• Bientôt, voire incessamment sous peu, quand un douanier, un  policier, un  gendarme, un garde civil ou un  carabinier consultera les documents afférents à l'identité de quelqu'un, il  ne pourra plus savoir si il a en face de lui  un quidam ou une quidane .
    ( Notez bien que, prudemment, je n'utilise pas la formule avoir affaire à, qui pourrait, compte tenu des interprétations aussi diverses que douteuses du mot affaire, me procurer quelques complications...)
    évolution sexo -administrativo-europeano-saugrenueOr donc, en effet, la ministre de l'Education et de la Culture des Pays Bas a décidé, avec une logique pour le moins ministérielle, que la mention du sexe ne figurera plus sur les cartes d'identité, mais sera obligatoire sur les passeports.
    Un peu comme nous autres qui avons sans barguigner accepté de ne plus mentionner le joli mot de "Mademoiselle" et nos voisins teutons qui ont également supprimé le sexe . Enfin, la mention du sexe sur les cartes d'identité.
    Et la Ministre Batave est soutenue par des organisations de défense des minorités sexuelles, qui précisent, avec un à-propos indiscutable ""Et c'est une bonne nouvelle pour quiconque pense que ce que cachent vos sous-vêtements ne concerne ni le gouvernement, ni les autorités".
    A croire que les agents des diverses forces publiques auraient d'étranges préoccupations identificatrices.
    Ce qui ouvre de jouissives perspectives aux recruteurs des divers services de police.
    Ces pour le moins indispensables suppressions auront néanmoins l'indiscutable avantage, pour les citoyens hollandais d'être, tout au moins sur le plan identitaire, sexués à l'extérieur de leurs frontières et asexués à l'intérieur ( des frontières, évidemment).
    Il est vrai, que finalement, la Ministre de l'Education et de la Culture a tout de même un peu raison. En effet, pour un gosier non néerlandais, prononcer vrouwelijk pour une dame ou mannetj pour un homme n'est pas de la première évidence.
    Peut-être qu'un jour un autre ministre de quelque chose décidera de supprimer le nom,ou la photo, ou la date de naissance ou... la carte d'identité...
    Veinards que nous sommes, nous avons l'ineffable chance de vivre des temps culturellement évolutionnaires.
    Une sorte de révolution sans en avoir l'R....

    ___________________

     image : 20min.ch

     


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  • Je ne suis pas corse. Même pas îlien . Bien sûr, j'habite sur une île, mais cet état de fait ne me donneje ne connais pas la Corse aucun droit à l'îlianité,   puisque je n'y suis pas né. On ne  choisit pas son lieu de naissance, et je suis, tout compte fait, assez content du mien..
    Depuis l'école primaire, j'ai entendu parler de la Corse, et surtout de l'un  des plus connus de  ses  habitants, qui,  né le jour de l'Assomption,  a fait  de l'ombre à toute la planète. Cette fête, célébrant l'élévation  miraculeuse et la présence corporelle de la Sainte Mère du Christ dans les Cieux, a  lieu  le 15 août.
    Elle est , m'a -t- on dit,  extrêmement importante en Corse , pour la Vierge, bien  sûr, mais je soupçonne les corses de fêter aussi ce jour là  la naissance du fils de Charles Marie Buonaparte , bien que le célèbre Pasquale Paoli, autre héros vénéré du Cap Corse à Bonifacio et de Cargèse à Aléria, ne semble pas avoir particulièrement porté dans son cœur le consul Bonaparte.

    Foin  de contradictions historiques ! Les corses d'aujourd'hui paraissent, vus  de je ne connais pas la Corsel'extérieur, et à travers les miroirs parfois déformants que sont les médias,  plus intéressés par leur maintien ou leur départ du giron  de la République . Mais laissons aux " politiques " le démêlage de cet épineux problème.
    Allez savoir pourquoi, je ne suis jamais  allé en  Corse.
    Pourtant, tous les propos que j'ai eu l'occasion d'entendre, les livres que j'ai pu lire,les publicités dont j'ai pu avoir connaissance sont légion, et tous, ou presque, sont dithyrambiques et intarissables sur cette  île qu'on  dit de beauté, ses falaises, ses plages, ses vieux villages intacts, hélas désertés, son magnifique ciel d'un   bleu unique,  ses fromages, son maquis et  ses  chants polyphoniques, pour ne citerje ne connais pas la Corse que  quelques unes des merveilles  annoncées.

    Quand j' écoute un corse parler de son île, je  vois ses yeux s'animer,   et parfois s'embuer d'une  émotion qu' il semble ne pouvoir,  ou ne vouloir, exposer, comme  par  pudeur,  comme s'il ne voulait pas dévoiler l'intime de son  pays, et que son  propos ne pouvait être  compris que par ses pairs , par des initiés, en quelque sorte.
    Mais  le plus spectaculaire est  de  voir, et d'écouter,  sans intervenir surtout, deux corses,  surtout  vivant loin de leur pays, parler de leurs villages, aux noms  le plus souvent incompréhensibles,  en tout  cas quand ils les prononcent en avalant les dernières syllabes.
    Ils se parlent de leurs maquis insondables,  qu'il faut avoir sillonnés, enfant, en  gardant les chèvres,  pour  ne  pas s'y perdre. De villages écrasés de  soleil perchés sur des massifs rocheux, au milieu de nulle part,  de maisons fraîches bordant des  ruelles  étroites, de vieillards assis, sereins,  le dos au soleil en  hiver, et sur  les bancs ombragés  d'une  placette en été,  de vieilles femmes en  noir sorties tout droit de" Matéo Falcone " , et,  comme en ponctuation,  de sombres histoires de vendetta, de bandits  d'honneur, ou  de contrebandiers.

    Ils  s'animent, s'enflamment , finissent presque toujours par se trouver un   parent  commun,  et la je ne connais pas la Corseconversation  se termine par un   silence recueilli, rempli de  nostalgie, et surtout, de leur immense fierté d'appartenir à une terre privilégiée, à une communauté unique, et intimement unie , malgré la diaspora.
    Et parfois, en  apothéose, " l'Ajaccienne " lance à tous les  échos le nom universellement  connu de " l'enfant prodigue de la  gloire "…
    Je ne  connais pas la   Corse, et je  commence à me dire que c'est dommage !

    images : ffr.wikipedia.com m3c.univ-corse.fr ; corse-sauvage.com ;  daily.motion.com


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  • Aujourd'hui, les mânes des cathares , des faydits et des Parfaits, ses victimes, se souviennent de la fin de leur bourreau, Simon IV de MONTFORT, dont une pierre lancée par une femme du haut des remparts éclata la tête le 25 juin 1218, au siège de Toulouse.
    Ce chef de guerre avait (ou plutôt aurait dû avoir) sur la conscience les innombrables bûchers humains qu'il avait commis lors de la croisade dite des Albigeois contre l'hérésie cathare, et surtout destinées à voler les terres des Comtes de Toulouse, Carcassonne, Narbonne, Béziers, etc bien plus grandes et riches que celles des rois de France Philippe Auguste Louis VIII dit le lion et Louis IX dit Saint Louis.
    Auparavant, MONTFORT, entre autres exactions, avait du 15 juin eu 12 juillet 1210, assiégé et vaincu Minerve, par la soif, n'ayant pu la vaincre par les armes.
    Cet événement m'avait inspiré il y a une vingtaine d'année.
    Ce texte a déjà été publié sur ce blog le 16 juillet 2014 sous le titre "Minerve", mais, en nos temps de contestations historiques, il m'a semblé intéressant de revenir sur ces événements …............

    Minerve 

    Depuis trente-cinq jours,
    Montfort campait autour

    avec son ost et ses soudards.
    Ce matin là, un soleil de foi se levait
    sur Minerve la Cathare.
    C'était l'aube mais déjà, la chaleur de juillet
    trouait le corps des hommes de ses feux,
    et sortir de l'ombre crevait les yeux.
    Devant sa baliste, un homme du Nord,
    près de son tas de pierres
    regardait tristement les corps
    de ceux d'en face se déchirer
    sur les terribles roncières
    quand du puits ils s'approchaient
    pour tenter de cueillir les quelques pauvres gouttes
    qu'ils perdraient en remontant sous la voûte.
    deux hommes mouraient pour chaque seau,
    la vie était moins chère que l'eau,
    femmes, enfants, vieillards, guerriers,
    la soif tuait autant que les pierriers.
    Au fond de la Cesse , là-bas, entassant
    chênes et oliviers énormes,
    les soudards riaient, impatients
    de voir brûler les hérétiques
    voués au feu par Dominique,
    le castillan fou du Dieu de Rome.
    Le vicomte Guillaume, faydit et fier,
    riche de faim et de poussière,
    ravalant sa honte et sa rage,
    rassembla les fiers sergents
    et les Parfaits si sages,
    et les cent quarante croyants,
    haves, décharnés, mais toujours vivants
    reçurent le consolament.
    Puis, ensemble, d'un seul élan,
    plutôt que d'abjurer, se jetèrent
    dans les flammes en chantant .
    Devant sa baliste, près de son tas de pierre,
    l'Homme du Nord se signa en pleurant,
    tandis que Montfort, impassible,
    croyant encore son salut possible ,
    goûtait le spectacle avec ivresse.
    Mais devant Toulouse, au Ramier,
    une pierre vengeresse,
    patiente, l'attendait.

     


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  • Cette 2020ème année de l'ère du Fils de l'Homme mérite peut-être cette qualification, si on se réfère aux exploits "covidiens".
    Mais elle le mérite amplement lorsqu'on pense aux déchaînements de haines, d'égoïsmes, de bassesses, et surtout de bêtises qui déferlent sur notre pauvre monde.
    Les médias qui font preuve de leur masochisme, voire de leur sadisme, en répétant, rabâchant avec ce qu'on pourrait nommer de la délectation, le nombre de morts de la pandémie, en établissant une sorte de classement plus ou moins objectif des pays plus ou moins prêts, coupables ou incompétents qui l'ont subie.
    Une sorte de livre Guiness des records morbides.
    Les gens lambda, qui, au début de la catastrophe sanitaire invitaient les soignants à s'en aller, par crainte d'être atteints, puis les applaudissant sans la moindre vergogne quand ils ont enfin compris que lesdits soignants se dévouaient pour eux.
    Les lecteurs et auditeurs de ces médias qui ne sont intéressés que par le glauque, le scandaleux, l'horrible.
    Les politicaillons de tout poil qui ont les solutions à tout, quand ils sont en opposition, et n'en ont plus la moindre quand il accèdent au pouvoir.
    Les racistes de toutes couleurs, qui se croient d'essence supérieure, les mauvais policiers, qui ne respectent pas plus leurs fonctions que les gens, les casseurs imbéciles qui voudraient se faire passer pour des manifestants pacifiques.
    Les innombrables anonymes aussi virulents que teigneux sur ce qu'on nomme des réseaux sociaux et ne sont, souvent, que des exutoires bilieux et mesquins.
    Mais tous ces éléments pernicieux ont en face d'eux les millions de braves gens victimes de toutes ces violations de la plus élémentaire notion du respect dû à l'Autre.
    Les vrais flics qui assument avec conscience leur devoir, sans parfois, le soutien de leurs hiérarchies, plus préoccupées de leur propres carrières.
    Les citoyens du monde conscients et tous les hommes de bonne volonté.
    Le combat sera rude, long et souvent incertain, mais, inexorablement, le bons sens l'emportera.
    C'est sûr, puisque, c'est bien connu, l'Espoir est le pilier du Monde...

     


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  • Aujourd'hui, c'est ma fête, et, surtout, celle de tous ces hommes, jeunes ou vieux qui, grâce à Celles que nous avons fêtées il y a quelques jours, sont Pères maintenant .
    Et je voudrais vous donner le plaisir de lire ce qu'un garçon de 15 ans a écrit, il y a quelques temps, en l'honneur de son Père , dans le cadre de la semaine "handicapable ", organisée par la commune du Mont Dore, où j'ai la chance de résider.

    A mon père aveugle je dédie ce slam

    Je veux parler de mon père
    Cet homme extraordinaire !
    Même handicapé il ne reste pas à terre.
    Privé de ses yeux, il reste admirable
    Un symbole, un être Handicapable !
    Même sans ses yeux il reste humain
    Il se sert beaucoup de ses mains
    Il ne connait pas le repos
    Parfois même il bouge trop,
    Et moi je le regarde
    Quand il se croit seul
    Quand il baisse la garde
    Oui mon père est aveugle !
    Au monde je le beugle !
    Comme un chef harmonieux
    Il gère la cuisine,
    Découpe les aliments
    Avec un grand talent
    Il n’éprouve aucune peur
    Aveugle, travaille avec bonheur.
    Il se lève à trois heures chaque matin
    Se prive de ses rêves pour faire le pain.
    Il se plaint parfois de douleurs
    Du dur labeur
    Et comme chacun , oui c’est net !
    Il va en boîte et fait la fête.
    Il bricole
    Et Il est drôle.
    Il joue un rôle ,
    Son rôle de père !!
    Et il gère.
    Il a su franchir le cap
    Du handicap
    Vous aussi faites comme lui
    Brisez ces chaînes qui vous lient !
    Si vous êtes handicapé,
    C’est sûr vous n’êtes pas parfait
    Mais vous êtes HANDICAPABLE

     

    Auteur : N.Rénan 305


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  • Quand les dieux ont décidé d'envoyer un minuscule virus , pour aider la nature et faire prendre conscience aux humains qu'il était temps pour eux de commencer à essayer d'être plus malins, on a cru entrevoir l'éventualité d'un changement, voire, pour les plus optimistes, d'une évolution.
    Et les superlatifs ont fleuri, pour qualifier cet avenir meilleur tant espéré. Les grands mots qui devraient qualifier notre humanité ont inondé les esprits.
    Et puis la pandémie a commencé à décroître, sans s'arrêter tout à fait.
    Et, proportionnellement, les discutailleries électorales, les espérances d'accès aux ors des élysées, les petites, toutes petites, personnalités ont relevé la tête, et ont accusé, vilipendé, trahi, menti, histoire d'essayer de garder leur statut .
    Et , les élections approchant, les opposants et les tenants de tous poils ( ou de tout poil, c'est selon ..) ont ressorti les slogans, anathèmes et autres joyeusetés habituelles.
    Il est peut être l'heure de se souvenir des propos de l'Ecclésiaste(1) :

    """ Vanité des vanités, vanité des vanités, tout est vanité.
    Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

    Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours.
    Le soleil se lève, le soleil se couche ; il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau.
    Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord ; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits.
    Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie ; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.
    Toutes choses sont en travail au-delà de ce qu’on peut dire ; l’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre.
    Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés. """
    _________________________

    (1) Livre de l'Ecclésiaste (Qohéleth) ch. 1, v.2-10.)

     

     


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  • Un policier de Minneapolis a tué un homme.
    Le policier est blanc, la victime était noire.
    C'est terrible!
    Et le Monde s'en émeut, avec raison!
    Tout comme s'il s'agissait d'un policier noir tuant un homme blanc. 
    Il est inadmissible qu'un policier, qu'il soit blanc, noir, jaune voire vert se croie investi du droit de vie et de mort sur qui que de soit.
    C'est l'évidence même.
    Il est tout aussi inadmissible que des citoyens lambda de toutes les couleurs soient persuadés que tous les policiers , qui sont, eux aussi, de toutes les couleurs, sont des assassins en puissance.
    Les policiers sont là pour faire respecter les lois.
    Ils ont, pour atteindre ce but, à leur disposition des armes, dont l'usage est strictement réglementé.
    Ils ne sont que des hommes, et, comme tels, ils sont susceptibles de commettre des erreurs .
    Lorsqu'ils dévient de leur devoir, en abusant, par exemple, de la force qui leur est confiée, ils doivent être sanctionnés, avec la circonstance aggravante constituée par leurs fonctions.
    Il y a des cons parmi les policiers, dans la même proportions que parmi les manifestants, puisque l'imbécillité et l'état d'esprit, hélas, le mieux partagé dans notre monde.
    Et, comme notre "humanité " se réjouit bien plus des horreurs que des beaux gestes, donc achète plus de journaux, il est évident que, parmi ceux qui sont chargés d'informer les masses, certains ont  la photo et le compte rendu sanglant, et bien sûr choquant, bien plus facile .
    Ce qu'ils nomment bêtement, et abusivement, la liberté de la presse. Chacun voit midi à l'aune de sa moralité ...ou de son porte monnaie.
    Dire et redire qu'il n'existe aucune supériorité de qui que ce soit sur qui que ce soit est une banalité.
    Il est évident que des racistes font partie des forces de police , et il faut les en faire sortir. Il est tout aussi évident que parmi les citoyens lambda, il y en a aussi, et il faut aussi qu'ils disparaissent.
    En somme, le monde idéal serait constitué de gens au bon esprit, honnêtes, tolérants, aimables et tout et tout.
    Ce fut, c'est, et sera toujours une utopie, tout aussi évidemment...
    Je suis aujourd'hui   un vieux citoyen lambda, et j'ai fait une carrière dans les forces de  l'ordre. Au début,  et tout au long de cette carrière, on m'a inculqué les principes dont je vous ai parlé ci-dessus et, quand j'ai eu a former  des jeunes recrues, j'ai évidemment, comme tous les instructeurs, répandu ces mêmes idées. 
    Je crois avoir fait mon travail. N'en déplaise  aux anonymes des réseaux "sociaux"


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  • En américanie, des policiers blancs sont accusés d'avoir tué un homme noir, et sont emprisonnés, ce qui est , vous en conviendrez, la moindre des choses .
    Un peu partout, cette affaire déclenche des manifestations de soutien, et, là aussi, c'est la moindre des choses. Néanmoins, et idéologie aussi suprématiste que saugrenue en plus, il est, en France,  des individus qui, plus ou moins adroitement,  en se référant à des théoriciens raciaux, ou plutôt à des élucubrations racistes,  en tripotant plus ou moins les chiffres, et grâce à leur logique farfelue de nazillons attardés,  tentent de démontrer que les blancs sont des victimes, et les noirs des tueurs.
    D'aucuns insinuent même sans la moindre vergogne que ces tendances sont génétiques.
    A mon avis, nous autres humains, d'où que nous venions , de quelque couleur que nous soyons, quelles que soient nos cultures, notre éducation ou nos conditions de vie, nous avons, tous, une part de bonté, une part de sauvagerie, une part de lumière et une part d'imbécillité, et toute une tripotée de parts de sentiments, d'instincts, en somme de bon et de mauvais.
    Un simple regard sur l'histoire de l'humanité suffit à démontrer cette... génétique.
    La situation sanitaire que notre monde traverse , quelques qu'en soient les origines, est pandémique, c'est à dire qu'elle est partout, que tous, sans distinction de couleur, sommes susceptibles d'être atteints, et d'en mourir.
    Le racisme, anti noir, anti blanc, anti jaune, anti l'Autre est irrémédiablement imbécile. Et les racistes aussi, évidemment.
    Tous, nous en avons été un jour ou l'autre , victime, que ce soit pour une couleur de peau, de cheveux, pour un poids, une taille, une démarche, un accent, un lieu de naissance ou une situation sociale, voire n'importe quelle différence, physique ou mentale.
    Personne n'est supérieur à personne, et les hiérarchies, si elles sont nécessaires au bon fonctionnement du monde ne sont pas des raisons d'inégalités raciales.
    La prétendue suprématie des uns sur les autres est seulement la démonstration du vide sidéral qui, paradoxalement, remplit leur cerveau .
    _________________

    images :france.culturee. lasserpes.blogs.sudouest.fr., humour.images


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  •  

    pessoptimisme et optipessimismeLe nombre d'individus tout à fait lambda, voire quelconques qui, grâce à
    (ou à cause de, c'est selon...) de n'importe quel événement, accident, pandémie ou élection deviennent experts est exponentiel.
    Quelques uns sont polyvalents et nous livrent leurs "expertises" sans la moindre vergogne, dans tous les domaines.
    Et la complaisance des médias, qui les accueillent, les choient même, fait le régal des gens qui les écoutent ou les lisent.
    Grâce à ces prophètes modernes, ces assemblées de rumoristes (1) que sont les réseaux qu'on dit sociauxpessoptimisme et optipessimisme peuvent à loisir dire et diffuser tout et surtout n'importe quoi.
    Et nous tous ou presque attendons ses propos avec parfois impatience, souvent inquiétude et presque toujours avec un mélange de plaisir malsain aussi indistinct que jouissif.
    Dans la foulée, des sondages sont effectués, et sont d'autant plus diffusés qu'ils sont défavorables au gouvernement, quel qu'il soit.
    Bien sûr on trouve, de ci, de là un ou deux véritables aristarques(2), dont les propos contredisent ceux des experts occasionnels et autodéclarés.
    Ils sont peu nombreux, donc peu crus. Et tout ça fait la sacro sainte opinion publique, voix du peuple un tantinet fabriquée par ces fameux réseaux .
    Quand on parle de voix du peuple, on aurait tendance à y mettre des majuscules, tant les idéaux révolutionnaires ont de résonances.
    Hélas, les temps de paroles que nous vivons sont souvent temps de verbiages.

    __________________

    (1) personne ou une agence chargée de lancer et d'alimenter différentes rumeurs à des fins publicitaires.

    (2) Censeur, critique éclairé, mais sévère.


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  • que faut-il être pour être heureux ?Mon amie Thaïe m' a dit de conte de son pays, plein d'une belle philosophie.que faut-il être pour être heureux ?
    Il y avait une fois une grenouille qui vivait près d'un monastère.
    Elle regardait les moines vaquer à leurs tâches quotidiennes, études et autres méditations, sans oublier d'aller chaque matin mendier leur nourriture au village. La grenouille se disait que c'était là une belle vie, pas besoin de travailler ni de cultiver le riz, aucune inquiétude pour le pain quotidien, et elle se prenait à rêver de pouvoir être moine.

    Un jour, elle vit les poulets auxquels les moines distribuaient les restes de riz. Finalement, cette vie-là était encore mieux : les volailles étaient nourries sans même avoir la peine de quelques heures d'études journalières.
    La grenouille se serait bien vue poulet, jusqu'au lendemain où elle vit un chien chasser la volaille en aboyant, et elle se mit à espérer pouvoir être un chien.

    Un autre jour, un farang (un occidental) vint au monastère. Il jeta une pierre vers le chien qui s'enfuit à toutes jambes. La grenouille admira soudain la vie de farang : des gens riches, avec une bonne vie.
    Mais elle vit alors le farang s'enfuir devant un nuage de mouches tourbillonnant autour d'un tas d'ordures. Si le farang avait peur des mouches, se dit la grenouille, alors il valait mieux être une mouche. Après tout, voilà un animal dont tout le monde avait peur et qui volait très vite.que faut-il être pour être heureux ?

    La grenouille se perdait dans toutes ces réflexions lorsque soudain, par réflexe, elle happa avec sa langue une mouche qui passait. En fin de compte, pensa-t-elle en se régalant, elle était aussi bien dans sa peau de grenouille !
    Et c'est à cet instant qu'un serviteur du temple la tua d'un coup de bâton et l'emmena chez lui pour son dîner.

    images :alamyimages.frpinterest.fr
     


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