• campagneNous sommes en campagne.
    Enfin, il a chez nous des gens qui sont à la campagne.
    Même si vous n’y avez jamais le pied, vous savez qu’à la campagne, on trouve des prés, des champs , des arbres, des buissons, des paysans, des vaches, des bouses, des oiseaux autres que des pigeons, des tracteurs, et périodiquement, des électeurs, car ces aussi intéressants avant qu’ignorables (et souvent ignorés, hélas) après,  tentent de vivre aussi en dehors des murs des villes.
    Et il y a des gens qui sont en campagne, c’est à dire qu’ils exercentcampagne une entreprise politique de durée déterminée dans un but de propagande.
    C’est peut-être pourquoi la cacophonie électorale règne dans tous les journaux, sur toutes les ondes, qu’elles soient radiophoniques ou télévisées et bien entendu sur tout ce qu’on nomme réseaux sociaux. Sur lesdits réseaux sociaux sont publiés tous les gestes et propos de tous et de chacun, des plus vrais aux plus fantaisistes, voire glauques, fruits de phantasmes, et même sciemment écrits pour nuire, sous bien, entendu, le couvert de pseudonymes courageusement anonymes.

    Mais tous les gens sensés savent cela, et en parler, finalement n’est que leur donner une tribune que ces élucubrations électoralo-politico-saugrenues sont bien loin de mériter. J’en reviens donc à mon idée originelle ( j’allais écrire originale, mais ce serait un tantinet prétentieux..)
    Et cette idée était de chercher à savoir ce que cache ce mot campagne, dans son acception campagnequinquennale.
    Pourquoi des gens apparemment normaux et théoriquement bien élevés se livrent à des bassesses et des hypocrisies, disent des horreurs sur d' autres tout aussi théoriquement bien élevés, qui sont leurs ennemis acharnés pendant cette foutue campagne et redeviendront amis de 10, 20 ou 30 ans quand l’élu pourra leur donner du grain ?

    Pourquoi d’autres se laissent-ils aller à des actes aussi imbéciles qu’inutiles et bien plus dégradants pour eux que pour leurs victimes ?
    Pourquoi aussi tous ou presque déclarent s’en moquer comme de leur première barboteuse, tout en écoutant-lisant attentivement et réseaux-socialisant à qui mieux mieux ?
    La campagne, en tant que, si j’ose dire, non-ville, est parcourue en tous sens par les aspirants. campagne
    En des temps pas lointains, on disait battre la campagne pour parler de ces voyages. On divaguait, puisqu’on errait à l’aventure.
    Mais divaguer signifie aussi tenir des propos incohérents , dire des choses déraisonnables.
    Ou encore sortir de son lit, pour une rivière.
    Et comme beaucoup tiennent des discours-fleuves, nous avons , selon notre humeur , le choix du sens à donner au mot .

    images : photodenature.fr ; fr123rf.com; blog.ouitranslate.com  ; aphorisme-billevesees.blogspot.com


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  • L'Amour, c'est bien connu, est comme la Justice

    Aveugle et sans complexe, mais plein d'artifices.

    Ne pas voir ni juger les gens que l'on aime

    Est la solution de tous les problèmes.

     

    Si une dame dans la rue vous sourit

    Rappelez-vous, de Fernandel, la Félicie

    Et faites rapidement un inventaire

    De tout ce qui, chez elle, peut se défaire.

     

    Des cheveux, un sein, un œil ou encore des dents

    Ôtés et jetés en tas, n'importe comment,

    Ou sur le chevet posés délicatement,

     

    Ne seront pas obstacles à vos élans

    Si vous fermez les yeux dès le premier instant,

    Rien ne viendra troubler vos accommodements.

     

    Moralité

    La justice aveugle a fait des borgnes les rois

    Du pays des aveugles, mais là-bas comme ici

    Les borgnes amoureux sont aveugles eux aussi.

     ph

     


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  • Mon cher Charles, vous devrez revoir vos théories !Durant longtemps, l’humain créationniste lambda a attribué à Dieu ou a des extra terrestres l’évolution de ce qu’il est convenu de nommer Humanité ( dans le sens ensemble des hommes ) .
    Jadis ( ou naguère, suivant votre notion personnelle de la durée duMon cher Charles, vous devrez revoir vos théories ! temps qui passe..) le mutationniste et cher époux de Emma Darwin a défini  l’évolution des espèces.
    Au Japon, des universitaires strasbourgeois on filmé une scène qui donne un nouvel élan aux pronostics d’avenir des habitants humains et animaux de la planète qu’on dit bleue.
    Pour une fois que ce ne sont pas des grands bretons ou des outre-atlantiquains profitons en et soyons fiers, ex gaulois !
    Ces scientifiques ont filmé un singe en train d’avoir un rapport sexuel avec une biche.
    Il y avait déjà tigron et ligre, mulet et bardot et toute une kyrielle d’hybrides issus de mélanges plus ou moins heureux et plus ou moins naturels.
    Que pourrait bien donner cet accouplement qu’on pourrait dire un peu .. hétérogène? Un sinche ou une bige?
    Imaginez une bige à quatre mains grimpant hardiment aux arbres ou un sinche cornu à grandes pattes munies de sabots gambadant joyeusement dans la savane .
    En lisant cet article, je me suis pris à rêver.
    Mon cher Charles, vous devrez revoir vos théories !On a déjà fait un hybride cheval-auto. Ce qui démontre qu'on peut mélanger vivant et machine. Si on pouvait , par exemple, accoupler certains journalistes avec des dictionnaires, on pourrait espérer un renouveau de la presse.  Et si on mélangeait des politiciens de droite - qui sont pour tout ce qui est contre - avec des politiciens de gauche - qui sont contre tout ce qui est pour - ( et réciproquement, bien entendu ), peut-être aurions-nous enfin des gens qui diraient des choses sensées.
    On ne sait jamais, allez savoir.... Ça donnerait un républiste ou un sociaquain.
    De toutes manières, les hybrides étant – dit-on – stériles, nous n’en aurions qu’une génération.
    Et une génération, au regard de l’éternité des grands principes de la République, ce n’est pas grand chose...
    Par contre si ça marche bien on pourrait recommencer le mixage et à la longue, même les politiciens pouvant évoluer ….
    La télé m’a réveillé et j’ai entendu le discours d’un nouveau futur presque président.
    Et j’ai alors compris que tout est possible.

    _______________

    images : rencontrerdieu.com ;  pratclif.com ; jijel-annonces.net


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  • Les norvégiens sont méchants. Ils ont, dans une de leurs prisons, un jeune homme en parfaite santé, qui fait quelquefois des saluts nazis dans les salles de tribunaux.
    En 2016, le tribunal d’Oslo a condamné la Norvège, qui détient ce malheureux à l'écart des autres prisonniers et le soumet à un traitement inhumain et dégradant en contravention avec la Convention européenne des droits de l'Homme.
    Pensez donc  :  ces brutes moyenâgeuses ont enfermé ce pauvre jeune homme tout seul dans à peine trois cellules tout juste équipées d’à peine deux douches, de deux télévisions, d'une Xbox et d'une Playstation, et d'appareils de gym.
    Et, comble de sauvage brutalité, on le fouille systématiquement quand il rentre d’une promenade.
    Pour faire suite à cette condamnation, le gouvernement norvégien a, sans la moindre vergogne, fait appel dudit jugement.
    Mais, au fait, pourquoi se livre-t-on sur ce prisonnier à ces incroyables, et humainement insupportables exactions ?
    Tout bêtement parce que ce pauvre jeune homme a voulu faire connaître au monde ses idées politiques et son admiration pour un des personnages les plus connus du 20ème siècle, l’innommable présumé fils d’Aloïs Schicklgruber.
    Et peut-être un peu aussi parce qu’il a un peu assassiné 77 personnes, et en a un peu blessés 48 autres, par bombe et tirs d’arme automatique, pour démontrer sa propre supériorité.
    Mais, heureusement, la justice veille, et l’équité d’un juge a permis de condamner ces monstrueuses pratiques dignes de l’Inquisition et  indignes d'un gouvernement moderne.
    En effet, pour les broutilles qu’il a commises il eût été bien plus humain de l’incarcérer pendant quelques siècles dans un cul de basse fosse, où il aurait pu méditer sur les tenants et les aboutissants du nazisme et son aussi propre qu’indécrottable mais, hélas, humaine imbécillité.


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  • Cette nouvelle année, étape incontournable de notre présence sur cette sacrée foutue planète vient en complément des précédentes et maintenant que nous sommes entrés dans notre temps de bon sens, la tentation de faire un bilan, si elle effleure parfois, n’est pas la préoccupation première, d’autant plus qu’il n’y a pas grand chose à dire, sauf que la vie est généralement ce qu’on en fait, et mettre au compte des autres nos ratages, nos échecs, et s’attribuer seul les réussites semble bien prétentieux. Et surtout prodigieusement inutile, les cimetières étant remplis d’indispensables...
    Depuis de presque innombrables lustres, nous avons traîné nos maillots puis nos sabots et nos godasses des bords de la Meurthe à la Baie de Boulari en passant par des tas d’endroits parfois idylliques, parfois improbables.

    Nous avons rencontré des tas de gens, des bons, des pas trop mauvais, quelques génies et des adorables, des cons, des imbuvables, des syndrômés de la casquette, pour finalement nous apercevoir que nous ne valons ni guère mieux ni pas trop moins que la moyenne. 
    Tout ne fut pas rose, ni gris. Nous avons eu des enfants que nous avons nous aussi essayé d’élever au mieux, mais, n’étant que des humains, nous avons surtout essayé de vivre le mieux possible avec eux. Nous nous sommes trompés parfois, bien réussi d’autres, finalement comme tout le monde .
    De toutes manières, il est heureusement impossible de modifier le passé.
    Quant à l’avenir, on ne peut que l’espérer bon !

     


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  • grâceLe Président de la République a gracié une femme condamnée pour le meurtre de songrâce époux, qui la frappait et abusait de ses enfants, dont un fils qui s’est suicidé quelques heures avant le meurtre de son père.
    Des voix s’élèvent dans la Magistrature pour dire que cette décision est dangereuse, qu’il suffira à n’importe quel condamné de frapper à la porte du Président de la République pour obtenir sa grâce. D’autres voix ont réclamé la modification des règles de la légitime défense, notamment les mouvements féministes qui ont fait ressortir la situation inadmissible des violences faites aux femmes dans notre pays et dans le monde en général.
    A mon avis, les magistrats qui se sont exprimés de la sorte ont juste un peu oublié que, le 4 octobre 1958, le congrès de la République réuni à Versailles a voté la Constitution de la 5ème République, que le Peuple avait acceptée par référendum le 28 septembre 1958  à 82,6 %, et notamment son article 17 qui, laconiquement, mais indubitablement, spécifie que
                              """Le Président de la République a le droit de faire grâce à titre individuel """.
    Les Tribunaux ont jugé en leur âme et conscience, selon leur intime conviction et en application de la Loi. Il ne peut donc rien leur être reproché.
    Pas plus qu’au Président de la République, qui a utilisé un droit que lui ont donné les représentants du peuple, et dont il est libre de l’usage.
    Les manifestations dans les rues sont l’expression des inquiétudes et des espoirs des citoyens. Mais elles n’ont pas force de Loi, même si il est fréquent que ces modes d’expression soient à l’origine d’évolution de textes.
    grâceD’autre part, les propos tenus à la télévision par des magistrats sont à mon avis très dangereux , car, en raison de la personnalité des déclarants, on peut craindre qu’ils soient crus sur paroles, et qu’on croie que la grâce présidentielle soit attribuable à tout condamné.
    Néanmoins, il me semble important de préciser que seule l’exécution la peine a fait l’objet de cette grâce . La condamnation, elle, n’est pas effacée, et il en serait évidemment tenu compte en cas de récidive, ce qui vient fortement tempérer la portée des propos des magistrats protestataires, et les espoirs des futurs éventuels solliciteurs de grâce.
    Dans toutes les éventualités, la Constitution est incontournable et il appartient aux autorisés de l’appliquer au mieux, dans l’intérêt de tous.
    Cependant, il faut aussi se souvenir que quelques grâces ont pu être accordées, depuis 1958, en raison degrâce circonstances que le bon peuple a pu trouver un peu ...circonstancielles , comme un criminel de guerre en 1971 et un haut fonctionnaire un tantinet abuseur de biens en 2008.
    Bien entendu, la politique n’étant que ce qu’elle est, la grâce accordée sera utilisée - pas toujours très en conformité avec le bon sens -  au cour de leurs campagnes par l’immense majorité des candidats aux ors de la République.
    Car les Présidents, les aspirants à la fonction, les juges, les avocats, les justiciables et... les criminels ne sont que des êtres humains.
    Et c’est tant mieux !

    photos :www.persee.fr ; leral.net ; libertepolitique.comeolia-software.com


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  • Itraditionnellement parlantci, comme ailleurs, en fin décembre de la finissante année 2016, il est indispensable de sacrifier à la tradition.
    Tradition des traditions, tout est tradition, pourrait-on dire en parodiant l’ineffable Ecclésiaste.

    Au cours d’une courte séquence, on pourrait presque croire que tous aiment chacun et chacun aime tous , tant les souhaits jaillissent en chaque fin d’année.
    Entre les vœux religieux,  qui ne sont pas ( enfin, pas toujours … ) des vœux pieux, les souhaits ardents des humains enamourés, les propositions d’administrateurs aux conseils d’administrations ( qui sont eux, souvent, des vœux pieux..), et les vœux de ceci, de cela et de bien d’autres choses encore, la période est bien pourvue.
    On espère, on souhaite, on attend, on offre, on envoie, et enfin  on reçoit des vœux. En veux-tu en voilà. Quand il n’y en a plus,  il y en a encore.
    Autant que vous pouvez en souhaiter, de santé, de bonheur, de richesse, de santé, de nez gros comme la cuisse ou de peau de banane dans l’escalier, de santé, de prospérité, de longue vie, de santé etc..traditionnellement parlant
    Quelques fois, on peut-être amené à vous souhaiter du boulot, mais on ne vous souhaite pas d’augmentations de tarifs, on vous les donne,  et ceux la même qui vous font ces cadeaux vous souhaitent  d' avaler  ces couleuvres  en buvant un coup,  avec modération , évidemment.  
    Nous constatons donc que ces échanges  sont indispensables au maintien de la cohésion sociale. Enfin il y a des gens qui disent qu’ils sont  indispensables( les échanges, bien sûr.. ).
    D’autres affirment avec une conviction presque convaincue qu’ils sont  plus dispendieux qu’ indispensables ( les autres Et les échanges ...). 
    Il  est vrai que la cohésion sociale tend à se renforcer de plus en plus, tout au moins si on considère qu’il y a de plus en plus de gens qui voudraient bien que leur condition sociale   soit plus … sociale, et l’ évidence de la piété de ces vœux referme le cercle….
    Néanmoins,  le terme social est une notion pour le moins  ambiguë car il faut évidemment s’entendre sur le sens donné à ce mot, sens qui varie bien entendu avec la situation, la personnalité ou les ambitions  de celui qui en parle.   
    D’aucuns se référent au social  de type socialo-revendicateur modèle 1936  et d’autres au social consumériste de nos temps actuels ( je n’ai pas dit contemporains, car il reste encore parmi nous quelques jeunes gens qui furent contemporains des joyeuses farandoles  du Front Populaire.)Ce Front qui, pour les autres, est antédiluvien,  puisqu’ ayant précédé les consoles Nintendo et le téléphone-MP3-MP4-Radio-Photo-ordinateur-qui-ne-sert-pas-encore-de machine-à-laver-mais-ça-va-venir .
    Ah ! j’allais oublier :  

    Bonne Année !!!!

    photos : marishka-moi.over-blog.com ; alain.sage.over-blog.com


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  • ça m'énerveIl faisait beau, ce matin. La baie, dont les eaux n’ont gardé aucun souvenir du petit coup d’ouest de la veille, berçait doucement les bateaux blancs à l’ancre.
    La circulation était fluide, et on pouvait tranquillement écouter la radio dans la voiture dont les vitres fermées nous isolait des bruit ambiants.
    Comme à l’accoutumée, j’écoutais la station qui, il y a quelquesça m'énerve lustres, s’adressait à ceux qui ont quelque chose entre les oreilles.
    Tout était donc réuni et aurait dû concourir à me donner la béatitude habituelle de mes matinées de retraité.
    Mais.
    Car, évidemment, il y en a un.
    L’émission , que les globisheux , les grandbretonneux, ou anglomaniaques allumés nomment taulque chaud , et les gens normaux émission débat, se nomme " "le nouveau rendez-vous" que l’animateur désigne finement et phonétiquement par le sigle l’NRV.
    Et c’est probablement la seule chose que je retiendrai de cette émission, puisque , pratiquement durantça m'énerve tout sa durée, les invités ont tous parlé en même temps, étant peut-être persuadés que leur avis prime celui de tous les autres, et de ce fait produisaient un brouhaha incompréhensible.
    Cette cacophonie logorrhéique aussi prétentieuse que saugrenue était cependant interrompue, comme par hasard, quand les taulqueurs parlaient de leurs œuvres personnelles, puisque, hélas, les radios, comme les télés, ont une fâcheuse tendance à ne devenir que des moyens de promotion.
    Mais, finalement, en y réfléchissant un peu ( c’est rare, mais ça m’arrive), c’est peut-être pour cela que l’animateur l’appelle l’NRV.
    Parce que, vraiment, ça énerve !

    images : etsy.com ; franceinter.fr ;  www.energieplus-lesite.be


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  • Il y a quelques jours, au cours d'une conversation entre amis, est venu sur le tapis le concept de citoyenneté.
     Il est vrai, qu'ici, en Nouvelle Calédonie, ce point  est .... à la pointe des questionnements, puisque dans peu de temps,  nous aurons à décider du statut du Pays.
    Il est donc souvent question de nos citoyennetés actuelles, à venir, ou éventuelles. J'ai donc donné mon point de vue sur la question, en me déclarant citoyen du monde.
    J'ai reçu quelques moqueries, du genre "c'est facile et cela élude le problème", ou "c'est bateau, et en fait une non réponse".
    J'ai donc dû exposer mon point de vue et affirmer mes convictions  :
    Je suis citoyen du monde parce que les guerres sont imbéciles, parce que 
    les racismes sont aberrants, parce que des prêcheurs de toutes les religions ne prêchent pas pour la Paix, mais pour leur paix et leurs propres intérêts.
    Je suis citoyen du Monde parce que les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits, parce que les femmes ont exactement les mêmes droits et les mêmes devoirs que les hommes.
    Je suis citoyen du Monde parce que la guerre, l’argent, l’ambition effrénée, la mégalomanie de quelques uns ne s’exercent qu’aux dépens des plus faibles et des plus pauvres.
    Je suis citoyen du Monde parce que sous prétexte de liberté on emprisonne, parce que les partisans de l’un sont les ennemis  de l’autre , parce qu’un jour il faudra bien que les hommes deviennent enfin humains, parce que discourir sans agir est la marque de l’ inutile..
    Je suis citoyen du monde, tout bêtement parce qu’il n’y a pas d’alternative à la nécessité de vivre ensemble et non pas les uns à côté des autres.
    Je suis citoyen du Monde parce que les proclamations et les quêtes d’identité nationale sont plus génératrices de divisions que d’unité, et engendrent la violence qu’elles sont supposées éradiquer .
    Je suis citoyen du monde parce que je crois en la valeur de l’homme, de tous les hommes, et que les donneurs de leçons devraient eux aussi retourner sur les bancs de l’école de l’Humanité.
    Je suis citoyen du Monde parce que tous les humains sont mes frères, parce que, depuis toujours , nous avons subi les exactions de quelques fous, nous avons guerroyés les uns contre les autres pour des raisons futiles et même imbéciles, nous avons , tous, espéré, travaillé, aimé et pleuré pour les mêmes raisons.
    Est-ce folie qu’espérer un monde meilleur ?
    Je sais bien que beaucoup me taxeront d’utopie, d’autres me qualifieront de doux rêveur , d’autres encore de traître.
    Mais qu’ importe !
    Un jour, j’aurai raison..
    Et vous aussi.

     

    images : afjv.com esen.education.fr, beariscool.blogspot.com ; communiquisme.over-blog.com


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  • Il pleut. La Baie est grise, les collines en face, là bas, sont invisibles.
    La mer et le 
    ciel, vides, presque uniformément sombres ne veulent plus se séparer, et nous donnent une vision du monde d’avant, des temps sans noms, quand les lézards n’avaient pas encore eu la folie de devenir des hommes, quand les dieux eux-mêmes n’étaient que songes indéfinis, quand la paix, bien qu’elle n’ait pas encore été inventée non plus, était là, triste, vide, et s’appelait ennui.
    Finalement, le premier sentiment humain, qui existait déjà avant l’homme, est l’ennui.
    Rien ne bouge, rien ne respire. Il n’y a que l’eau et le ciel. Comme dans l’œil du cyclone . Un chaos a produit un chaos, et le temps se repose avant d’entamer sa ronde en sens inverse.
    Le temps, le vent, la lumière et l’eau .
    Le feu n’est pas encore sorti des entrailles du monde.
    Il bouillonne sous des myriades de terres , comme si il cherchait comment il allait s’emparer de la place du temps et de la lumière pour faire avec eux l’assemblage des éléments incontournables et indissociables qui permettront à l’homme de naître .
    Comme si l’homme était l’aboutissement suprême, ce qui prouve que le feu, la terre l’air et l’eau , même ensemble, ne sont pas bien malins.
    La pluie se déchire, et les premières îles apparaissent , dévoilant lentement la ville qui s’ébroue et recommence à marcher vers un avenir incertain.
    Je n'aime pas la pluie.
    Mais, demain, il y aura du soleil…

     


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