• bleuseriesMon Père, que, plagiant l'ineffable copain de Juliette Drouet, j'ai tendance a définir comme ce héros au sourire si doux, a vu le jour vers la fin de l'avant dernier siècle, juste au dessous de ce que M. Ferry nommait la ligne bleue des Vosges.
    Et, en raison du fait que cette fameuse ligne délimitait la conséquence de la déculottée de 1870, il a vécu ce que quelques inconscients ont nommé la Der des Der.
    Oh! Il ne fut pas le poilu de 15 ans qui fit pleurer dans les chaumières. Plus prosaïquement, il bénéficia d'un hébergement gratuit, comme tous les jeunots de son canton.
    En effet, les germains, qui, malgré les rodomontades du Kronprinz redoutaient les armées de chez nous, embastillaient la jeunesse, ce qui évitait aux teutons le risque de voir grossir les troupes gauloises.
    C'est ainsi que mon héros passa en vase clos les quatre années de la première tuerie mondiale.
    En 1919, dès son retour à la maison, il fut appelé au service de la Patrie, car il était alors évident qu'à peine un lustre de détention sans raison ne pouvait suffire pour être dispensé du service militaire .
    Quel rapport, me direz vous, avec le thème de notre affaire ?
    Patience, j'y viens.
    Il fut incorporé au 20ème Bataillon de chasseurs à pied, dont l'uniforme était... bleu. Nouveau venu dansbleuseries ce bataillon de bleu vêtu, il devint illico et de facto un bleu.
    En effet cette couleur était celle des jeunes recrues des armées républicaines aux joyeux temps révolutionnaires, les royalistes étant tout de blanc équipés.
    C'est ainsi qu'avec toute la logique de toutes les armées, le nouveau est devenu et resté un bleu. Quelle que soit la couleur de son uniforme. Sérieux et appliqué, mon modèle obtint, tenez -vous bien, ses galons de caporal, qui étaient... bleu jonquille, car prononcer le nom de la couleur du safran était rigoureusement interdit dans ce bataillon.
    Ces circonstances colorées auraient-elles eu une influence profonde sur la nature de l'auteur de mes jours, au point de bleuir son avenir? Il faut croire, car il réussit l'exploit de générer sept enfants, tous équipés de chacun deux yeux bleus .
    Ce dont ma sœur aînée convenait aisément, précisant sans vergogne et avec une certaine fierté - et même une fierté certaine - de magnifiques yeux bleus Je ne puis que souscrire à cette description fraternelle, évidemment.
    La fortune souriant aux audacieux mais pas aux prolétaires, une fois le BEPC obtenu, il a fallu travailler, car chez nous, les ortolans ne tombaient pas tout rôtis dans nos assiettes . Et j'ai joyeusement revêtu des ...bleus de travail
    Quand, à mon tour, je fus appelé "au service", je fus incorporé dans l'Armée de l'Air, et revêtu d'un superbe uniforme... bleu.
    De retour à la vie civile, comme les billets bleus ne tombaient pas en cascade, j'ai trouvé une situation qui, loin de conduire aux rives du Pactole, était un quand même un tantinet plus rémunératrice.
    Et je suis entré dans la maréchaussée, où j'ai porté la fameuse vareuse bleu gendarme, qui, bien entendu, en vertu de l'implacable logique militaire dont je vous ai parlé plus haut, était ( et est toujours )... noire.
    J'ai pu ainsi quelque peu me balader sur la planète bleue, après avoir écouté les cigales sous le ciel bleu de Provence.
    bleuseriesPour un lorrain, le bleu marin était encore en ces temps déjà lointains, un rêve peu accessible ....

    Aujourd'hui, si j'ai toujours les yeux bleus, je ne suis, sacrebleu, plus un bleu, et l'idée de parler d'avenir bleu a fait que je me suis rendu compte qu'en l'occurrence, c'était mon passé.
    Et pour clore, j'ai la chance de participer au Club Questions pour un Champion de Nouméa, dont les joyeuses rencontres se déroulent aux Cerisiers bleus...
    Ma Mère avait raison, je ne fais jamais rien comme les autres.
    Ventre saint gris ! Comme disait ce paillard de Vert Galant .

    images : la-fontaine-de-mots.overblog.com. métal-modeste.com; litterature audio.com


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  • Je suis, vous êtes, nous sommes .
    Quoi? Sots, ignares, imbéciles, incapables, etc ( il y a 51 synonymes ).
    Ne hurlez pas à l'injure!
    On nous le dit sans cesse! 
    Tous les jours, sur les ondes, dans les images, dans les journaux des gens- qui sont probablement, eux , intelligents- nous le disent, le répètent, le serinent !?
    Non ?
    Et ben si !
    Il ne se passe pas une journée sans qu'on nous dise, en titre :"ce qu'il faut penser de..., ce qu'il faut retenir de..., ce qu'il faut comprendre de..." et on nous détaille ce que , d'évidence, les bornes de nos capacités de compréhension n'ont pas permis à notre comprenotte d'assimiler de l'événement !
    Et tout béotiens que nous soyons,nous sommes bien obligés d'admettre que ceux-là qui nous "informent" sont bien plus malins que nous, puisque, mis à part quelques irréductibles, nous lisons avec avidité les explications généreusement fournies .
    A de nombreuses reprises, j'ai contacté les journaux qui mentionnent cette obligation, et qui de ce fait, me mettent en rage.
    Eh bien, croyez le ou pas, je n'ai jamais reçu l'ombre de la queue d'un mot de réponse !
    Je veux bien croire, et c'est la mansuétude que mes chers Parents m'ont enseignée qui m'y pousse, je veux bien croire, donc, que ceux qui écrivent dans le journal, qui causent dans le poste ou pérorent dans des conférence ont reçu une éducation suffisante pour exercer ces fonctions.
    Mais, à mon avis, personne ne leur a enseigné le respect du lecteur ou de l'auditeur, ni inculqué le petit brin de bon sens qui leur ferait comprendre qu'ils ne sont pas les seuls doués de suffisamment d'intelligence pour comprendre un article de presse.
    D'autant plus que lesdits articles sont plus souvent qu'à leur tour rédigés dans un charabia à l'orthographe plus qu'approximative.
    Ces approximations et ces amphigouris pourraient, si nous étions méchants, être susceptibles de nous faire croire que les impérieux auraient un impérial besoin de disons... se perfectionner.
    Mais nous savons, n'est-il pas, qu'erare humanum sed perseverare diabolicum !
    Alors, la lecture des oeuvres de M.Bescherelle pourrait vous être utile, messieurs les donneurs d'ordre.


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  • Avenir, sang bleu, apanage , noblesse, choucrouteJadis , comme naguère d'ailleurs, en Espagne, et comme partout ailleurs, les nobles jouissaient du droit de vivre à ne rien faire, enfin, plutôt, à ne pas travailler, ce mot horrible issu du sinistre trepallium, qui permettait d'allonger les gens qu'on trouvait un peu courts dans leurs velleités laborieuses, voire religieuses, car on ne rigolait pas avec le populo , en ces temps là.
    En Espagne, le soleil était généreux et donnait à la peau des gens du peuple, ceux qui, dans les champs, subvenaient aux besoins de la gent pâle, un teint plus ou moins foncé du plus mauvais effet dans la bonne société.
    Du fils de quelque chose plus connu sous le vocable de hidalgo, au grand d'Espagne (pas forcément par la taille, mais par la grâce de Charles V dit Charles Quint, roi des Espagnes) , on avait donc la peau blanche, sous laquelle se devinaient en bleuté les veines sanguines.
    D'où l'expression sangre azul, ce qu'en français on a traduit par sang bleu...
    Les nobles, qui ne se fatiguaient pas trop aux champs, avaient la peau claire et des chances, si ils échappaient aux guéguerres et autres conquistadoreries, de vivre plus longtemps que la populace.
    Grâce au ( ou à cause du...) sangre azul.
    C'est peut-être pour cela qu'on parle parfois d'avenir... en bleu.
    Depuis quelques temps, on parle aussi de vin bleu espagnol. Le vin étant le sang de la vigne, de là à ce que quelque évaporé ne fasse un rapprochement plus ou moins vaseux avec le sangre azul, il n'y a qu'un pas qu'évidemment je franchis allègrement!!!
    Du coup, si notre avenir est aussi en bleu, nous allons devenir Grands d'Espagne.
    Ou presque .
    Mais, car, évidemment, cette perspective est subordonnée à cette conjonction dubitative, la noblesse ne s'acquiert pas aussi facilement. D'autant plusqu'elle revêt autant de formes que l'imaginaire peut en créer.
    Néanmoins, mon Père, qui n'était pas un saint mais qui fut mon modèle, puisqu'il avait toujours raison, m'a dit que la seule vraie noblesse est celle du cœur.
    Sang bleu ou peau bronzée ne sont donc pas critères de grandeur.
    D'autant plus que l'expression sangre azul, fameux signe de noblesse espagnole et européenne, désignaitAvenir, sang bleu, apanage , noblesse, choucroute péjorativement, voire méprisamment, les métis dans les Amériques hispaniques du 19ème siècle.
    Alors...
    Notre avenir ne sera ni bleu, ni multicolore, il ne sera que ce que nous en ferons, et , à mon avis, que je partage avec mon Père ( qui avait, souvenez vous, toujours raison...), sa couleur sera le vert, qui, c'est bien connu, représente l'Espérance.

    image: youtube.com, pixers.fr

     


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  • Les langages des humains ont été - tout au moins peut-on le supposer- établis par les humains eux-mêmes pour pouvoir, peut-être un jour, réussir à s'entendre.
    Les notions d'égalité entre lesdits humains ont été discutées, débattues, rebattues, recommencées, perdues, reprises et à nouveau discutées, depuis les premiers grognements émis autour d'une carcasse de mammouth ou peut-être même, allez savoir, de diplodocus.
    C'est peut-être aussi au cours de ces casse-croûte qu'est intervenue la notion de hiérarchie, de style loi du plus fort ... J'avais écrit agapes, en pensant à une sorte de fraternité, mais l'étymologie grecque du mot (agapé = amour) m'a fait changer d'avis.
    En effet, si, inévitablement, l'amour a joué un rôle essentiel dans l'évolution du langage, les propos tenus en nos temps "civilisés" par les uns sur les
    unes, et les unes sur les autres ne sont pas parangons de ce pourtant indispensable sentiment.
    Les écritures qui ont succédé aux borborygmes des premiers humains se sont élaborées lentement, laborieusement, pour atteindre un niveau acceptable de clarté, et permettent à tous et chacun de se comprendre.
    Ou presque. 
    Car, au cours du lent cheminement qui l' a conduit à son ét
    at actuel, la langue française a surtout été forgée par des hommes, ce mot étant pris dans le sens de mâle, pas dans le sens d'humain. C'est en tous cas ce qu'affirment les féministes.
    La légalité de l'égalité n'est évidemment pas discutable.
    Égalitairement, antisexistement, inclusivement épicèneNéanmoins, et imbécillité en plus, nombreux sont ceux qui, parce qu'ils sont, en principe, physiquement plus fort, parce qu'ils sont équipés de témoins aux noms de monocotylédones (1), ou parce qu'ils l'ont arbitrairement décidé, qui, qui, qui ...nombreux donc sont ceux qui nient cette évidence. Et, forcément, les diverses écritures font immanquablement ressortir ces influences, dans des tournures plus ou moins saugrenues, comme cette supériorité du masculin sur le féminin dans les accords pluriels .
    Et, ce qui prouve que keums et meufs sont bien égaux, les féministes ont aussi trouvé des formules aussi tarabiscotées que coquecigruesques, avec ce ""point milieu" saugrenu. Il est vrai que cette lumineuse initiative est la production du HCEFH ( Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes !!..?) ce qui prouve indubitablement que n'importe qui peut émettre et pondre n'importe quoi sur n'importe quel sujet, dans n'importe quel but.
    Rassurez vous, Mesdames, ces élucubrations orthographiques n'auront pas d'effet sur nos relations, l'estime et l'admiration que nous, gens d'en bas mais quand même sensés vous portons.

    _________________________

    (1) Le mot orchidée a une étymologie étonnante : il vient du grec orchis qui veut dire testicules

    image : lorchidee.fr


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  • Encore une de plus en moins disait mon Père en riant dans sa moustache.
    La profondeur de ce propos ne m'est apparue que sur le tard, quand j'ai pris conscience de la fuite du temps, quand j'ai compris le sens de l'expression la nuit des temps...
    Il ne devrait pas être permis de dire que le temps fuit, la fuite étant signe de crainte . Car , en effet,le temps ne nous craint pas, il se contente de passer, de nous regarder d'un œil amusé tenter de nous dépatouiller dans les joyeusetés que notre humanité est si habile à créer.
    Au cours des 362 derniers jours, de nombreuses, beaucoup trop nombreuses, exactions ont été commises, partout, dans les régions les plus reculées et bien sûr tout près .
    On a brutalisé, violé, battu, volé, menti, escroqué sans la moindre vergogne. Et on s'apprête à recommencer.
    On .
    Ce pronom désigne tous et chacun, et, n'importe qui, mais bien sûr, surtout l'Autre, vous savez, celui qui n'est pas comme nous, qui n'est pas de notre couleur, ne parle pas comme nous et qui, forcément, fait mal.
    Mais foin de pessimisme ! Au cours des 362 deniers jours, il y a eu, partout, dans les régions les plus reculées comme ici, chez nous, des instants de lumière et des explosions de joies, des jeunes ont aidé des vieux, des vieux ont éduqué des jeunes, des femmes n'ont pas été battues mais adulées, des malades ont été soignés, des pardons et des remerciements ont été donnés et reçus.
    Finalement, si on ( nous et l'Autre) voulait bien se donner la peine d'un bilan, on verrait que les bonnes actions contrebalancent les mauvaises, et, si on (toujours eux...et nous) faisait un petit, tout petit effort, on parlerait moins des drames, plus des bons gestes, et, dans nos sociétés de communications exponentielles, on verrait probablement forcément une amélioration.
    Enfin, peut-être.
    La 2019ème année de notre ère va commencer, et , comme la tradition le souhaite, les vœux de toutes sortes vont donner à tous et chacun une petite lueur Il en sera de même pour les ères des Autres, d'autres croyances et d'autres cultures, à d'autres dates.
    Alors donc, sacrifions aux traditions et souhaitons nous tout le Bonheur, l'Amour et les Joies du Monde

     

    Bonne Année !


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  • Ô tempora ! Ô moresCes jours derniers, un peu partout dans le monde, on a commémoré la fin de la première tuerie du siècle dernier.
    Tous, du plus petit arrière petit fils d'un poilu inconnu, jusqu'au plus farfelu de ceux qu'on appelle – et qui le croient – les dirigeants, en passant par toutes les chairs à canon qui tentent de survivre ici ou là, tous, et, évidemment, toutes, ont senti, tout au fond de leurs tripes, en entendant les évocations , descriptions d'horreurs et parfois les interminables listes de victimes, une sorte de sentiment d'impuissance, bizarrement teintée de culpabilité, mêlé à des espoirs fous et des peines insondables, à des regrets et, mais pour quelques uns seulement, à des remords.
    Et chacune et chacun, en souhaitant ardemment que jamais ne reviennent de tels événements, a compris que cet espoir, si grand, si intense qu'il soit resterait un voeu pieux tant que l'humain ne serait que ce qu'il fut toujours.......
    Néanmoins, d'indécrottables optimistes tentent de renverser la méchante bêtise de l'homme.
    Et, Youpi ! Lentement, mais sûrement, notre monde évolue !
    Entre les "patrons" embastillés pour avoir négligé le fisc, les héritages controversés, les gilets colorés dépassés par les abrutis casqués, les augmentations des diminutions des allocations plus allouées, les fous de dieux, les soldats perdus qui s'égarent , les journaleux-chroniqueux-venimeux qui se posent en mentors, voire en prophètes et ne sont qu'eux, misérablement, les emmureurs frontaliers parlant oiseau, les supposés dirigeants qui se perdent et les candidats perdants éperdus, les frontières "entrefermées" et les voyageurs sans billets ni bagages, et finalement sans vie , la fonte des ressources et celle des glaces, la hausse des prix et celle de la température, le bon peuple qui devient teigneux quand on lui dit que, puisqu'ils le demande, on va reformer , entre tous ces ingrédients du bonheur populaire, il Ô tempora ! Ô moresexiste quand même quelques raisons d'espérer la béatitude !
    Contrairement à ce que croit le tenant du verre à moitié vide, il faut bien admettre que les gens qui "pensent" ont grands besoins des quelques malheureux subsides que les administrateurs de leurs sociétés leur allouent parcimonieusement, et qu'il est aisé de critiquer, mais bien difficile de dépenser 3 millions d'euros par mois, surtout si il faut se livrer à ce pensum toute l'année.
    Essayez, pour voir !
    Ô tempora ! Ô moresAlors qu'il est si facile de défoncer une vitrine, de brûler des poubelles, en un mot de casser tout et n'importe quoi...
    Mais vous êtes, nous sommes, des gens à peu près sensés et ces dépenses somptuaires et ces idioties casseuses nous sont pour le moins étrangères.... et, n'en déplaisent aux esprits chagrins, nous sommes les plus nombreux !
    Alors.............


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  • Extrait de Zadjal de l'avenir , de Monsieur Louis Aragon. Que dire et pourquoi dire plus ?

    L'avenir de l'homme est la femme
    Elle est la couleur de son âme

    Elle est sa rumeur et son bruit
    Et sans elle il n'est qu'un blasphème
    Il n'est qu'un noyau sans le fruit
    Sa bouche souffle un vent sauvage
    Sa vie appartient aux ravages
    Et sa propre main le détruit

     Je vous dis que l'homme est né pour
    la femme et né pour l'amour
    Tout du monde ancien va changer
    D'abord la vie et puis la mort
    Et toutes choses partagées
    Le pain blanc les baisers qui saignent
    On verra le couple et son règne
    Neiger comme les orangers.

     


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  • Justice, république, perquisition choucroute Nos temps, que je qualifiais encore il y peu d'incertains, deviennent saugrenus, burlesques, voire coquecigruesques.
    Bien sûr cet adjectif n'existe pas, mais l'attitude et les propos de quelques uns des élus de notre pauvre république laissent facilement à penser qu'ils sont, comme l'animal fantasmagorique issu de l'incommensurable grandeur de l'esprit d 'Alcofribas Nasier, issus des amours saugrenus d'un coq et d'une grue ayant forniqué sous l'influence de la ciguë.
    Je parle bien entendu des propos des élus évoqués, pas de leur parents qui sont très sûrement de bien braves gens.
    Les quotidiens, hebdomadaires et bien sûr les périodiques écrits, parlés, télévisé ou bouche-à-oreillisés s'en sont fait et s'en feront pendant encore quelques jours des gorges chaudes.
    Des supputations jaillissent de tous les réseaux sociaux et autres maternités de médisances, mais je n'en ai vu ni lu aucune parlant d'un point qui pourrait, éventuellement être envisagé.
    La perquisition qui a , bien involontairement, rendu possible ce non événement burlesque a été interrompue à la suite des gesticulations et vociférations des élus en cause.
    Une perquisition, tout le monde devrait le savoir a pour but la recherche d' éléments de preuve deJustice, république, perquisition choucroute  l'infraction qui l'a rendue réalisable. Et donc de découvrir ces fameux éventuels éléments. L'arrêt de la perquisition provoque, bien entendu, le départ des perquisitionneurs.
    Ce qui donne l'occasion aux éventuels éléments compromettants de peut-être avoir l'occasion de prendre la poudre d'escampette... Et par là même de clore l'affaire.
    Bien sûr, c'est vrai, j'ai l'esprit un tantinet tordu. Mais, hein, bon !
    Toutes ces éventualités sont naturellement au plus conditionnel possible, bien entendu.
    Il n'en reste pas moins que l'attitude desdits élus est pour le moins déplorable et finalement, me confirme ce que mon Père disait des politiciens: ceux qui éructent, insultent et provoquent n'ont pas droit à une majuscule et ne sont rien , ceux qui ont de vrais arguments parlent à l'esprit, et à la raison
    .


    images; aldaria02.centerblog.netlespetitsbrins.com


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  • conditionnellement vôtreL'immense majorité des moyens d'information, cette énigmatique nébuleuse qu'on nomme médias est rédigée, dite ou montrée pratiquement constamment au conditionnel, mode de conjugaison utilisé pour exprimer un souhait, une hypothèse ou, comme son nom l'indique, un fait ou une action soumis à une condition.
    Les informations qui sont supposées nous instruire, nous éduquer, voire nous former (en politique en particulier) nous sont donc diffusées, distillées, voire imposées d'une manière hypothétique, présumée, douteuse, incertaine et même problématique, si on en croit ( et pourquoi ne le croirait-on pas?) le sens du mot "conditionnel".
    Elles sont néanmoins assénées d'un ton péremptoire, montrant l'intention d'une tentative de persuasion. Les professionnels de l’information me donnent l'impression de n'avoir appris que ce mode conditionnel en français, tant ils l'utilisent quotidiennement, par un matraquage répétitif (mot pudiquement défini par mon cher Larousse par répétition constante d'un slogan ou d'un message).
    Cette manière d'agir induit chez moi une réflexion: soit les professionnels des médias disent n'importe quoi n'importe comment, et parlent de faits ou d'événements sans avoir vérifié leur véracité ni leurs sources, ou ils me prennent pour un béotien seulement apte a entendre, sans réfléchir, ni , évidemment , comprendre.
    Et, finalement, il me semble que les p
    âles émules de Théophraste Renaudot, honnête tout au moinsconditionnellement vôtre jusqu'à ce que Richelieu n'utilise La Gazette pour sa propagande politique, font usage de cette "logique" et cette méthode de travail ne soit devenue celle d'une grande majorité de "journalistes".
    Ce système "d'information" oblige le quidam lambda à lire plusieurs organes,
    écouter plusieurs radios ou chaînes de télévision et à faire travailler ses méninges pour tenter de découvrir une part de vérité.
    Et je m'aperçois que finalement ma diatribe n'est ( presque ) pas justifiée , puisque, en nous obligeant à
    travailler pour vérifier leurs embrouillaminis, les médias contribuent à notre éducation.
    Enfin presque peut-être éventuellement, allez savoir …........

    image : wirtschaftsprachen.hslu.ch ; pearltrees.com


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  • billevesées et coquecigrues linguistiquesOn trouve, au hasard des détours des rues et places de notre doulce France des indications destinées à informer le passant , le badaud, voire le touriste sur les points remarquables, utilisables ou originaux de nos bourgs, villes, lieux-dits et même capitales.
    En nos temps incertains, au cours desquels ledit badaud essaie de comprendre le monde qui l'entoure, et pour se faire lit avec avidité tout ce qui ressemble à une pancarte, il devient un tantinet ardu de se retrouver, tant lesdites pancartes sont rédigées en charabia, pataquès , galimatias, pathos, cacographie et même, Ô désespoir, en sabir grand breton.
    Ainsi, il y a peu, on ( je ne donnerai pas ici la définition de ce "on" définition que tous et chacun connaissent ) on, donc,  a annoncé les Jeux Olympiques de Paris par la sublimement débile expression "Made for sharing" qui, comme tous et chacun l'ignorent, signifie dans la langue de Shakespeare "fait pour profiter ( ou partager) ".
    Mais cette hérésie et même apostasie a au moins l'avantage d'indiquer les espérances sonnantes et trébuchantes de ses créateurs. Monsieur Bernard Pivot a trouvé l'origine de cette imbécillité: "Premier cas de dopage aux JO de 2024 : le slogan de Paris aux anabolisants anglo-américains. "
    Dans le même ordre d'idées, (si tant est que l'embrouillamini qui règne entre les oreilles de ces hurluberlus puisse constituer l'ombre d'une idée ), le salon de l'automobile, que chaque visiteur français moyen, de base et même bourgeois bohème voire étranger comprenait comme exposition des nouveaux modèles d'automobiles, est devenu, par la disgrâce et l'inculture de décideurs saugrenus Mondial Paris Motorbillevesées et coquecigrues linguistiques Show, ce qui démontre l'estime que ces gens-la portent à notre langue.
    On pourrait en dire autant d'un professeur , Prix Nobel français d'économie, qui a, le pauvre, trouvé intelligent de nommer l'école d'économie qu'il à créée à Toulouse Toulouse School of Economics. Je ne crois pas qu'il aurait eu un prix de français dans une école primaire. Mais ces "grosses têtes" ont d'autre chats à fouetter que le respect de la langue de leurs aïeux, leur gloriole leur servant de respectabilité.
    Et que dire du développement sportif de nos jeunes générations, qui sont appelées à pratiquer le street work-out, ou le skate-bord dans un skate park bien plus aptes à les développer que le sport de rue ou la planche à roulettes...........


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