits tas de verre avec les vitrines, pour permettre d'aérer les arrières boutiques et donner aux asiatiques qui y cousent, dorment et parfois même, à l'occasion, mangent quelques grains de riz, la possibilité d'un regard sur ce monde occidental si riche et si civilisé dont ils rèvent depuis si longtemps.
    21ème centuriePar endroits, ils s'assemblent en ligne et s'exercent au tir de galets ou de pavés sur cibles casquées.
    Plus loin, plus haut, derrière de solides barrières qui, en leur évitant des contacts populaciers plutôt malséants, les élites ont une vue dégagée propre à faciliter l'observation. Et, bien sûr, de coordonner les mouvements. Ceux là, que les peuples ont élus avec un enthousiasme presque aussi spontané que républicain contemplent fièrement le résultat de leurs politiques économiquement, voire profitablement mais soigneusement orientées.
    Et ils se préparent à d'autres mesures génératrices d'économies qui permettront sans coup férir de pouvoir affirmer que ceux qui étaient là avant eux sont responsables. Il y a belle lurette que personne ne sait plus qui est responsable, et, a fortiori, qui est coupable et surtout de quoi.
    Ceux qui ont voté pour les élites en place, voteront avec la même certitude pour ceux qui sont actuellement dans l'opposition, afin de les mettre à la tête, pour pouvoir les chasser à la première occasion.
    Dès son entrée en politique, chacun des chefs potentiels subit une légère intervention qui21ème centurie supprime définitivement chez lui les notions de culpabilité, responsabilité, et de franchise. En même temps, lui est greffée une langue perfectionnée, confectionnée d'un bois exotique souple, agile, pouvant facilement devenir bifide 21ème centuriesi elle est un peu travaillée. Cette langue lui donnera en toute circonstance l'aisance verbale et le vocabulaire adéquat à persuader n'importe qui de n'importe quoi, et du contraire.
    Bien sûr, la guerre fait rage entre les fournisseurs de ces appendices, qui amassent des fortunes et attisent aussi, forcément des convoitises. Les bénéficiaires des interventions financent grassement leurs recherches pour améliorer les performances, comme par exempler affiner le bois des langues.
    Mais, en raison de ces améliorations mentales et physiques, qui sont quand même relativement fréquentes, toutes ou presques les élites se trouvent à égalité d'ego prétentieux, c'est à dire au même niveau de mesquinerie arrogantes, ce qui rend l'accès au pinacle de plus en plus aléatoire. C'est alors qu'entrent en jeux ceux que les uns nomment ralliés intelligents et les autres lamentables traîtres (et réciproquement). Ceux là se font une gloire d'éclairer leurs nouveaux 21ème centuriemaîtres sur les intentions et moyens de leurs anciens, en attendant de retourner à leurs premières amours.
    Ces gens sont reconnaissables à leurs vestes, dont la doublure est absolument identique au dessus, et réciproquement, ce qui leur permet d'évoluer sans complexe (ou presque) dans tous les milieux, pourvus qu'ils y soient bien nourris.
    D'aucuns murmurent, avec une mine de conspirateur qu'une révolution ou une conflagration est imminente, ce que d'autres clament, espèrent, craignent, préparent et21ème centurie regrettent pas avance. Quelques sages, qui ont appris et surtout retenu les leçons de l'Histoire savent bien que, quoi qu'il arrive, quelqu'un dominera quelques autres quelques part et sera à son tour enseveli, tant il est vrai qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil, et comme nous sommes incapables de dominer cet astre..... cela n'est pas près de changer


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  • maille the, lord, ize richeNous venons de passer une semaine chez nos voisins du Sud-Ouest, qu'ici nous appelons gentiment (ou presque) du doux nom de Poken. Ce vocable, qu'évidemment nous trouvons spirituel designe les hétéroclites humains habitants le pays des kangourous, wallabies ( wallaby au singulier...) et autres ornithorinques.
    Ce mot a été créé par quelqu'un qui, ayant appris qu'en anglais parler se dit to speak, spokemaille the, lord, ize riche spoken, a décidé, pour faire français, d'opérer une aphérèse moqueuse en supprimant le S du debut, peut-être fut-ce sa manière de se venger  du bûcher de Jeanne d'Arc, de Fachoda voire de Mers-el-Kebir. Tout ça pour vous dire que nous étions en Australie, à Sydney, pour être précis.
    Cette escapade fut l'occasion de vérifier que la langue de Beckett et accessoirement de Shakespeare, que mombre de conquérants, guerriers, commercants, industriels et surtout financiers ont diffusé tout autour de la planète , et même  un peu plus loin, est loin, bien loin, très loin d'être parlé partout de la même manière.
    Vous vous souvenez  du chapeau de votre tante qui était plus petit que le jardin de votre oncle et de la richesse de votre tailleur? Eh bien, oubliez ces prononciations si laborieusement acquises, mettez vous de la mie de pain agglutinée par du chewing gum dans la bouche, pincez maille the, lord, ize richevous le nez pour obtenir ce nasillement du plus bel effet, et, si vous avez la chance de connaitre les idiotismes linguistiques locaux, vous aurez une chance d'etre compris.
    Cependant, attendez-vous plutôt a vivre des situations allant du cocasse au tragi-comique en passant par tous les stades du quiproquo.
    Pour être équitable, il nous faut quand même reconnaitre  qu'un anglais - ou tout autre ayant appris le francais dans Voltaire ou Hugo -  éprouverait quelques difficultés pour comprendre ou se faire comprendre en Auvergne, au Canada voire en Bretagne , en Côte d'Ivoire, en Corse ou dans nos chers départements et territoires d'Outre-Mer.
    maille the, lord, ize richeCe qui précède démontre que, si vous voulez non pas converser - a l'impossible nul n'étant tenu- mais demander votre chemin ou acquérir de quoi vous sustenter, vous gagnerez beaucoup de temps en utilisant un papier et un crayon.
    Ce déplacement en terre australe s'est fait en compagnie de quelques lurons et luronnes aussi décomplexés que retraités, en leur qualité de membres éminents du CIA. Il ne s'agit pas, bien sur, de l'agence fouineuse étasunienne, mais du Clubmaille the, lord, ize riche Inter Ages de notre commune, donc de gens éminemment respectables.
    Bien entendu, comme dans toute société de têtus qui se respecte, les centres d'intérêt varient a l'infini.
    Hier, donc, une partie de la horde s'est livrée a l'admiration du magnifique aquarium de la ville, et l'autre, essentiellememt féminine, bien sur, s'est lancée dans la recherche d'endroits adéquats a la pratique de son sport favori, le sacro-saint shopping, que nous autres vieux messieurs n'avons pas intérêt a qualifier, pour eviter de longues et âpres discussions a l'issue desquelles nous aurions systématiquement tort...
    Bien entendu, ces dames n'ont pas non plus une connaissance des lieux trés approfondie - pour ne pas dire approximative -  de la ville.
    Et si on tient compte de l'esprit d'indépendance qui les caractérise, compliqué parfois par des dysfonctionnements aussi intestinaux qu'intempestifs, on peut envisager des situations à la limite du naufrage...
    Parties à cinq ou six, nos charmantes se sont très vite retrouvées plus ou moins isolées par petits groupes, chacun ayant  quitté sans s'en rendre compte un magasin par une porte différente de celle qui en avait permis l'accès.  En oubliant bien entendu  un de ses éléments, qui s'etait assis pour laisser passer l'orage grondant dans ses entrailles.
    Ne voyant personne sortir, le dit élément oublié entra dans le magasin, chercha, et ne trouvantmaille the, lord, ize riche pas ses compagnes, décida avec sagesse de rentrer a l'hôtel, et   tourna donc à droite et tranquillement, reprit le chemin du nid.
    Malheureusement, l'hotel n'était accessible qu'en tournant a gauche.
    Après un moment de cheminememt au cours duquel, ne reconnaissant aucun des endroits vus a l'aller, elle se sentit un tantinet égarée et decida de rebrousser chemin.
    Après avoir marché, marché, marché, elle arriva a un carrefour, ou, Ô surprise, elle failit heurter  deux de ses compagnes qui, elles aussi,  erraient un peu au hasard . Leur joyeux caractères les amena d'abord à bien rire de leur aventure, puis à tenter, en unissant leur connaissances du terrain et leurs sens d'orientations (au pluriel, chacune ayant le sien),  de rejoindre leurs pénates.
    Fort heureusement, l'une se souvint qu'elle détenait une carte de l'hotel, mentionnant son nom et, surtout, son adresse.
    Montré à un commercant comprenant l'espèce de pidgin qu'elles utilisaient, ce carton providentiel les remit a peu près dans le droit chemin, tout au moins jusqu'au carrefour suivant, aucune ne se souvenant  quel mots signifient à droite ou à gauche...
    Par le plus grand des hasards, au cours de cette presque derniere étape, elles tombèrent sur le reste de la troupe qui , evidemment s'etait aussi un peu...égaré. Elles  furent enfin tirees d'affaire quand l'une aperçut une enseigne qu'elle avait répérée depuis la fenêtre de sa chambre. Et elles sont rentrées, tranquilles, contentes de  leur après-midi , qui aurait- fait l'objet de longues longues longues discussions autour d'un apéro   si ces égarements  étaient survenus à  leurs époux .....


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  • changementUne ère se termine, une autre aventure commence, et la Terre continue de tourner.
    Comme la machine à laver dans laquelle un chat noir, a passé près de deux heures en Afrique du Sud. La couleur de cette bestiole n'est pour rien danschangement l'affaire, évidemment, la maîtresse du chat n'avait certes pas l'intention de le blanchir.
    Que va-t-il se passer, maintenant, quand le chat aura séché son pelage, quand les battus auront séché leurs larmes de déception et les vainqueurs leur larmes de joie, chacun reprendra son chemin?
    Selon ceux de chacun des " bords" et ceux du milieu aussi, d'ailleurs, un troisième tour électoral va avoir lieu, que chacun bien entendu affirme gagné. Bien sûr, le chat noir sud africain ne doit pas avoir envie d'un tour supplémentaire ! Quoi que, avec ces animaux-là, on ne sait jamais.
    Les certitudes sont très... incertaines, dans notre monde pas très … sûr. C'est certain. Comme disait ( chantait?) le célèbre Jean Gabin, " je sais qu'on ne sait jamais ".
    changementEn tous cas, les divers journaux, magazines, sites internet , télés, radios, voisins, badauds, commères et compères ont de quoi alimenter leurs conversations, éditions, éditoriaux, émissions, tolque chauds, engueulades et sourires complices.
    Dans les salles de rédaction, les cantines, les studios, les résidences médicalisées ou les gens du troisième âge plus ou moins ingambes attendent patiemment le quatrième, sous les ponts, sur les couchettes en carton, ceux qui n'ont pas eu de chance ou qui n'ont pas su ou voulu la saisir, on va parler de l'avenir par nature incertain, du passé pas facile , et du présent ardu.
    Bien sûr, il est plus ou moins facile de vivre ce présent, selon le lieu ou les conditions d'existence,changement mais bon, hein, c'est comme ça depuis longtemps. Bien sûr les nouveaux chefs vont essayer de faire bouger le schlmilblik, comme ceux d'avant ont forcément essayé, et avec un peu de chance, ils vont y arriver.
    On dirait, à entendre et voir les commentaires sur le changement qui vient de se produire, qu'il s'agit d'une déflagration aussi importante que celle qui a engendré notre univers. Mais, pas d'inquiétude, ni d'impatience, tout passe et les peuples, oublieux par nature, auront dans quelques temps rangé ce cataclysme dans la case aux souvenirs .
    Qui se souvient avec précision de cette fameuse journée des Dupes du 11 novembre ( déjà …) 1630, au cours de laquelle l'Europe a ( déjà) failli être bouleversée ? Et de tous les changements bouleversements, renversements, et autres coups d'état qui ont jalonné l'histoire ?
    changementVivons le présent, tentons de vivre ensemble en paix, rabotons un peu nos exigences et élevons nos efforts, et, les lendemains qui chantent viendront peut-être .
    Ou peut-être pas.
    Bonne journée


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  • regarder et entendreUn trou noir avale une étoile, un perroquet donne son adresse à la police, les candidats impétrants ont, selon leurs partisans, tous deux gagné le jackpot.
    Ces événements ont une portée planétaire, tout au moins pour deux d'entre eux, car le premier évoque l'avenir plus ou moins incertain, mais quand même "réconfortamment" (1) lointain de notre système galactique.
    Le deuxième , lui , nous démontre l'efficacité de nos civilisations, qui ont réussi, depuisregarder et entendre l'échouement de l'Arche de Noé à faciliter les relations entre les psittacidés et la police.
    Si on a réussi a faire communiquer un perroquet et des poulets, on a peut-être le point de départ de l'entente cordiale dans les banlieues de nos belles cités.
    Quant au troisième, il était attendu depuis quelques semaines, puisqu'il devait avoir pour couronnement le tranchage du nœud gordien de l'attelage des candidats et donc de définir le meilleur, sans discussion possible. Mais, voilà, n'est pas Alexandre qui veut.....
    Quelques doux rêveurs avaient espéré assister à un duo plutôt qu'à un duel , mais notre regarder et entendrehérédité  gauloise de tradition guerrière, voire un tantinet fanfaronne, et même parfois dotée d'un "m'as-tu-vuisme"(2) flamboyant a dû se contenter d'échanges "vélléitairement"(3) teigneux, mais sans envolée lyrique à la manière d'André Malraux, ni affirmatifs à tendance "autopersuadante"(4) du style du célèbre" je vous a compris " de Charles de Gaulle.
    Il faut donner aux troupeaux de moutons l'illusion d'être une meute de loups, voire une horderegarder et entendre de Huns, et leur faire croire qu'ils conquiérent le pinacle de haute lutte et sans conteste petit-bourgeois.
    L'assaut à la baïonnette, tant apprécié par ceux qui donnaient aux poilus un billet aller sans retour pour l'Ossuaire de Douaumont est toujours un spectacle très prisé . Par les envoyeurs, pas par les envoyés, bien entendu.
    Les moutons, eux, assistent benoîtement à la joute oratoire des chefs, puis s'entredéchirent par l'évocation de petites phrases supposées assassines ou spirituelles, par détounement des motsregarder et entendre regarder et entendrede l'autre duelliste, voire par l'interprétation des propos mal compris de l'un ou de l'autre.
    De la discussion jaillit la lumière dit un proverbe.
    Cette  gestation Républicaine sera-t-elle suivie de l'accouchement d'un lampion où d'un d'un phare ?
    L 'espoir fait vivre, n'est-il pas ?

    _____________________

    (1),(2),(3),(4) : juste quelques suggestions pour les Immortels ….. 
    (6) oui, jemets une majuscule à Républicaine. et alors ?


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  • insultes, injures et gros motsFinalement, je suis un peu déçu.
    La période qui nous avait été annoncée tumultueuse est restée bien polie, bieninsultes, injures et gros mots propre sur elle, bien respectueuse des convenances, presque guindée, en somme.
    Oh bien sûr, quelques vacheries, insinuations, mensonges et calomnies, tempérés par quelques traces infimes d'un humour un peu coincé, ont été émis selon les uns, proférés selon les autres, éructés même pour quelques aficionados des mots percutants.
    Ce n'est probablement pas l'envie qui a manqué aux belligérants candidats, mais personne n'avouera jamais, en tous cas pas publiquement, ce qu'il ( elle) pensait de sa (son) vis-a-vis quand il (elle) entendait (écoutait?) ses promesses ou assurances.
    Personnellement, en tant qu'iconoclaste confirmé, j'eusse aimé ouïr des :" Jarnibleu ! Jarnicoton! insultes, injures et gros motsSaperlipopette ! et autres Tudieu ! Diantre ! et Fichtre! Bien sûr quelques " Foutu menteur (euse) ! Escroc ! Affameur (euse) ! Communiste ( c'est une injure, en certains milieux ) voire Bolchevik ! Ou encore Profiteur (euse)!
    Un ou deux " Casse toi pauv'con !"  eussent été bien accueillis par des supporters supporteUrs inconditionels, occasionnels voire circonstanciels. Et cela eût bien arrangé les amis du "cassé" qui auraient pu répondre par des " Fasciste !" "Pétainiste !" et autres gentillesses.
    Las, loin du virulent enthousiasme espéré, nous n'avons eu que galimitias, embrouillaminis , amphigouris et salmigondis appuyés de regards qu'on aurait voulu courroucés et n'étaient que pitoyables. Ce que la télévision, ou plutôt les journalistes ont nommé débats, ressemblaient plus à des discussions d'apothicaires vendant des tapis dans un souk, au cours desquels la préoccupation principale semblait être la démolition de l'interlocuteur , au lieu de ce insultes, injures et gros motsqui était attendu, un exposé clair des projets de chacun.
    Il est vrai que la réthorique de la république moderne des politiciens modernes se résume à parler en même temps que l'autre, ce qui  rend les deux discours incompréhensibles à l'écouteur lambda.
    Mais, au fait , ne serait-ce pas le but de la manœuvre ?
    Peut-être oui ou peut-être pas.
    Il faudrait que le ou les utilisateurs de cette méthode en tirent un bénéfice, ce qui n'est pas le cas. En effet, le spectateur de ces lamentables échanges, écoeuré, quitte la salle, ou change de programme. Le football, même avec  les " grands" clubs, est plus rigolo, voire plus intéressant.
    En somme, le discours électoral de notre siècle est le contraire de ce que le grand Boileau affirmait : " Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement et les mots pour le dire viennent insultes, injures et gros motsaisément".
    On pourrait donc en déduire que ce qui est mal dit n'est pas bien conçu....Mais le grand Nicolas Boileau prononçait cet aphorisme au bien lointain Siècle des Lumières....
    Faisons des efforts, mes frères, car il ne faut pas oublier que nous avons les dirigeants que nous méritons ...


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  • galimatiasA l'initiative de MM Adenauer et de Gaulle, un nouveau concept géographico-politique (ou politico-géographique, selon l'idée qu'on s'en fait) est né à la fin des années 1950.
    Ces deux personnalités espéraient ainsi mettre fin aux luttes intestines entre les diverses composantes de ce que quelques uns saluent du beau nom d'Europe et deux ou trois "outre atlantiquains" d'un condescendant Vieux Monde ( avec quand même des galimatiasmajuscules, car ils en sont, pour la plupart, issus).
    Et, tant bien que mal, cette belle utopie a fini par voir le jour, pour devenir l'Union Européenne. Cette union comprend 27 pays, aux vingt-cinq ou six langues différentes, qui se réunissent en un parlement où chacun parle son idiôme favori, plus ou moins bien traduit par le truchement d'interprètes.
    Bien sûr, l'idée d'imposer un langage commun à toutes les composantes de ladite union est venue à quelques uns des membres de cette docte communauté .
    Mais la levée du bouclier de chacun de ceux qui, s'estimant lésés, opprimés, et même méprisés par cette intolérable incursion dans leur dignité ou de ce qu'ils croient être leur importance, a mis fin à cette louable tentative.
    galimatiasNéanmoins, et sens pratique en plus, les grands bretons, sans rien imposer, mais en refusant de comprendre ou de parler les langues des autres, ont fini , à leur corps défendant apparent, mais à leur 
    grande satisfaction devant l'absence de résistance des autres états, par obtenir que leur sabir soit la langue de communication entre les peuples. Cette situation, acceptée par snobisme par quelques uns, par lassitude par quelques autres, voire parfois par obligation économique, est devenue normale. 

    Cependant, et tous ceux qui l'ont apprise vous le confirmeront, seuls ceux dontgalimatias cette prétendue langue de communication est aussi maternelle  qu'accompagnée d'un incommensurable complexe de supériorité , c'est à dire les seuls britanniques, en comprennent toutes les subtilités. Et de fait, les propositions, demandes et décisions des instances dirigeantes européennes parviennent à peine par moitié aux destinataires.
    Des incompréhensions desquelles découlent des oppositions, des discussions interminables et des querelles d'apothicaires qui nuisent grandement à l'évolution de cette belle idée. Et bien sûr à la grande satisfaction des riverains d'outre Atlantique, qui ne voyaient (et ne voient toujours pas) d'un bon œil la naissance cette entité appelée à devenir génératrice d'ombre pour leur propre ego surdimensionné.
    Plus le temps passe, plus la nécessité d'un système de communication commun se fait ressentir. Il faudrait une langue n'appartenant à aucun des participants, afin de ne froisser aucune susceptiblité, éviter les jeux de mots intraduisibles et donc incompréhensibles par les non locuteurs.
    Il faudrait une langue sans référence historique ou culturelle, facile à apprendre, dans laquelle les textes seraient écrits, et que les divers éléments de l'assemblée traduiraient dans leur propre langue. Il n'y aurait donc qu'une traduction.
    galimatiasOn éviterait ainsi les quiproquos, les incompréhensions, et par suite les retards et les pertes de temps –et d'argent– en découlant.
    Cette langue existe.
    Elle a été créée par un européen génial, qui espérait ainsi amener ses contemporains à une coexistence pacifique. Le moins qu'on puisse dire est que son vœu n'a pas été exaucé, si on regarde les ravages provoqués par les divers tyranneaux, dictateurs ou apprentis sorciers sur legalimatias continent.
    Les millions de citoyens de toutes origines qui apprennent et parlent l'Espéranto en sont témoins, il est parfaitement possible d'atteindre cette compréhension internationale. Je vois ici ou là des sourires ironiques voire parfois un tantinet condescendants.
    Mais, Ô incrédules ! Que vous le vouliez ou non l'utopie est le seul véritable moyen de faire bouger les lignes...
    Et un jour, c'est sûr, le bon sens triomphera.


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