• Ces derniers jours, deux quidams tout ce qu'il y a de plus lambda sont allés faire un safari photos dans une réserve naturelle du Bénin, située dans une région qui, sans être particulièrement interdite d'accès, est quand même fortement déconseillée aux touristes, en raison de la présence de bandes d'allumés tout aussi voleurs et pirates que terroristes.
    Ces deux bougres ont été rapidement enchristés par des sortes de djihadistes, qui, sans moindre vergogne, ont abattu leur guide, qui constituait à leurs yeux une marchandise insuffisamment rentable, avant de courageusement prendre la fuite au Burkina Faso voisin.
    Fort heureusement pour ces vadrouilleurs photographiques, la République entretient une armée dont l'une des missions est la protection et la récupération des inconscients qui vont se fourrer dans les situations dangereuses.
    Et bien entendu, forts de cette assurance, et se disant finalement que les troufions sont la pour ça, ils partent nez au vent.
    Heureusement, tous les sots ne finissent pas en otages, mais cette conclusion de balade est quand même assez fréquente. Et l'aventure de nos quidams s'est conclue quelques jours après leur départ, par la mort de deux commandos marine, fils, maris et pères mais avant tout soldats partis sans hésitation à leur recherche, qui ont été abattus lors de la mission de récupération lancée à leur rescousse.
    Donc en faisant simplement leur devoir, sans se poser la moindre question relative à l'équilibre mental de ceux pour qui ils mettaient leur vie en jeu. Et la République, qui assiste tous ses ressortissants, mêmes les moins doués en réflexion  a engagé ses troupes et d'énormes frais pour rapatrier ces olibrius.
    Bien sûr c'est sont rôle.
    Même le Président de la République les a accueillis.  Toutefois, les voies du Seigneur sont impénétrables, , comme disait la catéchiste qui a essayé de m'éduquer, et l'opération a permis de sauver également deux jeunes femmes également détenues par les preneurs d'otages.
    Bien sûr, les deux morts seront honorés. Il serait peut-être bon de faire venir manu militari  les deux zigotos à la cérémonie, afin qu'ils aient une notion des conséquences de leurs caprices, si toutefois ils sont suffisamment éveillés intellectuellement pour comprendre.
    En outre, il pourrait être utile, à titre d'exemple, de les faire participer aux frais engagés pour eux. Cela permettrait peut-être aussi à ceux qui envisageraient de suivre leur exemple de réfléchir avant de partir . Mais.........

    tourisme saugrenu et meurtrier


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  • Une chambre carrée, un plafond de lambris aux larges  poutres brunes apparentes, aux murs blanchis à la chaux éclairant le sol de tomettes rouges, des babouches éculées  qui furent de cuir rouge de Cordoue bien rangées au pied d’un  lit de chêne noir avec sa couverture dont les plis jaunes concurrencent le  soleil, une armoire en bois sombre avec des anges sculptés sur ses portes entrouvertes, une ampoule nue au bout d’un fil qui éclaire, le soir, d’une lumière jaune une grande table aux énormes pieds tournés encombrée de bouquins, et joue aux ombres chinoises au moindre courant d’air en donnant des allures de Goya à une affiche montrant un torero et sa muleta rouge sang, tandis que, sur une étagère, un réveil en étain à qui il manque une patte, surmonté de sa cloche de bronze, attend qu’on veuille bien le remonter , une chaise de bois peinte du même jaune que  la couverture, un broc de faïence orné d’un  héron bleu sagement assis dans sa cuvette émaillée, sous un miroir posé de guingois près d’une fenêtre grande ouverte sur un jardin en folie, où les plantes poussent dans un joyeux désordre, des fleurs flamboyantes, des buissons décontractés s’appuyant à des arbres débonnaires, des pommiers, des cerisiers, et d’autres dont on ne connaît pas le nom, mais qui sont si beaux dans le soleil d’été, un sentier de sable ocré serpentant entre eux accompagne le visiteur depuis un portail toujours ouvert dans un vieux mur de pierres sèches en partie couvert de lierre portant à son  sommet d’énormes jardinières en terre cuite remplies de fleurs qui sourient aux passants,comme une invitation à entrer.

    C’est la plus longue phrase que j’aie jamais écrite. On peut ne pas aimer, et on apprend aux enfants a faire des phrases courtes, ce qui facilite la lecture...
    Mais  elle a un avantage : elle permet de travailler son souffle  en la lisant ….
    Et on a bien besoin de ce souffle, en nos temps de saugrenuteries forcenées et d'insensées recherches frénétiques de pouvoir ...

    (1) déjà publié ici en 2009....c'est ça, le souffle...........


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  • créationCet article est la traduction d'un texte édité par Literatura Mondo, à Budapest en 1935 .
    Son auteur, Izrael   Lejzerowicz ,qui devint espérantiste en 1912, est connucréation pour avoir, en 1935, écrit "la Verda Biblio ( la Bible Verte ), qui relate avec un bel humour la création de l'Espéranto, en parodiant la Genèse de la Bible . Il mourut à Treblinka en 1944, victime comme des millions d'autres de l'obscurantisme..
    Au commencement, le Mystère sans Corps créa le Volapuk . Et le Volapuk était informe et chaotique, et les ténèbres étaient en lui. Et le Mystère sans corps dit : Que la lumière soit, et il créa l'Espéranto. Et l'Esprit vit que l'Espéranto était bon et l'Esprit sépara l'Espéranto du Volapuk.

    Et l'Esprit nomma l'Espéranto  Jour Eternel et nomma Nuit le Volapuk. Et ce fut le soir et ce fut le matin du premier jour
    Et l'Esprit dit : qu'un firmament soit sur la langue. Et l'Esprit créa ce firmament. Et Il nomma le firmament accent régulier. Et ce fut le soir et ce fut le matin du deuxième jour.
    Et l'Esprit dit : rassemblez les règles grammaticales en un lieu et que la terre ferme apparaisse et il en fut ainsi.
    Et l'Esprit nomma la terre ferme Fundamento.
    Et l'Esprit vit que cela était bon. Et l'Esprit dit le Fundamento fait grandir la verdure, qui fait naître la joie, l'ensemble des mots qui donnent selon leurs radicaux les semences contenues dans le Fundamento. Et il en fût ainsi. Et le Fundamento fit grandir la verdure, selon les spécialités langue verte, mouvement vert, ensemble de mots qui ont des radicaux, qui ont les semences en eux même, dans le Fundamento. Et l'Esprit vit que cela était bon. Et ce fut le soir et ce fut le matin du 3ème jour
    Et l'Esprit dit que la lumière soit dans le ciel, pour séparer l'Espéranto des ténèbres. Et la lumière fut pour éclairer sur la terre. Et il en fut ainsi. Et l'Esprit fit la grande lumière pour gérer le monde. Et l'Esprit la fit monter au firmament pour qu'elle éclaire le monde. Et l'Esprit nomma la lumière Etoile Verte. Et l'Esprit vit que cela était bon. Et ce fut le soir et ce fut le matin du quatrième jour
    Et l'Esprit dit :que les mots soient évolutifs, soient vivants pour rendre flexible la Langue. Et l'Esprit créa les affixes, qui firent apparaître les mots avec les suffixes et les préfixes selon leur spécialité. Et l'Esprit vit que cela était bon. Et l'Esprit les bénit en disant : croissez et multipliez, et remplissez le glossaire ( Et ainsi les affixes se multiplient jusqu'à aujourd'hui). Et ce fut le soir, et ce fut le matin du cinquième jour.
    Et l'Esprit dit : que les mots fassent apparaître les êtres vivants, les animaux, et les vers. Et l'Esprit créa les néologismes et tous les mots difficiles selon leur spécificité, pour l'éternel tourment des nouveaux espérantistes. Et l'Esprit dit : nous avons créé une affaire puissante, qui fera respecter notre force interne, et qui sera l'axe de la langue et régira sa grammaire. Et l'Esprit créa l'accusatif, dans la forme finale -N. Il le créa, et l'Esprit dit : croissez et multipliez et remplissez la langue verte et réglez sur lui toutes les règles suivantes de l'Espéranto. Il est pour vous chose sainte. Et ainsi fut fait. Et l'Esprit regarda ce qu'il avait créé et vit que cela était très bon. Et ce fut le soir et ce fut le matin du sixième jour
    Et le Fundamento fut terminé avec l'ensemble des radicaux qui lui appartenaient. Et l'Esprit termina le septième jour tout le travail qu'il avait réalisé. Et l'Esprit bénit le septième jour et le sanctifias, car en lui il se reposait en lisant la littérature originale qu'il avait créée.

     

     images du net


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  • l'âme de fond Ici, là, là-bas ou ailleurs, partout, des gens, des jeunes gens, des enfants se lèvent et crient leur besoin d'avenir, leur dégoût ,et surtout leur exigence de changement.
    Ce mouvement fut lancé par
     Greta Thunberg, qui osa, à Davos, s'adresser aux ploutocrates affirmés ou en puissance qui prétendent diriger la planète.
    Elle a osé leur dire, sans fard ni hésitation,
    que ."" Quelques individus, quelques entrepreneurs, quelques hommes de pouvoir savent quelles valeurs ils proposent pour gagner une inimaginable quantité d'argent"", et ""qu'à son avis, nombreux étaient , parmi les personnes présentes, ceux qui appartenaient à cette catégorie de personnes "".
    L’intervention
    de cette jeune fille a eu pour conséquence que , partout dans le monde, des jeunes gens, des l'âme de fondcollégiens, des lycéens, des enfants même se sont mobilisés et manifestent leur colère, leur honte même d'être nos descendants, puisque nous acceptons frileusement la situation apocalyptique de notre planète, et réclament des actions véritables en lieu et place des promesses et autres discours mièvres et artificieux à tendances électoralistes.
    Et nous, adultes, voire vieux, nous trouvons, devant cette aussi juvénile que courageuse et n
    écessaire réclamation, dans la situation du gamin pris avec le doigt dans le pot de confiture. Honteux comme des renards que des poules auraient pris.
    Et, même si il n'est
    pas aisé de l'admettre, nous sommes certains qu'ils ont raison.
    l'âme de fondEt nous commençons à prendre conscience qu'il nous est devenu impossible d'ignorer cette lame de fond qui est en instance de nous submerger.
    Il nous faudra donc agir, les manifestants n'ayant pas encore le droit de vote. Et nous aurons grand intérêt a agir intelligemment, car
    cette jeunesse, notre avenir, ne nous laissera pas la bride sur le cou.
    En Algérie, dans un autre ordre d'idées, bien que, finalement, le but soit le même, des millions de gens, jeunes, vieux, adultes ou vieillards s'indignent des élucubrations du malade qui fut leur président.
    Depuis des mois, entre Dunkerque et Menton, entre Bayonne et Schiltigheim, des gens du petit peuple s’agglutinent aux ronds-points, défilent et manifestent partout pour réclamer ce qui leur manque, c'est à dire presque tout, et finalement ne veulent que vivre presque aussi bien que ceux qu'ils nomment les nantis.
    Bien sûr quelques hurluberlus aussi crétins
    que décervelés en profitent pour amener la preuve de leur inanité. Dans le pauvre état de nos sociétés, ces exactions imbéciles sont hélas monnaie courante
    Malgré tout, ces manifestations, qu'on pourrait qualifier de spontanées sont signes des temps, et une réponse est impatiemment attendue, qui devra être à la hauteur, à faute de chaos .
    Que Janus, Dieu des commencements et des fins ferme cette ère d'inconscience et ouvre le monde à la félicité.
    Tiel estu, comme on dit en Espéranto..........

    images : youtube,rtbf.beici.frparismatch.com


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  • Ce vendredi 8 mars revient cette fameuse journée des droits de la femme. On promettra, on jurera même et demain, si quelques uns,  ayant compris l'enjeu, feront tout leur possible pour tenir les promesses, combien de rustres, imbéciles et autres ( il y a 51 synonymes...) voire intégristes continueront à se croire d'essence supérieure.
    Néanmoins, d'une année sur l'autre, on commence à remarquer quelques frémissements, et on peut espérer entrevoir bientôt le début d'une amélioration.
    Il y a encore du boulot, et il n'est pas question de relâcher  la pression sur ceux qui n'ont pas encore compris que la

     

     

    Femme
    Femme qui pleure,
    Femme bonheur,
    Femme conquise
    Femme exquise
    Femme perdue,
    Femme éprise,
    Femme battue,
    Femme trompée,
    Femme tronquée,
    Femme de peine,
    Mais femme Reine,
    Femme qui rit,
    Femme paradis
    Femme d'enfer
    Femme de fer,
    Femme de foi
    Femme de droit.
    Femme furtive,
    Mais Femme définitive,
    Femme force et faiblesse
    Femme tendresse,
    Femme,
    mes espoirs et mes alarmes
    Femme,  
    ma douleur, mon rire, mon cœur,

    Ma Femme, ma Mère, ma Fille, mes Sœurs
    Femme de toutes les couleurs,

    Mais Femme sans peur
    Mais Femme originelle
      Mais Femme éternelle.  


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  • C'était l'heure bleue . Tout était bleu, le ciel, la mer , et les troncs des niaoulis parsemaient la brousse de taches claires parmi les arbres du bosquet.
    Là-bas, de l'autre côté de la baie, par dessus l'eau bleu sombre que le reflet de la lune barrait d'un chemin de lumière, les lumières de la ville faisaient penser aux hublots éclairés d'un énorme paquebot plein de rêves bleus.
    Assise sur une souche , scrutant la profondeur du ciel bleu sombre, un bas-bleu cherchait l'inspiration.
    Morbleu pensait-elle, il faudra bien pourtant que mon encre bleue dessine une aventure sur mon cahier !
    En effet, malgré tous ses efforts, elle ne parvenait pas à aligner deux mots, fussent-il des mots bleus. Elle n'y voyait que du bleu. La chanson de Brassens, La Ronde des Jurons lui trottait dans la tête, et elle fredonnait :

    Tous les morbleus, tous les ventrebleus, 
    Les sacrebleus et les cornegidouilles, 
    Ainsi, parbleu, que les jarnibleus 
    Et les palsambleus, 
    Tous les cristis, les ventres saint-gris, 
    Les par ma barbe et les noms d'une pipe, 
    Ainsi, pardi, que les sapristis 
    Et les sacristis, 
    Sans oublier les jarnicotons, 
    Les scrogneugneus et les bigre' et les bougre', 
    Les saperlott's, les cré nom de nom, 
    Les peste, et pouah, diantre, fichtre et foutre, 
    Tous les Bon Dieu, 
    Tous les 
    Tonnerr' de Brest et saperlipopette, 

    Ainsi, pardieu, que les jarnidieux 
    Et les pasquedieux.

    Et soudain lui vint la lumière, elle bondit, enthousiaste, hors de sa souche , et se précipita sur son sac, pour en sortir son cahier et son crayon bleus , mais se prit les pieds dans une racine , s'étala , et quand elle se releva, elle avait le corps couvert de ...bleus.
    Épuisée se tenant les reins, elle s'en alla boitillant cahin-cahin car elle ne se souvenait plus de la fin de la formule, et en grommelant palsambleu de morbleu de nom de bleu de ventrebleu , jarnibleu  de vertubleu !

    Je n'écrirai plus !
    C'est ainsi qu'une carrière de génie littéraire se termina alors que le ciel commençait à bleuir.

     


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  • bleuseriesMon Père, que, plagiant l'ineffable copain de Juliette Drouet, j'ai tendance a définir comme ce héros au sourire si doux, a vu le jour vers la fin de l'avant dernier siècle, juste au dessous de ce que M. Ferry nommait la ligne bleue des Vosges.
    Et, en raison du fait que cette fameuse ligne délimitait la conséquence de la déculottée de 1870, il a vécu ce que quelques inconscients ont nommé la Der des Der.
    Oh! Il ne fut pas le poilu de 15 ans qui fit pleurer dans les chaumières. Plus prosaïquement, il bénéficia d'un hébergement gratuit, comme tous les jeunots de son canton.
    En effet, les germains, qui, malgré les rodomontades du Kronprinz redoutaient les armées de chez nous, embastillaient la jeunesse, ce qui évitait aux teutons le risque de voir grossir les troupes gauloises.
    C'est ainsi que mon héros passa en vase clos les quatre années de la première tuerie mondiale.
    En 1919, dès son retour à la maison, il fut appelé au service de la Patrie, car il était alors évident qu'à peine un lustre de détention sans raison ne pouvait suffire pour être dispensé du service militaire .
    Quel rapport, me direz vous, avec le thème de notre affaire ?
    Patience, j'y viens.
    Il fut incorporé au 20ème Bataillon de chasseurs à pied, dont l'uniforme était... bleu. Nouveau venu dansbleuseries ce bataillon de bleu vêtu, il devint illico et de facto un bleu.
    En effet cette couleur était celle des jeunes recrues des armées républicaines aux joyeux temps révolutionnaires, les royalistes étant tout de blanc équipés.
    C'est ainsi qu'avec toute la logique de toutes les armées, le nouveau est devenu et resté un bleu. Quelle que soit la couleur de son uniforme. Sérieux et appliqué, mon modèle obtint, tenez -vous bien, ses galons de caporal, qui étaient... bleu jonquille, car prononcer le nom de la couleur du safran était rigoureusement interdit dans ce bataillon.
    Ces circonstances colorées auraient-elles eu une influence profonde sur la nature de l'auteur de mes jours, au point de bleuir son avenir? Il faut croire, car il réussit l'exploit de générer sept enfants, tous équipés de chacun deux yeux bleus .
    Ce dont ma sœur aînée convenait aisément, précisant sans vergogne et avec une certaine fierté - et même une fierté certaine - de magnifiques yeux bleus Je ne puis que souscrire à cette description fraternelle, évidemment.
    La fortune souriant aux audacieux mais pas aux prolétaires, une fois le BEPC obtenu, il a fallu travailler, car chez nous, les ortolans ne tombaient pas tout rôtis dans nos assiettes . Et j'ai joyeusement revêtu des ...bleus de travail
    Quand, à mon tour, je fus appelé "au service", je fus incorporé dans l'Armée de l'Air, et revêtu d'un superbe uniforme... bleu.
    De retour à la vie civile, comme les billets bleus ne tombaient pas en cascade, j'ai trouvé une situation qui, loin de conduire aux rives du Pactole, était un quand même un tantinet plus rémunératrice.
    Et je suis entré dans la maréchaussée, où j'ai porté la fameuse vareuse bleu gendarme, qui, bien entendu, en vertu de l'implacable logique militaire dont je vous ai parlé plus haut, était ( et est toujours )... noire.
    J'ai pu ainsi quelque peu me balader sur la planète bleue, après avoir écouté les cigales sous le ciel bleu de Provence.
    bleuseriesPour un lorrain, le bleu marin était encore en ces temps déjà lointains, un rêve peu accessible ....

    Aujourd'hui, si j'ai toujours les yeux bleus, je ne suis, sacrebleu, plus un bleu, et l'idée de parler d'avenir bleu a fait que je me suis rendu compte qu'en l'occurrence, c'était mon passé.
    Et pour clore, j'ai la chance de participer au Club Questions pour un Champion de Nouméa, dont les joyeuses rencontres se déroulent aux Cerisiers bleus...
    Ma Mère avait raison, je ne fais jamais rien comme les autres.
    Ventre saint gris ! Comme disait ce paillard de Vert Galant .

    images : la-fontaine-de-mots.overblog.com. métal-modeste.com; litterature audio.com


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  • Je suis, vous êtes, nous sommes .
    Quoi? Sots, ignares, imbéciles, incapables, etc ( il y a 51 synonymes ).
    Ne hurlez pas à l'injure!
    On nous le dit sans cesse! 
    Tous les jours, sur les ondes, dans les images, dans les journaux des gens- qui sont probablement, eux , intelligents- nous le disent, le répètent, le serinent !?
    Non ?
    Et ben si !
    Il ne se passe pas une journée sans qu'on nous dise, en titre :"ce qu'il faut penser de..., ce qu'il faut retenir de..., ce qu'il faut comprendre de..." et on nous détaille ce que , d'évidence, les bornes de nos capacités de compréhension n'ont pas permis à notre comprenotte d'assimiler de l'événement !
    Et tout béotiens que nous soyons,nous sommes bien obligés d'admettre que ceux-là qui nous "informent" sont bien plus malins que nous, puisque, mis à part quelques irréductibles, nous lisons avec avidité les explications généreusement fournies .
    A de nombreuses reprises, j'ai contacté les journaux qui mentionnent cette obligation, et qui de ce fait, me mettent en rage.
    Eh bien, croyez le ou pas, je n'ai jamais reçu l'ombre de la queue d'un mot de réponse !
    Je veux bien croire, et c'est la mansuétude que mes chers Parents m'ont enseignée qui m'y pousse, je veux bien croire, donc, que ceux qui écrivent dans le journal, qui causent dans le poste ou pérorent dans des conférence ont reçu une éducation suffisante pour exercer ces fonctions.
    Mais, à mon avis, personne ne leur a enseigné le respect du lecteur ou de l'auditeur, ni inculqué le petit brin de bon sens qui leur ferait comprendre qu'ils ne sont pas les seuls doués de suffisamment d'intelligence pour comprendre un article de presse.
    D'autant plus que lesdits articles sont plus souvent qu'à leur tour rédigés dans un charabia à l'orthographe plus qu'approximative.
    Ces approximations et ces amphigouris pourraient, si nous étions méchants, être susceptibles de nous faire croire que les impérieux auraient un impérial besoin de disons... se perfectionner.
    Mais nous savons, n'est-il pas, qu'erare humanum sed perseverare diabolicum !
    Alors, la lecture des oeuvres de M.Bescherelle pourrait vous être utile, messieurs les donneurs d'ordre.


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  • Avenir, sang bleu, apanage , noblesse, choucrouteJadis , comme naguère d'ailleurs, en Espagne, et comme partout ailleurs, les nobles jouissaient du droit de vivre à ne rien faire, enfin, plutôt, à ne pas travailler, ce mot horrible issu du sinistre trepallium, qui permettait d'allonger les gens qu'on trouvait un peu courts dans leurs velleités laborieuses, voire religieuses, car on ne rigolait pas avec le populo , en ces temps là.
    En Espagne, le soleil était généreux et donnait à la peau des gens du peuple, ceux qui, dans les champs, subvenaient aux besoins de la gent pâle, un teint plus ou moins foncé du plus mauvais effet dans la bonne société.
    Du fils de quelque chose plus connu sous le vocable de hidalgo, au grand d'Espagne (pas forcément par la taille, mais par la grâce de Charles V dit Charles Quint, roi des Espagnes) , on avait donc la peau blanche, sous laquelle se devinaient en bleuté les veines sanguines.
    D'où l'expression sangre azul, ce qu'en français on a traduit par sang bleu...
    Les nobles, qui ne se fatiguaient pas trop aux champs, avaient la peau claire et des chances, si ils échappaient aux guéguerres et autres conquistadoreries, de vivre plus longtemps que la populace.
    Grâce au ( ou à cause du...) sangre azul.
    C'est peut-être pour cela qu'on parle parfois d'avenir... en bleu.
    Depuis quelques temps, on parle aussi de vin bleu espagnol. Le vin étant le sang de la vigne, de là à ce que quelque évaporé ne fasse un rapprochement plus ou moins vaseux avec le sangre azul, il n'y a qu'un pas qu'évidemment je franchis allègrement!!!
    Du coup, si notre avenir est aussi en bleu, nous allons devenir Grands d'Espagne.
    Ou presque .
    Mais, car, évidemment, cette perspective est subordonnée à cette conjonction dubitative, la noblesse ne s'acquiert pas aussi facilement. D'autant plusqu'elle revêt autant de formes que l'imaginaire peut en créer.
    Néanmoins, mon Père, qui n'était pas un saint mais qui fut mon modèle, puisqu'il avait toujours raison, m'a dit que la seule vraie noblesse est celle du cœur.
    Sang bleu ou peau bronzée ne sont donc pas critères de grandeur.
    D'autant plus que l'expression sangre azul, fameux signe de noblesse espagnole et européenne, désignaitAvenir, sang bleu, apanage , noblesse, choucroute péjorativement, voire méprisamment, les métis dans les Amériques hispaniques du 19ème siècle.
    Alors...
    Notre avenir ne sera ni bleu, ni multicolore, il ne sera que ce que nous en ferons, et , à mon avis, que je partage avec mon Père ( qui avait, souvenez vous, toujours raison...), sa couleur sera le vert, qui, c'est bien connu, représente l'Espérance.

    image: youtube.com, pixers.fr

     


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  • Les langages des humains ont été - tout au moins peut-on le supposer- établis par les humains eux-mêmes pour pouvoir, peut-être un jour, réussir à s'entendre.
    Les notions d'égalité entre lesdits humains ont été discutées, débattues, rebattues, recommencées, perdues, reprises et à nouveau discutées, depuis les premiers grognements émis autour d'une carcasse de mammouth ou peut-être même, allez savoir, de diplodocus.
    C'est peut-être aussi au cours de ces casse-croûte qu'est intervenue la notion de hiérarchie, de style loi du plus fort ... J'avais écrit agapes, en pensant à une sorte de fraternité, mais l'étymologie grecque du mot (agapé = amour) m'a fait changer d'avis.
    En effet, si, inévitablement, l'amour a joué un rôle essentiel dans l'évolution du langage, les propos tenus en nos temps "civilisés" par les uns sur les
    unes, et les unes sur les autres ne sont pas parangons de ce pourtant indispensable sentiment.
    Les écritures qui ont succédé aux borborygmes des premiers humains se sont élaborées lentement, laborieusement, pour atteindre un niveau acceptable de clarté, et permettent à tous et chacun de se comprendre.
    Ou presque. 
    Car, au cours du lent cheminement qui l' a conduit à son ét
    at actuel, la langue française a surtout été forgée par des hommes, ce mot étant pris dans le sens de mâle, pas dans le sens d'humain. C'est en tous cas ce qu'affirment les féministes.
    La légalité de l'égalité n'est évidemment pas discutable.
    Égalitairement, antisexistement, inclusivement épicèneNéanmoins, et imbécillité en plus, nombreux sont ceux qui, parce qu'ils sont, en principe, physiquement plus fort, parce qu'ils sont équipés de témoins aux noms de monocotylédones (1), ou parce qu'ils l'ont arbitrairement décidé, qui, qui, qui ...nombreux donc sont ceux qui nient cette évidence. Et, forcément, les diverses écritures font immanquablement ressortir ces influences, dans des tournures plus ou moins saugrenues, comme cette supériorité du masculin sur le féminin dans les accords pluriels .
    Et, ce qui prouve que keums et meufs sont bien égaux, les féministes ont aussi trouvé des formules aussi tarabiscotées que coquecigruesques, avec ce ""point milieu" saugrenu. Il est vrai que cette lumineuse initiative est la production du HCEFH ( Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes !!..?) ce qui prouve indubitablement que n'importe qui peut émettre et pondre n'importe quoi sur n'importe quel sujet, dans n'importe quel but.
    Rassurez vous, Mesdames, ces élucubrations orthographiques n'auront pas d'effet sur nos relations, l'estime et l'admiration que nous, gens d'en bas mais quand même sensés vous portons.

    _________________________

    (1) Le mot orchidée a une étymologie étonnante : il vient du grec orchis qui veut dire testicules

    image : lorchidee.fr


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