• accompagnants en litteratieDepuis près de 10 ans, à la Croix-Rouge, avec quelques autres bénévoles, j’essaie d’aider les nouveaux arrivants étrangers qui le désirent à apprendre notre bonne vieille langue françoise.
    Jusqu’à ces derniers temps, on nous qualifiait d’intervenants. Je trouvais ce terme adéquat, bien qu’un tantinet pompeux.
    C’est peut-être ce qu’on compris quelques hauts fonctionnaires de l’Education Nationale, qui nous qualifient maintenant du terme, quand même nettement plus clair et explicite, d’
    accompagnants en littératie. C’est effectivement bien plus compréhensible quand ont sait que la littératie est un mot découlant du terme anglo-saxon literacy et du latin litteratus dérivé de littera (lettre) (J.P.Jaffré, 2004).
    La littératie recoupe diverses définitions qui renvoient à tout ce qui a rapport à l'écrit sous ses formes multiples. En anglais, literacy signifie capacité  de lire et d'écrire ou alphabétisation. Il est devenu, pour tout un chacun ou presque, bien plus évident , quand on s’adresse à des gens qui ne connaissent pas le français, ou à des illettrés, de parler de littératie, que d’alphabétisation.
    Tant il est vrai que, pour avoir le droit d’exister en français il faudra bientôt s’exprimer en pidgin ou galimatias grand breton .
    Toutefois, sait-on jamais, les petits anglais apprendront peut-être leur langue par
    alphabétisation, plutôt que par elimination of illiteracy, si toutefois leurs enseignants – pardon, accompagnants en littéracie - sont aussi saugrenus que les grosses têtes fumeuses de l’Education Nationale, qui eux, seront bien plus malins, puisqu’ils feront de l’upbringing............
    Quand je pense que ces gens là se font une gloire de détruire la langue de leurs ancêtres, des envies leur faire accompagnants en litteratieavaler leurs traités sans boire me démangent !
    Il en est même qui reçoivent les Palmes Académiques, ce qui ressemble à une grosse injure pour les Hussards de la République ou leurs descendants, qui n’obtiennent cette distinction qu’après de nombreuses années de bel et bon enseignement.
    Néanmoins, et bon sens de vieux gaulois en plus , je finis par m’apercevoir qu’ils ( ces gens-là ) ne se rendent pas compte des énormités linguistiques qu’ils pondent comme des vieilles poules pondent encore un œuf de temps à autre, pour avoir l’air vivantes.
    Mais soyons magnanimes. Et comme disait l’homme qui marchait sur l’eau "Pardonnez leur, ils ne savent pas ce qu’ils font".
    Pauvres de nous.
    Enfin !
    Il fait beau, je vais aller me déplacer horizontalement dans le milieu aquatique qui borde mon ponton.

    images :images.math.cnrs.fr ; www.jeuxetcompagnie.fr


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  • Ouverture de la chasseAvec un poil d’avance sur l’ouverture de la chasse aux divers gibiers, on compte actuellement (24 Août à 13 heures locales, ici, en bas à droite de l’Océan qu’on dit Pacifique ), on compte donc 32 candidats déclarés aux ors de la République.
    32 citoyens plus ou moins au-dessus de tout soupçon, qui, tous, sans la plus petite exception, s’engagent, la main sur le cœur et la bouche en forme de certitude, et promettent, dès leur accession au Pinacle , de faire, à partir de dorénavant et jusqu’à l’avenir inclus (*) le bonheur béat, voire extatique de tous les habitants, même si ils n’ont pas les mêmes idées ou n’obéissent pas aux mêmes obédiences.
    C’est certain, puisque eux-mêmes le disent, le clament même à tous les vents et tous les échos, jusque dans le plus petit isoloir.
    Et c’est prouvé, puisque, comme disait ma grand mère, c’est dans le journal.
    Bien entendu, chacun à son programme de future peut-être éventuelle gouvernance. Grâce à eux, les errements et approximations, les lourdes fautes même des précédents titulaires, qui ont, bien entendu, amené le Pays (on sentOuverture de la chasse la majuscule des leurs propos...) à la ruine, seront abolies et remplacés par leurs géniales idées. Tellement géniales qu’ils sont eux mêmes ébaubis de ne point les avoir eues plus tôt.
    Et chacun des éventuels impétrants se voit, qui sur le pont d’un grand yacht, qui au Fouquet’s entouré d’admirateurs inconditionnellement impatients des retombées qu’ils espèrent de leur dévouement à la Cause, qui à la tribune de l’Assemblée, donnant dans de lyriques envolées les grandes lignes de ce qu’ ils vont faire pour la Nation ( ici aussi, on sent la majuscule ... ).
    D’autres, enfin, ( si si si, c'est possible ) se voient commencer à travailler.
    Cette ouverture de la chasse au trône ( gibier épisodique quinquennal) nous rassure, nous allons êtres bien guidés, jusqu’à la prochaine saison de braconnage réglementaire.
    Nous vivons une époque formidable.

    ___________________

    (*) formule plus ou moins esotérique ou presque signifiant à peu près "pour l’éternité"

     images: gagdz.com  www.forum-religion.org

     


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  •  

     

    République de Krabonie

    Constitution du 1 août 2016

    L'Assemblée constituante, en application du principe que les terres nouvelles apparues inopinément sont susceptibles d'être revendiquées ,
    Vu les délibérations et diverses opportunités,

    Vu l'absence de revendications formelles de la part d'autres éventuels candidats, 
    décrète

    Décret du 1 août 2016

    1° la création de la République de Krabonie, située par 22°15'36"59 Sud et 166°33'25"34 EST, et d'un superficie de1,025 mètre Carré, et d'une altitude maximum de 0,75 mètre, en bordure de la Baie de Boulari, et de la commune du Mont-Dore, en Nouvelle Calédonie.

    2° que le peuple est constituée des habitants du 128 et du 164 rue du Coq d'Or, qui seront dénommés Kraboniens.

    3° Qu'il ne peut y avoir de Constitution que celle qui est proposée et acceptée par le peuple

    4° L'Assemblée constituante déclare que la République de Krabonie, libre, indépendante, une et indivisible, est entrée, à compter du 1 août 2016, dans la procédure de reconnaissance par l'Organisation des Nations Unies, en vue d'interdire aux cons d'y séjourner et même de demander l'autorisation de s'en approcher à moins de 100 milles nautiques, limite des eaux territoriales de la République.

    5° Le peuple krabonien , convaincu que le flux et le reflux des marées ne faisant apparaître que douze heures par jour le Territoire de la République, considère que la citoyenneté des habitants est biquotidienne, mais que, lors des périodes de submersion de leur terre, ils sont considérés comme en mission de civilisation des terres et peuples voisins.

    5-1 Le Gouvernement est assuré en collégialité par tous les habitants des lieux cités à l'article 2, qui se réuniront régulièrement pour décider des orientations à donner.

    5-2 Faute de pouvoir se faire sur le territoire de la République, en raison des marées et de l'exiguïté du territoire, les réunions d'orientation pourront se tenir en tout lieu, pourvu qu'il y ait suffisamment de chaises et d'approvisionnement liquide et solide pour qu'elles soient efficaces.

    6° Il appartient aux peuple krabonien de décider, à son seul gré, en fonction des émotions et des circonstances, des règles de fonctionnement du pays, en gardant toutefois à l'esprit que Saint Quante-et-un, Saint Johny Walker et Sainte Heineken sont les divinités tutélaires du pays, ainsi que leurs frères italo-arméniens Parcimoni et Bonessian.

    7° Les emblèmes de la République sont constitués d'un drapeau représentant un crabe rouge aux pinces vertes symbolisant la faune et la flore de la mangrove et l'avertissement donné aux éventuels envahisseurs d'avoir à se méfier des pincements et d'un hymne dont la musique et les paroles seront déterminées par concours entre les kraboniens.

    8° la fête nationale sera célébrée chaque foi qu'un krabonien en manifestera le désir , de la manière qui lui conviendra, sous réserve qu'il en avise ses concitoyens, qui y seront obligatoirement associés.

    à KRABONIA, Capitale de la République de Krabonie, le 2 août 2016

    images:cocoloriage.com

     


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  • pauvres de nousIl faut bien se rendre à l’évidence.
    Dans notre éducation nationale, le ridicule ne tue plus.
    Pas plus d’ailleurs que dans notre sphère politico-dirigo-intello-bobo- saugrenue, tant il est vrai que, de nos pauvres jours, l’instruction passe par des décisions politiques.
    En somme c’est tout comme si on demandait à un cheval de grimper sur l’Himalaya avec un scaphandre.
    Nous avons tous entendu ou lu les élucubrations des penseurs ( si, si, si, ils sont persuadés, les pauvres, qu’ils pensent.......), de ces presque penseurs donc, qui prétendent vouloir instruire nos chères petits têtes blondes, rousses, brunes, noires, crépues ou lisses.
    Et  qui, les pernicieux, essaient du même coup de déboussoler nos aussi chères têtes chenues, chauves ou en instance de le devenir, et par conséquent de nous empêcher de les envoyer là où ils seraient à leur vraie place, dans ce qu’on nommait autrefois des asiles d’aliénés.
    Car, enfin, comment une gamine ou un gamin peut-elle (il) apprendre à nager, quand on lui dit qu’elle (il) va  "traverser l'eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête".
    En effet,  le temps qu’elle ou il comprenne, elle ou il est noyé .
    Ces "presque penseurs" qui, selon la géniale Martina Chyba sont tombés dans la catégorie des "personnes en cessation d’intelligence", , les malheureux, ils perdent leurs cheveux, faute de perdre leur latin, en comprenant qu’ils sont caractériséspauvres de nous par un tout petit mot de trois lettres. 
    Ce petit mot, commençant par un C, qui joue bien son rôle de consonne exclusive vélaire sourde devant le O issu de l’Omicron des vieux grecs qui le suit, et se terminant par un N lequel, c’est bien connu,
     se compose de deux segments de droite parallèles, reliés par un segment de droite oblique.
    Etant donnée l’exponentielle croissance du nombre de ces égarés de l’esprit devenus pondeurs d’inepties, ces trois lettres sont suivies d’une consonne affriquée alvéolaire sourde, lettre qu’un locuteur lambda de la langue de Corneille dit être un S.
    Et c’est bien fait pour eux.

    images : www.apprendre-en-ligne.netwww.media-tchat.org


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  • shocke?!Il y a quelques années, en 2012 pour être précis, j’ai eu la chance d’assister à une manifestation théâtrale, écrite et interprétée par Paul Wamo, artiste, slameur,  originaire de Lifou, la plus grande Île de l’archipel des Loyauté. Ce fut un moment magique, où la danse traditionnelle du Wetr mêlée à la danse moderne de la Compagnie Nyan de Richard Digoué , a envoûté les spectateurs.
    Une scène sombre, vide, silencieuse comme la Terre avant le premier matin. Deux ombres à peine nimbées de la chiche lumière de torches.

    Quelques mots indécis, imprécis, ébauches d'un langage qui va s'élancer, conquérant, et transcender irrésistiblement les temps et les hommes.
    Et Paul entre en scène, bondissant, convaincu, chantant, disant, murmurant, hurlant parfois ses convictions qui deviennent incontinent celle (*) des spectateurs ébaubis, muets, émerveillés par la justesse des propos, de leur vérité assénée avec la tranquille assurance de celui qui espère un monde plus vrai, plus humain, plus, plus, plus...
    Les danseurs, les chanteurs, les costumes, les effets lumineux ou sonores, tous ces éléments qui font de ce spectacle uneshocke?! merveille, semblent si simples et si vrais qu'ils ont dû faire l'objet de centaines d'heures de travail et de recherches.
    Longtemps après être sorti de la salle du Centre Culturel , dans la nuit de ma chambre, des mots en drehu, des cris de rage en français, des invocations à une véritable humanité résonnaient derrière mes paupières closes, et j'ai rêvé d'un nöje kanaky hniminang(**) multicolore et multiculturel où de tels cris ne seront plus que souvenirs.
    J'ai déjà très longtemps vécu, traîné mes guêtres en des lieux improbables et n'ai plus beaucoup d'illusions sur mes contemporains, ni, évidemment, sur moi même.
    Il n'est donc point aisé de m'émouvoir.
    Et Monsieur Paul Wamo y est parvenu .
    Chapeau, l'Artiste !

    ______________

    (*) il ne manque pas de S les convictions de Paul sont devenues l'unique conviction du public
    (**) "pays Kanaky bien aimé" en drehu, langue de Lifou

    images :paul-wamo.com,www.lafamilletortue.com


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  • cagou,oiseau de lumièreSur la terre rouge, une aube bleue, annonce d'un jour de gloire, se lève et enchante le murmure de la rivière. Accompagnant ses pas d'un surprenant jappement de chiot, un oiseau, arpentant sereinement les lieux à une allure de sénateur, salue ses frères et sœurs, et chante la gloire du nouveau jour. Il vaque à ses affaires, balançant sa tête ornée d’une glorieuse mandorle de plumes, au rythme de ses pas .
    Ses yeux, vifs et scrutateurs, surveillent soigneusement les alentours, examinent le chemin où son corps aux plumes bleu gris ou gris bleu, selon les instants , va, vient et repart et revient encore, lentement, sûr de son prestige, son bec rouge piquant de ci de là un insecte ou un ver.
    Il a dû voler dans les temps anciens, mais de longues ères de calme, sans prédateurs, la nourriture abondante au sol lui ontcagou,oiseau de lumière désappris le vol et, aujourd'hui, il n'agite plus ses ailes rayées de gris clair et de noir, il ne se grandit en hérissant ses plumes têtières que pour danser la parade qui séduira une belle , ou pour montrer à tout importun qu'il est maître chez lui.
    Et, serein, il chemine au gré de ses envies, sûr de lui, fier symbole de son pays de lumière.
    Parfois, à la Rivière Bleue, des touristes viennent en rutilantes voitures, ce qui ne plaît guère au maître des lieux.
    Ainsi, un beau dimanche, un cagou qui paradait sur le parking de terre rouge a vu son reflet dans la peinture noire d'une belle voiture toute neuve.
    Il s'est approché, curieux, s'est miré, a admiré, provoqué, s'est énervé et pour finir, devant cette image qui lui ressemblait vraisemblablement trop à son goût, et devenait un voleur potentiel de dulcinée, s'est jeté sur elle, bec vengeur en avant, et lui a asséné quelques estocades, qui laissèrent quelques traces profondes dans la peinture brillante.
    Jusqu'à ce que, outré,  le propriétaire de la voiture intervienne, le chasse et déplace son bijou.
    Le cagou s'éloigna dignement jusqu'à la rivière qui chantonnait dans son lit , en remonta le cours , et, levant la tête, cagou,oiseau de lumièreaperçut la voiture noire garée en un autre endroit .
    Il revint vers elle, et, voyant de nouveau son image sur la carrosserie noire, se rua derechef et lui administra de nouveau quelques coups de bec bien sentis, avant de s'éloigner, satisfait d'avoir montré qui est le maître en ces lieux.
    Après avoir examiné les traces de l'algarade, l'homme à l'auto noire se jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y prendrait plus...

    images :www.20minutes.fr ; www.panoramio.com ; www.fiche-auto.com

     


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  • Il faut bien que jeunesse se passe,

    m'a-t-on dit

    quand je ne savais pas,

    quand je faisais mal,

    quand je faisais trop, ou pas assez.

    Peu a peu, j'ai grandi,

    et, sans le savoir ,

    ma jeunesse est passée

    toute seule,

    pas trop mal, ma foi,

    et même rapidement,

    sans qu'elle me donne l'impression

    d'avoir besoin d'y être obligée.

    Avant d'avoir fini

    le temps qui m'est alloué,

    j'aimerais savoir enfin,

    pourquoi faire passer la jeunesse

    était si important, car

    maintenant, je sais la vieillesse

    beaucoup moins amusante.

    Pourtant elle passe, vite elle aussi,

    mais sans qu’on le demande,

    si bien que finalement on en trépasse,

    et qu'à l'ultime moment,

    si on sait comment,

    on ne sait toujours pas pourquoi

    il fallait tant que jeunesse se passe...


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  • olympiades matinalesComme tous les quatre ans, tout l'univers de la presse et des sports parle des Jeux Olympiques. Et personne n'est avare de termes dithyrambiques au sujet de athlètes qui vont s'y affronter.
    Néanmoins, et justice en plus, nous autres, anciens ceci ou cela, nous devons réclamer la reconnaissance de nos efforts et capacités.
    Car, après de longues années de presque bons et à peu près loyaux services, nous devons chaque matin, pour réaliser ce qu'on pourrait appeler, sans intention ni quelconque allusion douteuse, la levée du corps.
    Et, comme vous l'allez voir, les efforts exigés n 'ont rien à envier à ceux de sportifs. En effet lequel des champions qui vont jouer à s'affronter à Rio rencontre autant d'opposition à la position verticale que ceux que les gens polis et franglisants ou latinisants nomment les seniors et les autres, irrévérencieusement, les vieux?
    Combien d'athlètes récapitulent, au moment du réveil, l'ordre dans lequel devront se dérouler les opérations permettantolympiades matinales au corps du vieux de se tenir debout?
    Combien de coureurs, sauteurs, plongeurs ou autres nageurs doivent, dans un premier temps, se coucher sur le côté en , pour ceux qui couchent à droite, mettant la jambe droite en position de, sans brusquer les muscles du dos et du cou, délicatement aller poser un pied prudent au sol, tout en ramenant le bras droit de façon à commencer à soulever délicatement le haut du corps, en calculant l'allure du mouvement pour le mettre en concordance avec le déplacement du pied à la recherche d'un chausson , d'une babouche, claquette ou autre savate?
    Lequel d'entre eux pousse au moment de mettre le torse à la verticale, le bras droit en appui sur le matelas, et pieds presque au sol, ce soupir de satisfaction qui marque la moitié du travail à accomplir olympiades matinalespour se mettre debout?
    Lequel, quand il est assis au bord du lit, sait qu'il lui faut encore essayer d'arriver à ressembler à un humain en se mettant debout?
    Combien de costauds baraqués savent que, pour y parvenir, il faut ( et il devrait suffire.. )  ramener les pieds en arrière, pour avoir une assise plus sûre, et, en appuyant les deux bras en arrière sur le lit,olympiades matinales conjuguer la poussée des jambes, celle des bras et l'inclinaison du torse en avant, pour enfin atteindre la station verticale?
    Lequel d'entre ces athlètes, lorsqu'il est enfin debout, est heureux et fier d'avoir réussi l'exploit sans se blesser ?
    Nous pouvons donc, camarades aïeux confirmés ou en devenir, être fiers de nous, au moins autant qu'eux de leurs médailles.
    Non mais!
    images :fr.wikipedia.org ,forum.doctissimo.fr , wamiz.comwww.boutique-jourdefete.com


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  • renversementDepuis quelques années, il est loisible de constater que la délinquance des jeunes prend une tournure que quelques grincheux pourraient presque qualifier d’hégémonique.
    Il devient urgent de lutter contre ce fléau, et, puisque jusqu’à présent les mesures prises par les gens d’en haut, de tout bord, restent sans trop d’efficacité, ce matin, au cours d’une réunion du Conseil des Sages de notre commune, nous avons évoqué ce qu’il serait possible de faire, sans trop de frais, pourrenversement réduire cette tendance.
    Et l’un d’entre nous a eu un trait de génie.
    Il a tout simplement proposé un renversement drastique de la situation.
    Et nous avons souscrit avec un enthousiasme aussi général que celui qui a soulevé les convives des noces de Cana quand Jésus a transformé l’eau en vin...
    En effet, les gros titres des divers moyens de communication de masse que sont les journaux, la télévision, internet et radio cocotier font régulièrement état d’agressions, vols et autres joyeusetés commises par des abrutis de plus en plus jeunes.
    La proposition de notre ami de renverser la situation consiste en une inversion des agresseurs.
    renversementEn effet, supposons que quatre ou cinq sexa-septu-octogénaires, un soir , dans une rue fréquentée, se jettent sur un jeunot , lui administrent une mémorable raclée et lui volent son téléphone portable, son blouson, voire ses "nikes" .
    Nombre de nos concitoyens se contentant, comme de coutume, de regarder sans réagir, ni intervenir , les quatre ou cinq Vieux auraient le temps de prendre la fuite, clopin-clopant en s’aidant de leurs cannes.
    Néanmoins, et enquête en plus, les services de Police et les journalistes auraient de quoi ébaubir les foules friamment avides de sensationnel si possible plus ou moins sanguinolent .
    Imaginez les titres des Unes du lendemain : "Un jeune agressé par des vieux en pleine rue"  "Un jeune homme sauvagement brutalisé et dévalisé par des arrière-grands-pères".
    Et, pour peu que cet exploit se reproduise, "Encore une agression par des vieillards", "le gang des vieux récidive " suivis, en sous-titre " "Que fait la Police ?", ou encore "Nos élus incapables de réagir " " Il faut instaurer le couvre-feu pour les vieux "renversement "il faut créer des centres de rétention fermés pour les vieux délinquants ", etc etc..
    Malheureusement, il y aurait un risque En effet, actuellement les titres des journaux donnent une impression d’importance aux jeunes malfaiteurs, et on pourrait craindre qu’il en soit de même pour les anciens …..
    Avec, quand même,une nuance de taille: le nombre d’agresseurs irait inéluctablement en diminuant, en raison ….....de l’espérance de vie.
    Vos avis et impressions sur cette "évolution" seront évidemment les bienvenus, toute idée étant susceptible d’être améliorée pour devenir efficace .

    images :tonnelier.skynetblogs.be ; livre.fnac.com ; xibaaru.comwww.titrespresse.com


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  • polémiqueSelon Larousse, une polémique est une discussion, un débat, une controverse qui traduit de façon violente ou passionnée, et le plus souvent par écrit, des opinions contraires sur toutes espèces de sujets (politique, scientifique, littéraire, religieux, etc.).
    En notre pays, les gens de bon sens sont plus nombreux que les quelques tonitruants de tout bord, de toute obédience, qui s’agitent, vitupèrent, expliquent, affirment , dénigrent, oublient et surtout qui candidatent à qui mieux mieux.
    Mais, bi
    en que le bon sens soit une arme de destruction massive des imbéciles, ceux qui en sont pourvus sont discrets, beaucoup trop discrets .
    Jusqu’au jour où...............
    Chacun sait qu’il n'y a pas de vie sans dialogue.
    Et sur la plus grande partie du monde, le dialogue est remplacé aujourd'hui par la polémique. Le xxe siècle est le siècle de la polémique et de l'insulte (...) Des milliers de voix jour et nuit, poursuivant chacune de son côté un tumultueux monologue,polémique déversent sur les peuples un torrent de paroles mystificatrices, attaques, défenses, exaltations.(*)
    C’est en tout cas ce que disait Camus en 1948, dans "les Actuelles".
    Comme chez nous le changement se fait dans la continuité, le XXIème 
     siècle a juste peu changé le sens du mot, qui est passé de polémiquediscussion violente à torrent de paroles mystificatrices, attaques, défenses exaltations, et, sans trop de crainte de se tromper, on pourrait – et souvent on peut –y ajouter la mauvaise foi, voire le mensonge.
    Bien sûr, la discussion est indispensable pour parvenir à un équilibre.
    Mais est-il utile, ou intelligent, de profiter d’événements horribles, de massacres épouvantables d’innocents pour essayer de se faire - ou de se refaire.. - une place "en haut"?
    Car,  comme par hasard, les plus ardents polémistes (**) ont été – et espèrent être de nouveau – aux commandes.
    Entendons nous bien, il n’est pas question ici de privilégier une couleur politicienne ou une autre, puisque, avec la même constance, ce que les uns  font aujourd'hui, les autres le feront, au premier changement...
    C'est plus que dramatique, c’est pitoyable .

    _____________________

     (*) Centre National de ressources Textuelles et Lexicales, portail lexical du CNRS,
    (**) le suffixe iste indique un métier...

    images:reflets.info ; crioux.wordpress.comwww.lesenquetesducontribuable.fr


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