• Justice, république, perquisition choucroute Nos temps, que je qualifiais encore il y peu d'incertains, deviennent saugrenus, burlesques, voire coquecigruesques.
    Bien sûr cet adjectif n'existe pas, mais l'attitude et les propos de quelques uns des élus de notre pauvre république laissent facilement à penser qu'ils sont, comme l'animal fantasmagorique issu de l'incommensurable grandeur de l'esprit d 'Alcofribas Nasier, issus des amours saugrenus d'un coq et d'une grue ayant forniqué sous l'influence de la ciguë.
    Je parle bien entendu des propos des élus évoqués, pas de leur parents qui sont très sûrement de bien braves gens.
    Les quotidiens, hebdomadaires et bien sûr les périodiques écrits, parlés, télévisé ou bouche-à-oreillisés s'en sont fait et s'en feront pendant encore quelques jours des gorges chaudes.
    Des supputations jaillissent de tous les réseaux sociaux et autres maternités de médisances, mais je n'en ai vu ni lu aucune parlant d'un point qui pourrait, éventuellement être envisagé.
    La perquisition qui a , bien involontairement, rendu possible ce non événement burlesque a été interrompue à la suite des gesticulations et vociférations des élus en cause.
    Une perquisition, tout le monde devrait le savoir a pour but la recherche d' éléments de preuve deJustice, république, perquisition choucroute  l'infraction qui l'a rendue réalisable. Et donc de découvrir ces fameux éventuels éléments. L'arrêt de la perquisition provoque, bien entendu, le départ des perquisitionneurs.
    Ce qui donne l'occasion aux éventuels éléments compromettants de peut-être avoir l'occasion de prendre la poudre d'escampette... Et par là même de clore l'affaire.
    Bien sûr, c'est vrai, j'ai l'esprit un tantinet tordu. Mais, hein, bon !
    Toutes ces éventualités sont naturellement au plus conditionnel possible, bien entendu.
    Il n'en reste pas moins que l'attitude desdits élus est pour le moins déplorable et finalement, me confirme ce que mon Père disait des politiciens: ceux qui éructent, insultent et provoquent n'ont pas droit à une majuscule et ne sont rien , ceux qui ont de vrais arguments parlent à l'esprit, et à la raison
    .


    images; aldaria02.centerblog.netlespetitsbrins.com


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  • conditionnellement vôtreL'immense majorité des moyens d'information, cette énigmatique nébuleuse qu'on nomme médias est rédigée, dite ou montrée pratiquement constamment au conditionnel, mode de conjugaison utilisé pour exprimer un souhait, une hypothèse ou, comme son nom l'indique, un fait ou une action soumis à une condition.
    Les informations qui sont supposées nous instruire, nous éduquer, voire nous former (en politique en particulier) nous sont donc diffusées, distillées, voire imposées d'une manière hypothétique, présumée, douteuse, incertaine et même problématique, si on en croit ( et pourquoi ne le croirait-on pas?) le sens du mot "conditionnel".
    Elles sont néanmoins assénées d'un ton péremptoire, montrant l'intention d'une tentative de persuasion. Les professionnels de l’information me donnent l'impression de n'avoir appris que ce mode conditionnel en français, tant ils l'utilisent quotidiennement, par un matraquage répétitif (mot pudiquement défini par mon cher Larousse par répétition constante d'un slogan ou d'un message).
    Cette manière d'agir induit chez moi une réflexion: soit les professionnels des médias disent n'importe quoi n'importe comment, et parlent de faits ou d'événements sans avoir vérifié leur véracité ni leurs sources, ou ils me prennent pour un béotien seulement apte a entendre, sans réfléchir, ni , évidemment , comprendre.
    Et, finalement, il me semble que les p
    âles émules de Théophraste Renaudot, honnête tout au moinsconditionnellement vôtre jusqu'à ce que Richelieu n'utilise La Gazette pour sa propagande politique, font usage de cette "logique" et cette méthode de travail ne soit devenue celle d'une grande majorité de "journalistes".
    Ce système "d'information" oblige le quidam lambda à lire plusieurs organes,
    écouter plusieurs radios ou chaînes de télévision et à faire travailler ses méninges pour tenter de découvrir une part de vérité.
    Et je m'aperçois que finalement ma diatribe n'est ( presque ) pas justifiée , puisque, en nous obligeant à
    travailler pour vérifier leurs embrouillaminis, les médias contribuent à notre éducation.
    Enfin presque peut-être éventuellement, allez savoir …........

    image : wirtschaftsprachen.hslu.ch ; pearltrees.com


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  • billevesées et coquecigrues linguistiquesOn trouve, au hasard des détours des rues et places de notre doulce France des indications destinées à informer le passant , le badaud, voire le touriste sur les points remarquables, utilisables ou originaux de nos bourgs, villes, lieux-dits et même capitales.
    En nos temps incertains, au cours desquels ledit badaud essaie de comprendre le monde qui l'entoure, et pour se faire lit avec avidité tout ce qui ressemble à une pancarte, il devient un tantinet ardu de se retrouver, tant lesdites pancartes sont rédigées en charabia, pataquès , galimatias, pathos, cacographie et même, Ô désespoir, en sabir grand breton.
    Ainsi, il y a peu, on ( je ne donnerai pas ici la définition de ce "on" définition que tous et chacun connaissent ) on, donc,  a annoncé les Jeux Olympiques de Paris par la sublimement débile expression "Made for sharing" qui, comme tous et chacun l'ignorent, signifie dans la langue de Shakespeare "fait pour profiter ( ou partager) ".
    Mais cette hérésie et même apostasie a au moins l'avantage d'indiquer les espérances sonnantes et trébuchantes de ses créateurs. Monsieur Bernard Pivot a trouvé l'origine de cette imbécillité: "Premier cas de dopage aux JO de 2024 : le slogan de Paris aux anabolisants anglo-américains. "
    Dans le même ordre d'idées, (si tant est que l'embrouillamini qui règne entre les oreilles de ces hurluberlus puisse constituer l'ombre d'une idée ), le salon de l'automobile, que chaque visiteur français moyen, de base et même bourgeois bohème voire étranger comprenait comme exposition des nouveaux modèles d'automobiles, est devenu, par la disgrâce et l'inculture de décideurs saugrenus Mondial Paris Motorbillevesées et coquecigrues linguistiques Show, ce qui démontre l'estime que ces gens-la portent à notre langue.
    On pourrait en dire autant d'un professeur , Prix Nobel français d'économie, qui a, le pauvre, trouvé intelligent de nommer l'école d'économie qu'il à créée à Toulouse Toulouse School of Economics. Je ne crois pas qu'il aurait eu un prix de français dans une école primaire. Mais ces "grosses têtes" ont d'autre chats à fouetter que le respect de la langue de leurs aïeux, leur gloriole leur servant de respectabilité.
    Et que dire du développement sportif de nos jeunes générations, qui sont appelées à pratiquer le street work-out, ou le skate-bord dans un skate park bien plus aptes à les développer que le sport de rue ou la planche à roulettes...........


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  • La presse, en général, et la presse écrite en particulier, en vertu du principe des vieux romains qui affirmaient sans rire que "verba volant scripta manent", la presse, donc participe à l'éducation des foules et des masses laborieuses ou oisives en leur mettant sous les yeux des textes informatifs, donc éducatifs.
    Les auteurs des divers articles doivent donc avoir en permanence présent à l'esprit le sens des mots qu'ils utilisent, afin que leurs propos éduquent et n'abêtissent point puisque, toujours selon les vieux romains, "errare humanum est", même - et surtout - si "perseverare diabolicum".
    Ce matin, je lisais, dans le numéro 236 de l'hebdomadaire Actu.nc, relatif au centre-ville de Boulari, j'ai été un tantinet surpris en lisant " le 14ème étage de ce bâtiment jonchant la mer donne une vue imprenable sur la montagne et sur la ville ."
    Persuadé que joncher signifie couvrir le sol de débris, j'ai vu l'immeuble en questions répandu en gravats sur la mer, ce qui, à mon sens en tous cas, ne facilite pas une vue panoramique sur la ville et la montagne. A moins que d'être tête-en-l'air.... Et en outre ne donne pas vraiment l'image d'un immeuble ….neuf .
    Néanmoins et évolution des langues en plus, les élucubrations de quelques allumés plus ou moins réformateurs et plus ou moins linguistes nous font ces temps-ci vivre des changements grammaticaux souvent abracadarantesques.
    J'ai donc consulté mon cher vieux Larousse, tant pour vérifier que pour m'assurer qu'il me reste encore quelques neurones en état de fonctionner.
    Ouf !
    Mon avis est confirmé !  Le verbe jouxter, semble en l'occurrence plus approprié. Mais nous sommes en des temps de liberté(s), et à près tout, chacun peut utiliser les mots à son goût.
    Et le lecteur les comprendre à sa manière.

    Quant au résultat.....

     


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  • Un éminent espérantiste de Melbourne ( Victoria, Australie) et centenaire de surcroit publie, dans le journal Australiaj Esperantistoj, organe de liaison des groupes espérantistes d'Australie, d'innombrables articles, sur tous les sujets, qui font la joie et participent à l'éducation et la culture de tous ceux qui les lisent. 
    Il s'agit de Marcel Leereveld.
    Cette semaine, il a écrit un article qui pourrait bien révolutionner le monde, pour peu qu'un gouvernement mette en application les principes qu'il décrit.
    Je ne sais pas si tous seront d'accord, mais l'idée peut séduire, en nos temps d'inconstance et d'incertitudes.
    Qu'en pensez-vous ?
    """On n'a pas encore accepté ma proposition que le gouvernement change le mariage pour la vie en mariage quinquennal pour tous, prolongeable chaque fois de cinq années supplémentaires. Le but est de diminuer les meurtres en changeant la culture.
    Dans la culture actuelle on admet que le mariage est pour toute la vie, et, quand après cinq ans, l'un des mariés veut changer de partenaire, l'autre pense, en raison de cette culture, qu'il ou elle a le droit de tuer l'autre, où les enfants, ou l'amant de l'autre, ou tous.
    Dans mon système quinquennal, si après cinq ans l'un désire changer, il n'existe pas pour l'autre de motif de refuser ou de tuer. Et si quelques couples veulent rester ensemble pour encore cinq ans, alors ils peuvent décider de prolonger le mariage, même pour l'éternité.
    Mais la nouvelle culture de rupture automatique éloigne la nécessité de punir celui ou celle qui rompt, donc aussi la raison de le tuer.
    Le meurtre se produit en grande partie parce qu'on accepte, culturellement, moralement et légalement l'obligation de rester ensemble jusqu'à la mort, même si la possibilité légale de se séparer existe .
    La différence psychologique est bien sûr qu'actuellement on doit, souvent avec chagrin, beaucoup travailler pour se séparer, alors qu'avec ma proposition on doit agir et faire quelque chose pour continuer à être marié."""

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  • républicrates et démoblicainsJ'aime bien mon lit. Un peu parce que je suis, il faut bien l'admettre, un peu feignant, mais surtout parce que, depuis plus de trois quarts de siècle, j'y rêve.
    Et ces derniers temps, après avoir vu un reportage à la télé sur les difficultés rencontrées par ceux qui nous gouvernent, j'ai fait un rêve que je crains de voir devenir prémonitoire.
    Il se déroulait dans un petit pays où, après de longues années de luttes saugrenues pour phagocyter le pouvoir, des dirigeants de la majorité républicaine , dans un aussi rare que providentiel éclair de lucidité, eurent l'idée de consulter un oracle, afin d'essayer d'obtenir derépublicrates et démoblicains l'aide pour garder définitivement l'emprise, la maîtrise, l'omnipotence, en un mot le gouvernement.
    La consultation des cartomanciens et devineresses, médiums et voyants de tout acabit ayant depuis toujours aidé les rois et autres tyranneaux monarchiques ou républicains !
    L'oracle, malin comme toutes les Pythies et autres augures, avait repéré un membre de l'opposition qui s'était glissé incognito dans la délégation, comme c'était habituel, puisque chacun des partis espionnait les autres.
    Il leur donna une recette, se disant que cela serait utile à tous, et avec un peu de chance, profiterait aussi un peu au peuple.
    En effet, il savait bien que, depuis toujours, les bonnes et les mauvaises idées étaient également partagées entre les républicains et les démocrates et il leur aurait suffit de se réunir, de choisir les meilleures idées, et de les partager aussi équitablement que possible.
    républicrates et démoblicainsMais, comme il connaissait bien les gens de pouvoir, il savait qu'ils ne partageraient jamais, l'un voulant toujours dominer l'autre et réciproquement.
    Il les invita donc à déjeuner, et leur offrit en guise d'apéritif un philtre de sa réserve miraculeuse. Ce breuvage avait pour effet de mélanger les personnalités des consommateurs, sans, bien entendu qu'ils s'en rendent compte.
    Sitôt avalée, la potion fit son effet. Et ils devinrent instantanément les uns républicrates, et l'autre démoblicain.
    Et les bonnes idées de l'un devinrent aussi celles des autres et bien entendu, réciproquement. Quant aux mauvaises idées, elles disparurent aussi rapidement qu'elles leurs étaient venues. Il n'y eut plus de majorité, ni évidemment d'opposition, et le pays entra dans une ère de prospérité, de félicité et d'espoirrépublicrates et démoblicains d'avenir radieux.
    Toutefois, ceux qui n'avaient pas profité du cadeau de l'oracle étaient restés républicains ou démocrates de base, et bien entendu ne furent pas contents de l'évolution de la situation qui les éloignait de la direction des opérations.
    Ils entreprirent donc de renverser les nouveaux dirigeants, et grâce à des alliances de carpes et de lapins finirent par atteindre leur but, et revinrent à des errements leur permettant de réatteindre le pinacle. Et la vie reprit son cours sinon normal, du moins habituel....
    Nihil novi sub sole, disait l'Ecclésiaste....

    _____________

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  • On n'arrête pas le progrès.
    On n'arrête pas non plus, forcément, les chercheurs, qui font tout leur possible pour améliorer notre pauvre sort de terriens.
    caleçon reproducteurIl y a cependant des esprits chagrins qui pourraient prendre ombrage de certaines recherches. Notamment ceux qui pensent que notre vieille conséquence du Big Bang commence à être trop peuplée, et qu'incessamment sous peu, et peut-être même avant, il n'y aura plus à manger pour tout le monde.
    Les recherches en cause sont nées, évidemment, en Américanie, épicentre du monde, selon ce brave (1) monsieur Trump, ci-devant 45ème successeur de Monsieur Washington.
    Les grands esprits de l'Université de Boston ont découvert, après de longues, laborieuses, coûteuses et pointues recherches que le port du caleçon a des conséquences éminemment bénéfiques sur la reproduction humaine.
    Ils ont découvert que ce protecteur de l'intimité masculine, quand il est large et aéré, permet auxcaleçon reproducteur testicules de respirer mieux, et donc de fonctionner plus efficacement, et par conséquent de fabriquer plus de spermatozoïdes. Ces derniers, plus nombreux, sont donc plus efficaces .
    Les études ont aussi démontré que le port de slip moulant, en gênant la respiration des usines à spermatozoïdes, empêche ces derniers de participer en grand nombre à la course qui verra le vainqueur devenir un beau bébé.
    Une dernière étude, portant sur les ventes de caleçons, boxers slips et autres sous-vêtements masculins permettra bientôt de déterminer si caleçon reproducteurl'Américanie a des chances de voir s'allonger la liste des électeurs du brave monsieur Trump.
    On n'a pas encore demandé au dit 45ème s'il allait inciter l'investissement dans le caleçon reproducteur. Mais, si on en croit ses antécédents commerciaux, on peut penser qu'il ne va pas louper l'occasion, et qu'il munira sa nouvelle armée spatiale de ce type d'équipement, en vue de la....peopolisation  de Mars, Vénus et autres lieux .

    _________________

    (1) au sens provençal du terme...

    images :reinformation.tv ; pinterest.fr ; padel-arena.com


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  • voyage au bout de la vieCette nuit, comme toutes les nuits, aussi loin que se portent mes souvenirs, j'ai rêvé. Une voisine, un peu parente, un peu cousine, m'avait dit un jour, il y a déjà bien longtemps, qu'il faut rêver pour être heureux. Je suis donc un homme heureux, mais, à mon grand désespoir,  mes songes ne me laissent que très rarement des réminiscences suffisamment nettes pour vous être contés.         
    Cette nuit, pour une fois, j'ai gardé un souvenir précis de mon escapade onirique.
    Il y avait  un petit oiseau, gris, malingre, dont l'aspect était  loin, très loin  des flamboyants oiseaux de paradis. C'était  un tout petit oiseau sans grâce, sans voix, n'inspirantvoyage au bout de la vie qu'indifférence, et qui, perché sur une branche regardait curieusement et  sans indulgence mais avec peut-être quand même un peu d'envie, les humains vivre sous les frondaisons du bourao qui lui servait d'observatoire. Il les voyait, gros, riches et gras.         
    Le petit oiseau gris et malingre avait déjà vécu bien longtemps, et,  selon lui, ces humains qu'il contemplait étaient  loin, très loin de ceux que, jadis, les Dieux avaient créés.
    Il les avait vus se trahir, se haïr, se battre, se combattre, se débattre avec leurs petites bassesses , qu'ils  tentaient de transformer en triomphes, mentir, tricher, s'entretuer au nom de tout et de n'importe quoi, parfois même pour rien.
    Il les voyait maintenant ramasser des pierres pour le chasser, car ils le trouvaient laid, pauvre, petit et malingre.           
    Et il ne les comprenait pas,  puisque, étant lui  aussi issu des œuvres du même créateur, quelque part, il leur ressemblait, mais lui n'éprouvait pas de haine, pas d'envie, pas de violence. Il voulait simplement manger pour finir en paix sa petite vie de petit oiseau gris et malingre.         
    Mais il leur était à la fois tellement semblable et tellement différent  qu'ils ne pouvaient le supporter et cherchaient toutes sortes de prétextes afin de s'en débarrasser et se donner, sans honte,  bonne conscience.
    voyage au bout de la vieToute cette agitation attira d'autres petits oiseaux gris et malingres. La faim les avait chassés de leurs nids, là-bas, dans les Suds oubliés, au delà des sables. Les migrateurs leur avaient appris que là-haut, dans le Nord, il y avait beaucoup de graines, et que la vie était bien plus facile pour eux, oiseaux, et qu'ils pourraient y élever aisément leurs petits. C'est pourquoi  ils venaient par  centaines, par milliers.         
    Il en vint tant que le ciel se cacha derrière leurs hordes indisciplinées, si bien que le  bruit des battements  de leurs ailes couvrit celui du battements des cœurs des humains qui, inquiets, effrayés, affolés, coururent cacher leurs fortunes et leurs misérables biens, fermer leurs maisons à double tour.
    Ils  élevèrent des clôtures, et des barrières et  de hauts murs. Ils capturèrent des envahisseurs ailés qu'ils mirent en cage avant de les renvoyer dans leurs cieux arides sur leurs terres sans blé, d'où ils revinrent, têtus, implorants, terribles.
    Ils lancèrent leurs armées à l'assaut des oiseaux..          
    Ils les tuèrent par centaines, par milliers, mais ceux qui tombèrent furent instantanément remplacés par d'autres, plus misérables, plus affamés, plus assoiffés encore.
    Alors les  humains devinrent petits, gris et malingres et
    Ne trouvant plus le sommeil, j'ai allumé la télé. se cachèrent, s'enfouirent sous leurs terres riches, ne pouvant résister à la faim qui poussait ces innombrables petits oiseaux gris et malingres, et ils finirent par se dissoudre et finalement par disparaître.
    Les petits oiseaux gris et malingres alors,  dévorèrent tout, s'empiffrèrent, saccagèrent, se battirent, se déchirèrent et, petit à petit, insensiblement, se transformèrent pour, finalement,   quitter leur statut de petits oiseaux gris et malingres.
    Et ils devinrent, lentement, inexorablement, misérablement, humains.           
    voyage au bout de la vieEt là-bas,  assis sur un tas d'humanités disparues, tranquille, l'Initiateur Originel contemplait curieusement ce qu'était devenue sa création, et pensivement se dit : " je ferai mieux la prochaine fois ", en jetant le trognon de la pomme qu'il venait de finir. En tombant, le trognon fit un bruit de fin du monde qui m'éjecta de mon rêve.
    Ne trouvant plus le sommeil, j'ai allumé la télé .                
    Un reportage était retransmis, montrant d'innombrables  clandestins à l'assaut de Ceuta  et de Melilla, riches enclaves européennes en terre d'Afrique.............
    Nihil novi sub sole disait l'Ecclésiaste 

    images : changera.blogspot.com; com64.over-blog.com; letribunalduweb.fr; sahel-intelligence.com 


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  • mise au point Aux détours des rues , en lisant les médias, en écoutant les gens, on  n'entend, le plus souvent que jérémiades, récriminations,réclamation et autres expressions de mécontentement en ce qui concerne les services de l'Etat et en particulier le service de santé. Un extra-terrestre de passage en nos terres gauloises  pourrait  en déduire que les pauvres habitants de ce pays sont biens malheureux, et que le le seul but de ceux qui les dirigent ( dirigeaient, dirigeront...) est leur l'extermination .
    J'exagère à peine, convenez-en!
    La semaine dernière, j'ai dû passer quelques jours à l'hôpital, aux urgences, puis en médecine interne
    et enfin en cardiologie. J'y avais été admis en vitesse , pour une sombre histoire d'.....eau, de poumons et de vieux  cœur en pas trop bon état.
    Et j'ai été remis sur pieds sans coup férir.Par ailleurs, au cours de ce séjour, j'ai battu mon record d'amaigrissement, bien au delà des pharamineuses annonces des diverses et variées publicités prometteuses qui hantent et  phagocytent nos téléviseurs aux entours de l'été. J'ai en effet perdu 12
    (douze)   kilogs , en 48 ( quarante-huit !) heures. Cette dégringolade  étant due aux traitements efficaces  qui m'ont été prodigués, qui ont provoqué une hyperactivité "pipiesque "
    Mais mon but  n'est pas d'être inscrit au Livre Guinness des Records!
    Loin delà !
    Je veux  ici faire état du professionnalisme, de la compétence, de l'amabilité, de la
    disponibilité et de lamise au point gentillesse des personnels de l' établissement, du vigile du parc de stationnement aux médecins chefs de services, en passant par les aide-soignantes et aide-soignants, les infirmières et infirmiers, les étudiants en médecine stagiaires, et les administratifs auxquels j'ai été confronté lors de cet épisode hospitalier.
    Tous, sans exception, ont eu à mon égard une attitude qui a forcé mon admiration.
    Ne faisant pas partie des personnalités, des VIP, vedettes ou autres notabilité à choyer pour être bien vu,
    et ayant bien observé autour de moi pendant mon séjour, j'en ai déduit que tous et chacun bénéficient des
    mêmes attentions.
    Ce qui, pour lesdits personnels, n'est en fait que banale normalité, n' en déplaise aux esprits... chagrins.
    CQFD.............

     

    images : qqcitations.com  ; iconsultin.fr 


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  • Contre l’amour   D’Esteve Soler

     

     

      Traduit du catalan (Espagne)par Alice Dénoyers  Année d’écriture de la pièce: 2009  Année de traduction de la pièce: 2011  Pièce traduite à l’initiative et avec le soutien de la
     Maison Antoine  Vitez, Centre international de la traduction théâtrale, à Paris.  

     « C’est pas facile de n’être nulle part » 
    Eugène  Ionesco  Délire à deux

    Dans  un  petit  théâtre,  le  public  assiste  à  un  spectacle  de marionnettes.Intérieur  d'un  palais.  
    La  salle  du  trône  est  occupée  par  une  princesse, qui s'adresse  à  un  paysan  depuis  son  
    fauteuil  majestueux.  À  travers  une  fenêtre,  on  voit  le  soleil 

    Princesse - Approchez-vous, paysan. 

    Le  paysan  s'exécute.   

    Paysan - Jusqu'à ce que je touche votre cœur ? Princesse - Vous n'avez pas besoin d'être proche pour l'obtenir. Paysan - Vous me rendez doublement heureux alors. Princesse -J'ai précisément décidé de vous convoquer pour vous rendre heureux une 
    troisième fois. J'ai été surprise par votre audace en apprenant que vous avez demandé ma main à mon père, le roi.
    Paysan - Il faut être encore plus audacieux pour rester silencieux. Princesse - Vous devez savoir qu'un acte comme celui-ci aurait provoqué le pire 
    des châtiments il n'y a pas si longtemps. 
    Paysan - Chaque jour je meurs pour vous.
    Princesse - Croyez moi, l'épée de mon père est beaucoup plus affûtée et beaucoup
    plus habile que la plus directe des flèches de Cupidon.

    Paysan - Et malgré tout, l'une d'elles l'a brisée. Princesse - Ne vous méprenez pas. Je me marierai avec vous.
    Paysan - Est-ce vrai, ce que mes oreilles entendent ?
    Princesse - Parlez à vos oreilles et obligez-les à écouter parce que c'est la vérité. Paysan - Si c'était nécessaire je serais capable de les convaincre de sentir, devant 
    cette vérité au parfum de rose.
    Princesse - Respirez bien le parfum des roses, il est aussi agréable qu'éphémère.  Paysan - Le cœur de ma mère bondira de joie. 
    Princesse - Je serai à vous, en échange de quelque chose.
    Paysan - Demandez-le-moi, ce sera peu de chose.  Princesse - Je veux que vous me rapportiez le cœur de votre mère arraché de vos 
    propres mains. 

    Brève  pause.  Le  paysan  est  visiblement  surpris  par  la  cruauté  de  la princesse.  

    Paysan - Mais c'est cruel.
    Princesse-Il y a un moment vous m'auriez dit que seul mon silence pouvait être cruel
    Paysan - Je suis convaincu que vous savez que si je suis devant vous c'est parce que j'ai une mère et que ceci nous rend égaux, vous et moi, aussi égaux que les sincérités 
    partagées entre époux.
    Princesse - M'aimez-vous ? Et n'oubliez pas de me donner une réponse sincère.

    Soudain,  il  trébuche  et  le  contenu  du  sac  tombe  par  terre  :  l'énorme cœur  de  sa  mère
    L'organe  sanguinolent  se  contracte  et  parle.

    Paysan - C'est clair.
    Princesse - Ne voulez-vous pas regarder tout le monde d'un regard décidé depuis cette tribune ?  Paysan - C'est clair.
    Princesse -Ne voulez-vous pas connaître cette vie dont je suis la seule à savoir qu'elle est 
    authentique ?
    Paysan - C'est clair, mais... Princesse - Alors seul un acte vous sépare de vos désirs. Un acte réalisé avec le cœur. 

    Les  marionnettes  s'en  vont.  La  lune  remplace  le  soleil  et  les  lumières du  petit  théâtre  s'éteignent.  
    Le  paysan  arrive  avec  un  sac.  Il semble  très  inquiet

    Paysan - Je suis le meilleur des fils, c'est pourquoi cette nuit elle n'a rien à craindre. Je suis
    le meilleur des fils, c'est pourquoi elle ne me verra pas me trahir.Je suis le meilleur des fils,
    c'est pourquoi je lui donnerai la meilleure des belles-filles. Qu'aucun Dieu n'ose me dire le contraire : aujourd'hui j'ai rendu une mère heureuse.  

    Le cœur de la mère - Mon fils, t'es-tu fait mal ? 

    Le  paysan  recule,  atterré,  alors  que  la  mère  répète  sa  phrase  avec 
    une  profondeur  candide.  

    Le cœur de la mère - Mon fils, t'es-tu fait mal ?

    Les  marionnettes  s'en  vont.  Le  soleil  fait  à  nouveau  place  à  la  lune  et la petite  scène  s'éclaire.  On  y  voit  la  princesse  et  le  paysan,  qui  porte   le  sac  à  la  main. 

    Princesse - Je ne pensais pas que vous me reverriez un jour.
    Paysan - J'aurais été disposé à m'arracher les yeux pour que vous puissiez me voir à nouveau.
    Princesse - Et le cœur d'une mère ?
    Paysan - Le voici. 

    Le  paysan  lui  présente  le  sac  contenant  le  cœur.  

    Princesse - Comment vous y êtes-vous pris ?
    Paysan - Sans un mot.
    Princesse - Pourtant, avec moi, vous êtes plutôt bavard.  Paysan - Jamais un fils n'a arraché le
     cœur de sa mère de façon aussi  aimable  et discrète. Croyez-moi. Princesse - Je vous en crois capable. Montrez-le-moi.

    Le  paysan  commence  à  le  retirer  du  sac,  mais  il  s'interrompt.  

    Princesse - Qu'attendez-vous ?
    Paysan - J'attends que vous me croyiez sans avoir besoin d'en dire plus.
    Princesse - Retirez-le.
    Paysan - Je pourrais être impoli et mal élevé.
    Princesse-Aucun cœur de mère n'est capable de contredire les véritables intentions de son fils. 
    Paysan - Je ne peux pas.
    Princesse - Pourquoi ?
    Paysan - Je n'ai peut-être pas le cœur que je méritais. Princesse - Je savais que vous ne seriez pas capable de le faire. Vous n'êtes pas un homme 
    de parole. 

    La  princesse  ne  dit  rien.  Le  paysan  s'éloigne.

    Princesse:Je vous conseille de manger le cœur que vous portez, de quelque animal qu'il soit,
     c'est bien savoureux si c'est cuisiné avec amour. 

    Le  rideau  tombe  sur  le  théâtre  de  marionnettes. 
    Obscurité

    Contre l’amour   D’Esteve Soler

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